ANGLE DOMINANT
Kyiv retient de la séquence menace-puis-dialogue avec l'Iran un schéma qu'elle espère voir se répéter sur son propre dossier russe, porté par les mêmes émissaires Witkoff et Kushner.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump a annoncé trois heures de pourparlers « très productifs » avec des responsables iraniens à New York, menés côté américain par Steve Witkoff et Jared Kushner, quelques heures après avoir menacé à l'ONU d'« anéantir » la République islamique.
- 02
La majeure partie de la délégation iranienne a quitté la salle pendant le discours de Trump à l'Assemblée générale de l'ONU.
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Devant la même tribune, Trump a dit espérer une paix entre l'Ukraine et la Russie « plus vite que les gens ne le comprennent », après avoir signé la loi de sanctions visant la Russie initiée par le sénateur Lindsey Graham.
ANALYSE
Kyiv, 23 septembre 2026. Un même mardi à la tribune des Nations unies aura suffi pour dérouler, sous les yeux des diplomates ukrainiens, une méthode que Kyiv commence à reconnaître dans la manière dont Donald Trump traite ses dossiers de guerre : la menace publique d'abord, la table de négociation ensuite. Le président américain a averti qu'il devrait « anéantir » la République islamique d'Iran faute d'accord, provoquant le départ de la majeure partie de la délégation iranienne pendant son discours. Quelques heures plus tard, il révélait que des responsables américains et iraniens venaient de tenir à New York trois heures de pourparlers qu'il a qualifiés de « très productifs », menés côté américain par Steve Witkoff et Jared Kushner — les deux mêmes émissaires qui ont sillonné Moscou puis Kyiv plus tôt ce mois-ci, rapporte Kyiv Post.
Pour la presse ukrainienne, cette séquence ne se lit pas isolément : elle fait écho à la sienne. C'est en marge de sa rencontre bilatérale avec Volodymyr Zelensky, mardi, que Trump a évoqué les pourparlers iraniens, ajoutant que Vladimir Poutine « est prêt à rencontrer » son homologue ukrainien et « voudrait voir la guerre se terminer ». Ukrinform relève que devant la même tribune, le président américain a dit espérer une paix entre l'Ukraine et la Russie « plus vite que les gens ne le comprennent », ajoutant regarder « régulièrement » les photos du front et ne plus vouloir les voir. Le même jour, selon l'agence, Trump a signé la loi de sanctions visant la Russie portée par le défunt sénateur Lindsey Graham, qui vise banques, sociétés énergétiques et de défense russes ainsi que la « flotte fantôme » utilisée pour contourner les restrictions.
Kyiv en retient un parallèle prudent plutôt qu'une promesse : si Washington obtient de Téhéran une seconde séance « dans un futur très proche », selon les mots de Trump, le même schéma — pression maximale suivie d'ouverture diplomatique — pourrait s'appliquer au dossier russo-ukrainien, où Witkoff et Kushner ont déjà multiplié les déplacements. Reste la question d'un sommet Poutine-Zelensky en marge du G20 de décembre, dont le lieu demeure incertain et qu'aucune date ne fixe encore.
