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Plus divergent que 39 % des sujets récents comparables (référence : 99 sujets récents mesurés par la même méthode).
Au-delà du score, les couvertures nationales détaillent une journée de vote heurtée, des arbitres judiciaires mis en cause par chacun des camps et un renversement que les sondages n'avaient pas anticipé. Elles se distinguent surtout par l'échelle de lecture : Brasília, Washington ou le continent.
Le recours en annulation annoncé par Flávio Bolsonaro devant le Tribunal supérieur électoral n'a pas encore été examiné ; le décompte officiel donne Lula vainqueur.
Les sources s'accordent sur l'enchaînement, moins sur son périmètre. Selon l'Estadão, Cristiano Zanin a prolongé le vote après des restrictions de transport public à Salvador, à São Paulo et dans huit autres États. ABC (Australie) ne cite que trois villes de l'État de Bahia ; SAPO (Portugal) parle de villes de neuf États. Chaque média retient le périmètre que ses propres sources citent.
« Jamais dans l'histoire du TSE il n'y a eu de prorogation »
La Rzeczpospolita, citant l'AFP et Reuters, rapporte que Lula a affirmé que 40 % des bus de São Paulo n'avaient pu sortir et qu'il a demandé la prolongation dans neuf États. L'équipe de Flávio Bolsonaro avait réclamé la même chose dans trois États, en invoquant la météo ; la FAZ en liste cinq : Minas Gerais, Rio Grande do Sul, Paraná, São Paulo et Santa Catarina. À Bahia, toujours selon la Rzeczpospolita, un tribunal a ordonné l'arrestation du secrétaire à la mobilité de Salvador, soupçonné d'avoir limité le nombre de bus. Le maire Bruno Reis, qui soutenait Bolsonaro, a parlé de 75 bus retirés temporairement.
Les arbitres sont eux-mêmes mis en cause. Le Guardian précise que Zanin fut l'avocat de Lula et a été nommé par lui, et que le président de la cour électorale, Kassio Nunes Marques, nommé par Jair Bolsonaro, avait été critiqué pour des décisions favorables au sénateur. Selon SRF, le camp Lula reproche à Nunes Marques d'être resté inactif alors qu'une demande de prolongation lui était parvenue dès midi. El Comercio (Pérou) rapporte que Nunes Marques a critiqué la mesure tout en reconnaissant la victoire de Lula.
Des couvertures française, hongroise, sud-africaine et philippine citent des analystes qui jugent l'annulation improbable. L'Express met en avant l'ampleur de la défaite ; HVG et 444, qui reprennent l'agence MTI, ajoutent que le camp Bolsonaro avait lui-même demandé des prolongations. Mario Braga, du cabinet Rane, n'exclut pas des manifestations de droite mais juge « très improbable » qu'elles inversent le résultat. Meduza, citant la BBC, note qu'aucune présidentielle brésilienne n'a jamais été annulée.
« Je n'accepterai pas que les règles du jeu aient changé pendant le jeu »
Les textes laissent aussi des points ouverts. Mediafax relève, d'après Reuters, que les informations disponibles ne précisent ni les autres arguments juridiques, ni si la requête a été déposée, ni la réponse des autorités électorales. Le politologue Marco Teixeira, cité par Svenska Dagbladet, juge que la justice a commis « une grave erreur », tout en estimant que trop peu de personnes ont voté après 17 heures pour changer le résultat.
G1 rappelle que Flávio Bolsonaro perdra son mandat et son for privilégié en 2027 ; SRF écrit que son mandat de sénateur expire en janvier et que des enquêtes pour blanchiment présumé le visent. La Folha note que des alliés du candidat suggèrent une fraude, sans preuves.
Au premier tour du 4 octobre, Flávio Bolsonaro devançait Lula, 47,03 % contre 45,16 %, soit 2,2 millions de voix d'avance, selon Perfil (Argentine). Veja relève que les sondages le donnaient presque tous en tête, à 51 % contre 49 % pour Datafolha, Quaest et PoderData ; Ámbito rappelle que les marchés de prédiction lui accordaient environ 80 % de chances.
