ANGLE DOMINANT
Pékin scrute la chute du trafic dans le détroit d'Ormuz plus que la rhétorique de tribune, y voyant l'indicateur concret de l'issue des tractations entre Washington et Téhéran.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump a averti à la tribune de l'ONU qu'il pourrait « anéantir la République islamique » faute d'accord, tout en prédisant un accord après les midterms du 3 novembre
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Ses envoyés Steve Witkoff et Jared Kushner ont tenu une rencontre de trois heures avec des responsables iraniens à New York, décrite par Trump comme « très bonne »
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Selon Kpler, seulement deux navires commerciaux ont transité par le détroit d'Ormuz lundi, contre dix la veille, tandis que l'IRIB rapporte les conditions iraniennes : levée du blocus naval, déblocage des avoirs gelés et fin de la guerre
ANALYSE
Pékin, 23 septembre 2026. Devant l'Assemblée générale des Nations unies, mardi, Donald Trump a de nouveau justifié sa guerre contre l'Iran, affirmant avoir empêché Téhéran d'obtenir l'arme nucléaire et avertissant qu'il pourrait « anéantir la République islamique » si aucun accord n'était trouvé pour mettre fin au conflit. « Je ne permettrai jamais à l'Iran d'avoir l'arme nucléaire », a-t-il déclaré à la 81e session de l'Assemblée générale, qualifiant Téhéran de « brute du Moyen-Orient » qui « ne l'est plus ». La délégation iranienne a quitté la salle dans les dix minutes suivant le discours ; le président Masoud Pezeshkian et le chef de la diplomatie Abbas Araghchi, présents à New York pour la session, n'y ont pas assisté.
Quelques heures plus tard, Trump a annoncé que ses envoyés spéciaux, Steve Witkoff et Jared Kushner, avaient tenu une rencontre de trois heures avec des responsables iraniens en marge du débat général de l'ONU. « Ce fut une très bonne réunion », a-t-il dit aux journalistes, ajoutant : « c'est soit la grandeur potentielle, soit l'anéantissement, il y a deux choix ». Il a estimé qu'un accord interviendrait après les élections de mi-mandat du 3 novembre.
Côté iranien, l'agence d'État IRIB, citant une source exclusive, rapporte qu'Araghchi a transmis à la partie américaine, via Witkoff, les « positions décisives » de Téhéran sur la réouverture du détroit d'Ormuz : levée du blocus naval américain, déblocage des avoirs iraniens gelés et fin de la guerre sur tous les fronts régionaux. La société de suivi maritime Kpler a recensé seulement deux navires commerciaux ayant transité par le détroit lundi, contre dix la veille — un signal concret, pour Pékin, plus parlant que la rhétorique de tribune sur cette voie vitale pour les approvisionnements pétroliers mondiaux.
Le même jour, Trump a présenté son bilan intérieur comme une réussite mondiale : « je peux vous annoncer avec fierté que l'Amérique est de retour, et notre pays est plus fort aujourd'hui que jamais », a-t-il lancé, évoquant recul de la criminalité, innovation et baisses d'impôts comme des bénéfices pour la communauté internationale — un ton que la presse hongkongaise juge plus proche d'un meeting de campagne que d'une adresse à l'ONU.
