ANGLE DOMINANT
Islamabad dissèque la dimension politique de l'atterrissage à Tabouk : entre accords d'Abraham, absence de relations saoudo-israéliennes et versions israéliennes présentées comme telles, la presse pakistanaise pèse chaque attribution.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le vol FZ1073 a émis un code 7700 puis un code 7500 avant de se poser à Tabouk le mercredi 30 septembre, selon Geo News citant les données de suivi de vol.
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Nétanyahou affirme que le copilote, identifié par un responsable israélien comme Omanais, a tenté de faire s'écraser l'avion ; flydubai met en garde contre toute « spéculation prématurée ».
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Selon deux sources sécuritaires citées par ARY (Reuters), l'Arabie saoudite a refusé que des avions militaires israéliens rapatrient les passagers.
ANALYSE
Islamabad, 1er octobre 2026. Les médias pakistanais traitent l'épisode du vol flydubai FZ1073 comme un incident à forte charge diplomatique, davantage que comme un fait divers aérien. Geo News résume les faits : le Boeing 737, parti de Dubaï pour Tel-Aviv avec environ 150 à 180 passagers, a perdu près de 14 400 pieds en moins de deux minutes, émis un code d'urgence générale (7700) puis un code de détournement (7500), avant de se poser à Tabouk, dans le nord-ouest de l'Arabie saoudite, le mercredi 30 septembre.
Les titres reprennent largement la version du Premier ministre israélien. Business Recorder rapporte que Benyamin Nétanyahou a parlé d'un « incident sécuritaire très grave » : le copilote, identifié par un responsable israélien comme un ressortissant omanais, aurait poignardé le commandant puis tenté de faire s'écraser l'appareil. Des passagers et un membre d'équipage auraient forcé la porte du cockpit et l'auraient maîtrisé. Nétanyahou a dit que ces passagers « ont évité un désastre majeur ». ARY, qui publie les dépêches Reuters, titre toutefois « Israel claims » : l'attribution à Israël est mise en avant, et non effacée.
Ces mêmes dépêches rappellent les zones d'incertitude. Un porte-parole du bureau de Nétanyahou, Doron Spielman, a écarté l'hypothèse d'un détournement, parlant d'un « incident différent », tandis que des responsables israéliens évoquent une tentative d'attentat. La compagnie, elle, affirme que les causes restent inconnues et met en garde contre toute « spéculation prématurée ». Les deux pilotes ont été hospitalisés, selon l'aéroport de Tabouk.
Le volet régional est le plus développé. ARY relaie deux sources sécuritaires selon lesquelles l'Arabie saoudite a refusé que des avions militaires israéliens viennent chercher leurs ressortissants, Riyad n'entretenant pas de relations avec Israël ; les passagers sont repartis sur un appareil de remplacement de flydubai après huit heures au sol. Un haut responsable saoudien a démenti toute rencontre avec des officiels israéliens. Le texte rappelle que Donald Trump pousse Riyad à rejoindre les accords d'Abraham, ce que le royaume refuse sans perspective d'État palestinien.
Geo News relève aussi que la liaison, jusqu'à dix vols quotidiens, s'est développée après les accords de 2020, et que l'affaire pose la question de l'habilitation d'un pilote omanais sur un vol vers Israël, faute de relations formelles entre Oman et Israël. Nétanyahou a en outre ordonné un renforcement de la sécurité sur les compagnies israéliennes et étrangères desservant Israël, et le ministère israélien des Transports annonce une enquête conjointe avec l'appareil de défense.
SOURCES (3)
- ARY NewsMOYEN
- Business RecorderMOYEN