Selon SRF, Lula a gagné environ 10,4 millions de voix entre les deux tours, contre 3,7 millions pour son adversaire ; le Handelsblatt avance 10,3 millions. Les explications varient selon le média : une participation plus élevée que prévu, d'après des sondeurs cités par la Tagesschau ; la mobilisation d'abstentionnistes du premier tour (Handelsblatt) ; la militance et une percée dans le Minas Gerais, 50,43 % contre 49,57 % (Estadão et Folha), ainsi que la « soberba » de Flávio selon l'éditorialiste Ricardo Corrêa ; une campagne numérique dont le groupe WhatsApp « L'armée de Lula » a dépassé dix millions d'abonnés (SRF).
Le Monde rappelle que la droite détient la majorité dans les deux chambres, avec 286 députés sur 513 et 51 sénateurs sur 81. Subrayado compte, pour le seul Parti libéral de Bolsonaro, 121 députés et 28 sénateurs : les deux chiffres ne mesurent pas la même chose, l'un porte sur l'ensemble de la droite, l'autre sur un parti. Adnkronos rapporte la réponse de Lula sur ce Congrès : « Ce n'est pas moi qui ai choisi le Congrès, c'est le peuple ».
Sur le plan budgétaire, l'Estadão fait passer la dette brute de 71,68 % du PIB fin 2022 à 82,87 % en août 2026. La República (Colombie) cite un déficit de 9,48 % et des taux d'intérêt montés à 15 %, et l'économiste Mauro Rochlin résume dans Subrayado : « le problème fiscal, le problème fiscal et le problème fiscal ». Côté marchés, un analyste cité par l'Estadão évoque un Ibovespa sous 190 000 points ; Bloomberg titre sur des marchés « en alerte » sans chiffrer la baisse des contrats à terme du real.
Selon le classement de la méta-analyse, 18 des 38 couvertures nationales du corpus placent d'abord le résultat dans la série de victoires de candidats de droite alliés à Donald Trump en Amérique latine, 13 s'attachent à la contestation et aux institutions brésiliennes, 7 le rattachent aux relations bilatérales avec Brasília. Ce décompte mesure ce que chaque couverture met en avant, pas l'opinion de ses lecteurs.
« Ce pays n'acceptera pas d'être l'arrière-cour de qui que ce soit »
Ces angles répondent à des questions différentes. Axios lit un contrepoids préservé face à Trump et rappelle de nouveaux droits de douane de 25 % imposés cet été ; La República (Colombie) évoque un tarif de 50 % imposé en 2025 après la condamnation de Jair Bolsonaro. TBS News et GMA relaient une enquête de Reuters sur une campagne au sein du département d'État pour aider les Bolsonaro à revenir au pouvoir, que Washington dément. Interfax rapporte que, selon des médias latino-américains, la formule de Lula sur l'arrière-cour visait probablement les États-Unis.
Dans les chancelleries, l'Estadão écrit que les présidents de droite du Paraguay, de Bolivie et du Panama ont félicité Lula avant la proclamation officielle, tandis que Javier Milei s'est tu et que Donald Trump n'a rien dit. Infobae décrit un gouvernement Milei inquiet ; El Cronista chiffre à 12,7 % le recul des échanges Argentine-Brésil sur un an en septembre. Daniel Noboa a écrit que « notre région a des ennemis communs », selon Primicias ; Narendra Modi et Anwar Ibrahim ont mis en avant le partenariat stratégique et le Sud global (The Hindu Business Line, Malay Mail), et Haaretz relie la victoire à la critique de la guerre à Gaza par Lula.
Le juge de la Cour suprême Cristiano Zanin l'a rendue à 16 h 57, trois minutes avant la clôture prévue à 17 h.
Lula invoquait des restrictions de transport, Flávio Bolsonaro de fortes pluies dans le sud du pays.
Lula doit être investi le 5 janvier 2027.
Le chef de campagne de Flávio Bolsonaro parle de « golpe judiciário » ; l'opposition annonce une demande de destitution du juge.
… uma disputa presidencial na história entre o primeiro e o segundo turno. Lula teve 51,79% dos votos válidos (64.256.232 votos) contra 48,21% de Flávio (59.826.041 votos) – uma diferença de 4,4 milhões de votos. Em 2022, Jair …
Passage exact de l'article, dans sa langue de publication, où ce nombre a été retrouvé lors de la vérification avant publication.
