ANGLE DOMINANT
Lima mesure le repli du pétrole après l'annonce d'une rencontre américano-iranienne à New York, plus qu'elle ne s'attarde sur la menace d'« anéantir » l'Iran lancée par Trump à la tribune de l'ONU.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump a dit devoir prendre « una gran decisión » : un accord permettant la reconstruction de l'Iran ou « aniquilar la República Islámica » rapidement (Diario Correo).
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Le Brent et le WTI ont reculé en Asie mercredi à 98,91 dollars (-0,3%) et 89,93 dollars (-0,7%) le baril après l'annonce d'une réunion « muy buena » de trois heures entre représentants américains et iraniens (Andina).
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Le secrétaire d'État Marco Rubio a indiqué que Washington était disposé à parler avec des représentants iraniens en marge de l'Assemblée, sans rencontre programmée au moment de ses déclarations (Diario Correo).
ANALYSE
Lima, 23 septembre 2026. Depuis la tribune new-yorkaise de l'Assemblée générale des Nations unies, mardi, Donald Trump a dit devoir prendre « une grande décision » : conclure un accord permettant la reconstruction de l'Iran, ou « anéantir rapidement la République islamique ». La presse péruvienne retient surtout ce qui a suivi la menace plutôt que la menace elle-même. Selon Diario Correo, Trump a assuré peu après que Washington et Téhéran continuaient de discuter, tandis que le secrétaire d'État Marco Rubio a indiqué que les États-Unis étaient disposés à parler avec des représentants iraniens en marge de l'Assemblée, sans qu'une rencontre soit alors programmée à l'heure de ses déclarations.
Le mercredi, cette annonce s'est traduite en chiffres sur les marchés. Andina rapporte que le Brent et le West Texas Intermediate ont reculé en Asie, à 98,91 dollars (-0,3%) et 89,93 dollars (-0,7%) le baril, après que Trump eut qualifié de « très bonne » une réunion de trois heures entre représentants américains et iraniens à New York. Les deux contrats restent sous le seuil symbolique des 100 dollars, franchi à répétition depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient en février. L'analyste Stephen Innes, cité par Andina, y voit un basculement : le marché passerait « d'une cotation basée exclusivement sur l'escalade vers un processus diplomatique authentique, même si un accord définitif semble encore lointain ». Le dossier reste bloqué sur deux points concrets : le détroit d'Ormuz, que Téhéran maintient fermé, et le contre-blocus des ports iraniens auquel s'accrochent les États-Unis depuis sept mois.
RPP Noticias, en couvrant en direct l'ouverture du débat général, situe cet épisode dans un climat plus large de doute sur l'ONU elle-même : Lula da Silva a dit son « indignation » devant une organisation qui « échoue » à protéger les plus vulnérables, et le président de l'Assemblée, Khalilur Rahman, a averti du risque d'une « grande fracture » mondiale si les grandes puissances refusent d'admettre les limites de leur pouvoir.
Pour Lima, où le prix du carburant importé pèse directement sur le budget des ménages, le repli du brut vaut davantage que la rhétorique martiale entendue à la tribune : c'est le signe que la séquence menace-puis-dialogue, aussi contradictoire soit-elle, déplace déjà les cours mondiaux.
SOURCES (3)
- AndinaMOYEN
- RPP NoticiasMOYEN
- Diario CorreoMOYEN
