ANGLE DOMINANT
Pretoria décrypte le grand écart entre la menace d'« anéantir » l'Iran lancée à la tribune de l'ONU et la reprise du dialogue annoncée dans la foulée, ainsi que le départ de la délégation iranienne pendant le discours.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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À la tribune de l'ONU mardi, Trump a affirmé vouloir « anéantir la République islamique » faute d'accord avec l'Iran, tout en appelant à la réouverture du détroit d'Ormuz.
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Les forces armées iraniennes ont qualifié ces propos de « propagande » et promis des coups « écrasants et imprévisibles contre les agresseurs ».
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L'émissaire américain Steve Witkoff a annoncé sur X des pourparlers « longs » avec l'Iran mardi en marge de l'Assemblée, menés via des médiateurs ayant fait la navette toute la journée.
ANALYSE
Pretoria, 23 septembre 2026. La presse sud-africaine retient un contraste net entre la scène et les coulisses new-yorkaises. Mardi, à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, Donald Trump a défendu sa décision d'avoir engagé la guerre contre l'Iran en février, affirmant qu'elle avait empêché Téhéran d'obtenir l'arme nucléaire. « J'ai une grande décision à prendre. Un accord sera-t-il conclu avec l'Iran... Ou est-ce que j'anéantis la République islamique rapidement, sans jamais leur laisser une chance de tuer et de détruire à nouveau des peuples et des pays ? », a-t-il lancé, rapporte le Daily Maverick. Le président américain a appelé Téhéran à rouvrir pleinement le détroit d'Ormuz et à revenir à la table des négociations, tout en l'accusant de temporiser jusqu'aux élections de mi-mandat du 3 novembre. La majorité de la délégation iranienne a quitté la salle pendant son discours, tandis que des dizaines de manifestants anti-gouvernement iranien se rassemblaient devant le siège de l'ONU avec des pancartes réclamant liberté et démocratie.
Les forces armées iraniennes ont aussitôt qualifié ces propos de « propagande », promettant en retour « des coups plus sévères, écrasants et imprévisibles contre les agresseurs ».
Mais TimesLIVE et Business Day notent que, loin de la rhétorique enflammée, les discussions se sont poursuivies : l'émissaire américain Steve Witkoff a annoncé sur X que Washington et Téhéran avaient mené mardi de longs échanges en marge de l'Assemblée, par l'intermédiaire de médiateurs ayant « fait la navette entre les deux camps toute la journée », se disant confiant que la rencontre se révélerait « constructive et prometteuse ». Trump a par ailleurs reçu des dirigeants du Moyen-Orient désireux de rétablir la navigation dans le détroit d'Ormuz — passage d'un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz avant la guerre — mais méfiants à l'idée de redonner trop de poids à leur rival iranien ; plusieurs hébergent des bases américaines visées à répétition par des frappes iraniennes durant le conflit. « Nous pensons que la situation avec l'Iran pourrait se régler juste après les élections de mi-mandat, peut-être avant. On ne sait jamais », a-t-il déclaré devant eux.
Pretoria relève enfin que ce conflit, né des frappes conjointes américano-israéliennes de février, a fait des milliers de morts, fait grimper les prix du pétrole et impliqué des pays voisins — un rappel que l'issue négociée, si elle se confirme, dépasse largement Washington et Téhéran.
SOURCES (3)
- Business DayMOYEN