Part des voix de Lula au second tour
Base de comparaison : Pourcentage des voix obtenu par Lula au second tour du 25 octobre, tel qu'arrêté au stade de dépouillement cité par chaque média
Les médias citent des pourcentages compris entre 51,7 % et 51,8 %, écart qui reflète le stade du dépouillement et non un désaccord sur l'issue.
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Luiz Inácio Lula da Silva remporte le second tour de la présidentielle brésilienne face à Flávio Bolsonaro et obtient un quatrième mandat, une première.
Flávio Bolsonaro déclare qu'il est impossible de reconnaître le résultat et annonce qu'il demandera l'annulation du scrutin.
Le vote a été prolongé de deux heures dans certains bureaux sur décision d'un juge de la Cour suprême, et cette prolongation nourrit la contestation.
Sur la question de savoir qui a demandé la prolongation de deux heures, certaines couvertures précisent que les deux camps l'ont sollicitée (bus pour Lula, pluies pour Bolsonaro), d'autres ne citent que la demande de la campagne de Lula.
Couvertures qui vont dans ce sens
Sur les chances d'aboutir de la demande d'annulation, des couvertures citent des analystes qui la jugent improbable, tandis que d'autres la rattachent au précédent de 2022 et à l'épreuve de la confiance dans les institutions électorales.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Une partie des couvertures place d'abord le résultat dans la vague de droite latino-américaine et l'influence de Washington, une autre le traite surtout par la politique brésilienne : contestation, institutions, dette et marges de manœuvre du président.
Couvertures qui vont dans ce sens
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
2 cadrages différents sur 38 pays · 23 pays sur 38 partagent le même cadrage
Chaque case croise deux pays. Pleine : la couverture des deux pays retient le même cadre. Vide : leurs cadres diffèrent. La carte décrit des cadrages, sans les évaluer.
Paires au même cadre : 358 sur 703
Ce que la couverture de chaque pays laisse de côté, alors que d’autres le mettent en avant.
Malaisie
Ukraine
Cette élection intervient après une série de scrutins remportés par des candidats de droite en Amérique latine, ce qui explique la place donnée par de nombreuses presses à Donald Trump et à l'influence américaine. Pour le Brésil, le quatrième mandat de Lula s'ouvre face à un Congrès où la droite est majoritaire, une dette publique en hausse et un adversaire qui conteste le scrutin, alors que Jair Bolsonaro purge une peine de 27 ans de prison pour tentative de coup d'État. Les partenaires du pays, de l'Inde à la Chine, de Moscou à Jérusalem, lisent le résultat à travers leurs propres relations avec Brasília.
Aperçu : 3 lectures sur 38 perspectives médiatiques. Synthèses des médias analysés — pas des citations directes. Méthode et limites
Islamabad retient de la réélection de Lula un coup d'arrêt à la vague de droite alliée à Donald Trump en Amérique latine, plus qu'un épisode de politique brésilienne.
3 sources · Voir les sources
Copenhague retient le renversement politique : Lula, battu au premier tour, l'emporte au second et entre dans l'histoire brésilienne avec un quatrième mandat.
2 sources · Voir les sources
Buenos Aires décrypte la réélection de Lula à travers son effet sur Javier Milei : un gouvernement silencieux, un péronisme en fête et un commerce bilatéral en chute.
5 sources · Voir les sources
ANGLE DOMINANT
Islamabad retient de la réélection de Lula un coup d'arrêt à la vague de droite alliée à Donald Trump en Amérique latine, plus qu'un épisode de politique brésilienne.
POINTS CLES
ANALYSE
Islamabad, 26 octobre 2026. Les médias pakistanais, ARY News et Geo News en tête, reprennent largement les dépêches de Reuters pour rendre compte de la victoire de Luiz Inácio Lula da Silva au second tour de la présidentielle brésilienne, dimanche. Le titre de Geo parle d'un « historic 4th term » qui repousse « la vague de droite et l'agenda régional de Trump ».
