ANGLE DOMINANT
Vilnius mesure la séquence à l'aune du baril : la promesse d'un dialogue Washington-Téhéran fait reculer le Brent sous les 100 dollars, davantage que la menace d'« anéantir » l'Iran prononcée à l'ONU.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Le Brent est retombé à 98,91 dollars et le WTI à 89,93 dollars le baril, sous le seuil symbolique des 100 dollars, après l'annonce de la rencontre américano-iranienne.
- 02
Trump a qualifié la rencontre de trois heures entre émissaires américains et iraniens de « très bonne » et « très productive », avec une nouvelle séance déjà prévue.
- 03
Trump a dit croire qu'un accord serait conclu juste après les élections de mi-mandat de novembre, où son parti risque de perdre le Congrès en partie à cause des prix élevés du carburant liés à la guerre.
ANALYSE
Vilnius, 23 septembre 2026. À la tribune des Nations unies, mardi, Donald Trump a dit devoir prendre une « grande décision » : conclure un accord permettant à l'Iran de se reconstruire, ou bien « anéantir la République islamique rapidement, sans jamais leur laisser la chance de tuer et de détruire à nouveau ». Quelques heures plus tard, le même jour, le président américain a changé de registre devant les journalistes, en marge d'une rencontre avec Volodymyr Zelensky : une réunion de trois heures entre représentants américains et iraniens à New York s'est révélée « très bonne » et « très productive », une nouvelle séance étant déjà prévue.
La presse économique lituanienne, qui a suivi la séquence de près, retient d'abord son effet sur les marchés. Le Brent est retombé à 98,91 dollars le baril et le WTI américain à 89,93 dollars, repassant sous le seuil symbolique des 100 dollars franchi à plusieurs reprises depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient. Près de sept mois après les frappes américano-israéliennes sur Téhéran à l'origine du conflit, l'Iran maintient le détroit d'Ormuz fermé, tandis que les États-Unis poursuivent leur blocus des ports iraniens. Le conflit au Yémen entre forces gouvernementales soutenues par Ryad et rebelles houthistes appuyés par Téhéran a gagné le royaume saoudien, restreignant les exportations d'énergie depuis la mer Rouge.
Stephen Innes, analyste chez Quintex Intel, cité par la presse lituanienne, juge que la rencontre « pousse le marché d'une tarification fondée uniquement sur le risque d'escalade vers un véritable processus diplomatique, même si un accord final paraît encore lointain ». Trump a promis que les prix du pétrole baisseraient « dès que » les États-Unis auront gagné la guerre.
Le président a répété croire qu'un accord avec Téhéran interviendrait juste après les midterms de novembre, où son parti risque de perdre le Congrès, en partie à cause du prix élevé des carburants provoqué par la guerre. « Je crois que nous parviendrons à un accord juste après les élections, parce qu'il ne serait pas logique pour eux de ne pas le faire », a-t-il déclaré, ajoutant : « Ils attendent de voir comment je m'en sortirai aux midterms. Ils ne comprennent pas que je ne suis pas sur le bulletin de vote. » Trump a aussi dit croire à un accord russo-ukrainien prochain. À Wall Street, les indices ont clôturé en ordre dispersé : le S&P 500 quasi stable à 7 764,76 points, le Dow Jones en repli de 0,36 % à 51 863,69 points.
SOURCES (2)
- Verslo ziniosMOYEN
- Kauno dienaMOYEN
