ANGLE DOMINANT
Quito retient de la tribune new-yorkaise moins la menace visant Téhéran que l'avertissement lancé à l'Amérique latine, une région dont l'Équateur fait partie et que Washington replace ouvertement dans son viseur militaire.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump a défendu l'offensive militaire américaine dans le monde et a averti qu'il emploierait la force militaire en Amérique latine si les États-Unis se sentaient menacés (Primicias)
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L'Assemblée générale de l'ONU réunit du 22 au 28 septembre 71 chefs d'État, 45 chefs de gouvernement et 11 vice-présidents, selon le porte-parole Stéphane Dujarric (El Universo)
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Après son discours, Trump a tenu un « encuentro informal » inédit avec la présidente vénézuélienne par intérim Delcy Rodríguez, précisé par l'ambassadeur américain Mike Waltz (Primicias)
ANALYSE
Quito, 23 septembre 2026. Depuis les gradins de l'Assemblée générale des Nations unies, la presse équatorienne retient d'abord la portée régionale du discours de Donald Trump, prononcé mardi 22 septembre 2026 à New York, plus que la seule menace visant Téhéran. Selon Primicias, le président américain a défendu l'offensive militaire de son pays dans le monde et a averti qu'il emploierait la force militaire en Amérique latine si les États-Unis se sentaient menacés — une déclaration qui replace directement la région, dont fait partie l'Équateur, dans le viseur de Washington.
Le journal rapporte que Trump, critique acharné d'une institution qu'il accuse d'être incapable de résoudre les conflits mondiaux, a pris la parole lors de la première journée d'une session prévue sur six jours, dont les deux axes annoncés sont la guerre au Moyen-Orient et les risques de l'intelligence artificielle. El Universo précise que 71 chefs d'État, 45 chefs de gouvernement et 11 vice-présidents sont attendus à la tribune, aux côtés de 50 ministres et d'un prince héritier, selon le porte-parole du secrétaire général Stéphane Dujarric ; les premiers orateurs ont été le Brésilien Lula da Silva, Trump lui-même, le roi Abdallah II de Jordanie puis le Turc Recep Tayyip Erdogan.
Le président équatorien Daniel Noboa participe également à cette Assemblée, la dernière que dirige Guterres, note Primicias, qui souligne aussi qu'Emmanuel Macron a appelé les pays à construire ensemble un modèle alternatif d'intelligence artificielle.
Autre fait relevé par la presse locale : à peine son discours achevé, Trump a enchaîné les rencontres bilatérales avant un « encuentro informal » inédit avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, précision apportée par l'ambassadeur américain à l'ONU Mike Waltz. Primicias rappelle que, depuis la capture du président Nicolás Maduro par les forces américaines en janvier, Washington s'est concentré sur la relance de l'exploitation du sous-sol vénézuélien, garantissant un accès privilégié aux États-Unis, et que Rodríguez s'est alignée sur les objectifs économiques américains.
Pour la presse équatorienne, la menace lancée contre l'Iran depuis la tribune se double ainsi d'un avertissement direct à l'Amérique latine, dans une semaine où les grandes puissances défilent devant l'Assemblée sur fond de guerre au Moyen-Orient et de recomposition régionale autour du Venezuela.
SOURCES (2)
- El UniversoMOYEN
- PrimiciasMOYEN