Le récit met d'abord en avant la portée régionale. Selon le texte relayé par ARY, Lula, « vocal critic » du président américain, est réélu dans un résultat qui « provides relief to critics of widening U.S. influence in Latin America ». La dépêche souligne que cette victoire va à contre-courant d'une série de succès de candidats de centre droit alliés à Trump, et que la première économie d'Amérique latine, avec un PIB de 2 600 milliards de dollars, devrait continuer à défier les exigences de Washington malgré la hausse des droits de douane.
Les chiffres sont donnés sans ambiguïté : avec 100 % des voix dépouillées, la Cour électorale annonce une avance d'environ 4,4 millions de voix pour Lula, qui obtient 51,8 %. Geo décrit un « résultat-choc » qui a défié les sondages, les précédents et l'humeur anti-sortants. Le quotidien rappelle que Lula, ancien métallurgiste et syndicaliste, avait été emprisonné de 2018 à 2019 pour des faits de corruption ensuite annulés, et que des électeurs s'étaient détournés de lui et du Parti des travailleurs après des scandales et la hausse des prix. Un consultant, Leonardo Barreto, résume le choix des électeurs entre le changement et « un chemin connu ».
Le volet contesté est traité plus brièvement. Business Recorder rapporte que le sénateur Flávio Bolsonaro, depuis Brasília, a refusé de reconnaître sa défaite et dit vouloir demander l'annulation du scrutin, jugeant « inacceptable » la décision du juge de la Cour suprême Cristiano Zanin de prolonger le vote de deux heures. ARY évoque une soirée de « chaos » dans certains bureaux après cette décision de dernière minute.
Lula, lui, parle d'une « défaite du négationnisme et des mensonges » devant des milliers de partisans réunis à São Paulo et à Rio de Janeiro, et promet de respecter tous les Brésiliens. Les articles pakistanais ne contiennent aucune réaction officielle d'Islamabad ni analyse locale propre : le Brésil y est lu à travers le prisme du rapport de forces avec les États-Unis.
ANGLE DOMINANT
Copenhague retient le renversement politique : Lula, battu au premier tour, l'emporte au second et entre dans l'histoire brésilienne avec un quatrième mandat.
POINTS CLES
ANALYSE
Copenhague, 26 octobre 2026. Pour la presse danoise, l'élection brésilienne se lit d'abord comme un retournement de situation. DR Nyheder, citant la Reuters et l'autorité électorale, annonce que Luiz Inácio Lula da Silva bat Flávio Bolsonaro au second tour avec 51,8 % des voix contre 48,2 %, et s'assure ainsi une quatrième période à la présidence. Le média public souligne que ce résultat est l'inverse de celui du premier tour, tenu trois semaines plus tôt, où Flávio Bolsonaro avait obtenu plus de voix que Lula.
C'est le correspondant de DR en Amérique du Sud, Kristian Almblad, qui donne le ton. Selon lui, « le scrutin était serré, mais la victoire de Lula est relativement nette ». Il juge « très frappant » que Lula renverse la situation : « Il a réussi à faire tourner le navire. » Il rappelle que si Lula va au bout de son mandat, il aura été président pendant 16 ans comme chef d'État de gauche, et le décrit comme « un homme qui s'inscrit à tous égards dans l'histoire brésilienne ». Toujours d'après lui, c'est la première fois qu'un candidat battu au premier tour remporte le second, ce qui ne s'était pas produit depuis la chute de la dictature militaire.
DR resitue aussi la famille Bolsonaro : le père, Jair Bolsonaro, qui a dirigé le pays de 2019 à 2022, a été condamné l'an dernier à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État et pour des projets visant à tuer Lula. Il purge sa peine en résidence surveillée.
Berlingske, dans un texte publié le jour du vote, décrit une élection serrée : les sondages donnent « une étroite avance à Bolsonaro ou une quasi-égalité » avec Lula. Flávio Bolsonaro, 45 ans, y réclame un « temps pour un vrai changement » et affirme que le Brésil « ne peut pas supporter quatre années de plus comme celles-ci ». Il promet une ligne dure contre la criminalité et une baisse des dépenses publiques. Un retraité de 67 ans cité par l'AFP évoque le coût de la vie : « les gens ne peuvent même plus aller au supermarché ».
Lula, 80 ans, oppose pour sa part un drapeau brésilien à un drapeau américain : « La droite veut gouverner avec le drapeau américain », dit-il selon l'AFP. Les deux articles danois fournis s'arrêtent sur la dimension personnelle et historique du scrutin ; ils ne traitent pas, dans les extraits disponibles, de la contestation du résultat par Flávio Bolsonaro ni de la réaction des marchés.
ANGLE DOMINANT
Buenos Aires décrypte la réélection de Lula à travers son effet sur Javier Milei : un gouvernement silencieux, un péronisme en fête et un commerce bilatéral en chute.
POINTS CLES
ANALYSE
Buenos Aires, 26 octobre 2026. La presse argentine traite la réélection de Lula comme un événement régional avant d'être brésilien. Selon le Tribunal supérieur électoral, Lula l'emporte avec 51,76 % contre 48,24 % à Flávio Bolsonaro, après avoir fini deuxième au premier tour du 4 octobre (45,16 % contre 47,03 %). Perfil souligne plus de 4,4 millions de voix d'avance, presque le double des 2,2 millions dont le sénateur disposait au premier tour, avec 64,2 millions de suffrages. Le Buenos Aires Times parle d'une « stunning victory » qui arrête une vague de droite en Amérique latine.
La journée de vote est racontée en détail. Perfil rapporte que Lula a dénoncé le retrait d'autobus à São Paulo et à Salvador, et que le juge Cristiano Zanin a prolongé le scrutin jusqu'à 19 heures sur tout le territoire. Flávio Bolsonaro avait invoqué de fortes pluies et des glissements de terrain. El Cronista précise que son camp a contesté la décision d'un seul magistrat et annoncé qu'il réclamerait l'annulation du processus électoral.
Dans son discours, Lula a déclaré que le Brésil « no es el patio trasero de nadie », évoquant l'ingérence extérieure, et appelé à réguler les grandes plateformes numériques après le conflit avec Meta.
Le prisme principal reste la relation avec Buenos Aires. Infobae décrit un gouvernement Milei inquiet, qui n'a pas félicité Lula alors que le Chilien Antonio Kast et le Paraguayen Santiago Peña l'ont fait parmi les premiers. Dans l'exécutif, certains évoquent une possible fraude, d'autres jugent que le leadership régional de Milei et son lien avec Donald Trump restent intacts ; à la Casa Rosada, on célèbre un « TMAP », « todo marcha acorde al plan ». À l'inverse, Cristina Kirchner, Sergio Massa et Axel Kicillof ont salué le résultat, la première parlant d'un « 17 de Octubre electoral ».
El Cronista ajoute l'angle commercial : en septembre, les échanges bilatéraux ont reculé de 12,7 % sur un an, à 2 662 millions de dollars, les importations depuis le Brésil chutant de 25,2 %, onzième baisse consécutive. Le gouvernement Lula avait dénoncé l'« injerencia » de Milei, ouvertement favorable à Bolsonaro, et les ambassadeurs ont été retirés. Ámbito rappelle enfin que les marchés de prédiction donnaient environ 80 % de chances à Bolsonaro.
ANGLE DOMINANT
Canberra mesure d'abord la réélection de Lula à l'aune de Donald Trump : un coup d'arrêt à la vague conservatrice latino-américaine, avec en toile de fond le refus de Flávio Bolsonaro de reconnaître le résultat.
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, 26 octobre 2026. La presse australienne traite la réélection de Luiz Inácio Lula da Silva d'abord comme un revers pour la vague conservatrice latino-américaine adossée à Donald Trump. The Age et le Sydney Morning Herald, qui publient la même dépêche depuis Rio de Janeiro, titrent sur ce « critique de Trump » revenu de l'arrière : avec 100 % des voix dépouillées, la justice électorale lui attribue 51,8 % et près de 4,4 millions de voix d'avance sur Flávio Bolsonaro. Le texte y voit un soulagement pour ceux qui s'inquiètent de l'influence américaine croissante dans la région, et note que le Mexique et le Brésil, les deux pays les plus peuplés d'Amérique latine, ont désormais des dirigeants de centre gauche. Il ajoute que la première économie du continent, avec un PIB de 2 600 milliards de dollars américains, peut rester indépendante de Washington malgré les droits de douane de M. Trump.
SBS souligne que le Brésil a freiné un mouvement qui a fait basculer à droite l'Argentine, le Chili, la Colombie et le Pérou, avec l'appui du président américain. Le média décrit un retour spectaculaire et un quatrième mandat inédit pour un dirigeant qui aura 81 ans mardi 27 octobre. ABC parle d'un résultat qui « défie les sondages, les précédents et le sentiment anti-sortants » observé dans le monde.
Le scrutin est raconté comme chaotique. Selon ABC, le juge de la Cour suprême Cristiano Zanin a accepté la demande de la campagne de Lula de prolonger le vote de deux heures, en raison de problèmes de transports publics dans trois villes de l'État de Bahia. Flávio Bolsonaro, qui avait lui aussi réclamé une prolongation dans certaines régions à cause de fortes pluies, a jugé la décision « inacceptable » et parlé de « coup bas » (SBS). Depuis Brasília, il a déclaré : « Il est impossible de reconnaître les résultats. Je vais demander l'annulation de ces élections. » SBS rappelle que son père, Jair Bolsonaro, purge une peine de 27 ans de prison pour tentative de coup d'État.
Dans son discours de victoire, Lula a dit avoir « convaincu les gens que voter était extrêmement important pour sauvegarder la démocratie » et promis de gouverner pour 215 millions de Brésiliens. PerthNow rassemble les réactions de dirigeants : Claudia Sheinbaum salue la victoire du peuple brésilien, le Chilien José Antonio Kast félicite Lula et évoque l'intégration économique et la lutte contre le crime organisé, tandis que Miguel Díaz-Canel y voit la continuité de la voie de « la paix, la souveraineté et la justice sociale ». Le volet économique reste mince : The Age ne cite qu'un partisan de Bolsonaro, l'homme d'affaires Rodrigo Valentim, selon qui un nouveau gouvernement Lula nuira à l'économie.
ANGLE DOMINANT
Dhaka lit le scrutin brésilien à travers le prisme géopolitique : la victoire de Lula est présentée comme un coup d'arrêt à la vague conservatrice régionale soutenue par Donald Trump.
POINTS CLES
ANALYSE
Dhaka, 26 octobre 2026. La presse bangladaise couvre le second tour brésilien du dimanche 25 octobre comme un test de la vague conservatrice qui traverse l'Amérique latine sous l'œil de Washington. The Daily Star titre sur la victoire de Luiz Inácio Lula da Silva et sur la demande d'annulation de Flávio Bolsonaro. Selon les résultats officiels, Lula l'emporte avec 51,8 % des voix contre 48,2 %, soit environ 4,4 millions de voix d'avance. Le quotidien parle d'un « retour spectaculaire » du dirigeant de gauche, qui aura 81 ans mardi et obtient un quatrième mandat inédit, malgré des projections défavorables.
Le journal inscrit ce résultat dans un contexte régional : avec cette victoire, le Brésil « a repoussé une vague conservatrice » qui a fait basculer à droite l'Argentine, le Chili, la Colombie et le Pérou, avec le soutien du président américain Donald Trump. Il rappelle qu'aucun candidat battu au premier tour n'avait gagné le second depuis 1989, premier scrutin direct après la dictature militaire.
TBS News, publié le jour du vote, posait l'enjeu en termes géopolitiques : une victoire de Flávio Bolsonaro, 45 ans, aurait prolongé la série de succès de candidats proches de Trump, tandis qu'un quatrième mandat de Lula serait « une déception à Washington », qui s'est opposé à son gouvernement sur le commerce et la sécurité. Le site rapporte que Reuters a révélé samedi une campagne au sein du département d'État pour aider les Bolsonaro à revenir au pouvoir, ce que Washington dément. Interrogé, Trump a répondu : « Je ne veux pas entrer là-dedans, mais nous regardons. »
Sur le déroulé du scrutin, The Daily Star relate la confusion : une décision de la Cour suprême a prolongé le vote de deux heures, alors que certains bureaux avaient déjà fermé, à la demande de Lula, qui dénonçait le retrait de bus de la circulation dans plusieurs villes. Flávio Bolsonaro avait lui aussi réclamé une prolongation dans certaines régions à cause de fortes pluies, mais a jugé la décision « inacceptable » et une « sale ruse ». Depuis Brasília, le visage fermé, il a déclaré : « Il est impossible de reconnaître les résultats. Je vais demander l'annulation de ces élections. »
Le fils de Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État après sa défaite de 2022, avait promis de libérer son père s'il était élu, précise TBS. La campagne, écrit le site, a été dominée par les scandales de corruption, l'anxiété économique et les accusations d'ingérence américaine.
ANGLE DOMINANT
Bruxelles retient de ce second tour l'exception brésilienne face à la vague de droite latino-américaine, tout en pointant un pays divisé, un président aux marges réduites et un perdant qui réclame l'annulation du scrutin.
POINTS CLES
ANALYSE
Bruxelles, 26 octobre 2026. La presse belge francophone, La Libre Belgique et La Dernière Heure en tête, relaie la dépêche qui annonce la réélection de Luiz Inacio Lula da Silva, dimanche 25 octobre, pour un quatrième mandat inédit. Avec 51,8 % des voix contre 48,2 % pour le sénateur conservateur Flavio Bolsonaro, le président sortant de gauche, qui aura 81 ans mardi, a « déjoué tous les pronostics » et l'emporte avec 4,4 millions de voix d'avance. Il avait pourtant été devancé au premier tour par le fils de l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), condamné pour tentative de coup d'État.
Le récit met d'abord en avant le contraste régional : le Brésil « n'a finalement pas viré à droite comme l'Argentine, le Chili ou encore la Colombie, tous soutenus par le président américain Donald Trump » et reste « l'un des rares bastions progressistes en Amérique latine ». Dès l'ouverture des bureaux de vote, La Libre rappelait que près de 160 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes alors que la droite, encouragée par Washington, « a engrangé les victoires récemment dans la région ».
Depuis São Paulo, Lula a affirmé que les Brésiliens « sont allés voter parce que nous avons réussi à les convaincre que le vote était très important pour garantir la démocratie ». D'une voix « plus éraillée que jamais », il a remercié « la générosité de la jeunesse brésilienne », descendue dans la rue et mobilisée sur les réseaux sociaux entre les deux tours pour obtenir une « virada », l'équivalent d'une remontada au football.
Les journaux soulignent toutefois la fragilité de cette victoire. La marge de manoeuvre du chef de l'État s'annonce limitée après le « raz-de-marée conservateur » aux législatives d'il y a trois semaines, et la campagne a montré combien le pays reste divisé. Une querelle judiciaire a en outre perturbé la journée électorale : sur décision d'un juge de la Cour suprême, le vote a été prolongé de deux heures.
Flavio Bolsonaro, lui, a annoncé son intention de faire annuler le scrutin, ce que les titres belges reprennent dans leur intitulé même (« Bolsonaro veut l'annulation du scrutin »). Les extraits disponibles ne détaillent pas le contenu de son recours ni la réaction des institutions ; la couverture reste celle d'une dépêche d'agence, sans analyse économique ni correspondant local cité.
ANGLE DOMINANT
Brasília mesure la fragilité d'une victoire arrachée au second tour : le quatrième mandat de Lula s'ouvre sur un adversaire qui conteste les urnes, un STF attaqué et une dette qui grimpe.
POINTS CLES
ANALYSE
Brasília, 26 octobre 2026. La presse brésilienne place le résultat de dimanche 25 octobre sous le signe de la « virada » : Luiz Inácio Lula da Silva est réélu pour un quatrième mandat, une première, avec 51,79 % des votes valides (64.256.232 voix) contre 48,21 % (59.826.041) pour Flávio Bolsonaro, soit 4,4 millions d'écart, selon l'Estadão. Pour la première fois, souligne le quotidien, un candidat arrivé deuxième au premier tour l'emporte au second. À 80 ans, Lula sera le plus âgé des présidents à prendre ses fonctions ; il aura 81 ans mardi 27 octobre.
Le scrutin a été heurté. Le ministre du Tribunal suprême Cristiano Zanin a prolongé le vote jusqu'à 19 heures après des restrictions de transport public à Salvador, à São Paulo et dans huit autres États. La Folha rapporte que Rogério Marinho, coordinateur de la campagne de Flávio, y voit un « golpe judiciário » et dénonce « le niveau d'intervention de certains ministres du STF » ; le journal note que les alliés suggèrent une fraude sans preuves. Flávio Bolsonaro a annoncé qu'il demanderait l'annulation du scrutin, et le G1 rappelle qu'il perdra mandat et for privilégié en 2027.
L'Estadão et la Folha attribuent la remontée à la mobilisation de la militance, à la percée dans le Minas Gerais (50,43 % contre 49,57 %) et à ce que l'éditorialiste Ricardo Corrêa appelle la « soberba » de Flávio. Les sondages donnaient presque tous Flávio devant en nombre absolu, à 51 % contre 49 % pour Datafolha, Quaest et PoderData, relève Veja : l'issue les a démentis.
Le regard se tourne ensuite vers les épreuves du quatrième mandat. L'Estadão cite un Congrès où l'opposition se renforce, la pression pour destituer des juges du STF et les enquêtes visant l'entourage présidentiel, dont le fils Lulinha et la lobbyiste Roberta Luchsinger, qui évoque une délation. Sur le plan économique, la dette brute est passée de 71,68 % du PIB fin 2022 à 82,87 % en août 2026 ; le quotidien juge que Lula devra agir pour la contenir, alors que sa campagne a multiplié les promesses de dépenses. Les marchés, qui pariaient sur Flávio, devraient chuter : un analyste évoque un Ibovespa sous 190 000 points.
À l'étranger, les présidents de droite du Paraguay, de Bolivie et du Panama ont félicité Lula avant la proclamation officielle ; Javier Milei s'est tu et Donald Trump n'a rien dit.
ANGLE DOMINANT
Ottawa mesure la réélection de Lula à l'aune de l'influence américaine en Amérique latine : la presse canadienne y lit un coup d'arrêt à la série de victoires des alliés de Trump.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, 26 octobre 2026. Pour la presse canadienne, l'élection brésilienne se joue d'abord sur l'échiquier hémisphérique. Dès le jour du vote, le Globe and Mail présentait le second tour comme « un scrutin qui déterminera si les États-Unis élargiront sensiblement leur influence croissante en Amérique latine ». Le quotidien rappelait que Flávio Bolsonaro, allié du président américain Donald Trump et fils de l'ancien président emprisonné Jair Bolsonaro, avait devancé Lula de plus de 2,2 millions de voix au premier tour, et que les sondages donnaient une course serrée. Il notait aussi que plus de 33 millions d'électeurs sur près de 160 millions ne s'étaient pas déplacés, malgré le vote obligatoire.
Le lendemain, CBC News rapporte que, le dépouillement étant achevé à 100 %, le tribunal électoral a donné à Lula, qui aura 81 ans mardi, une avance de près de 4,4 millions de voix, soit 51,8 % des suffrages. La chaîne décrit une soirée marquée par le « chaos » dans les bureaux de vote, après la décision de dernière minute de prolonger le scrutin de deux heures. Flávio Bolsonaro a refusé de concéder la défaite, jugeant cette prolongation sans précédent, alors que les deux camps l'avaient demandée, et a réclamé l'annulation des résultats, qu'il dit impossibles à accepter.
CBC insiste sur le discours du vainqueur. Lula y voit « une défaite du négationnisme et du mensonge » et affirme que « ce pays n'acceptera pas d'être l'arrière-cour de qui que ce soit ». La chaîne y voit une réaffirmation de la souveraineté brésilienne face à Washington, dont Lula est un critique déclaré.
Le cadre régional domine ainsi les deux textes. CBC écrit que le triomphe de Lula va à contre-courant d'une tendance où des candidats de centre droit alliés à Trump l'emportent de plus en plus, et le Globe rappelle que ses alliés ont gagné cette année au Chili, au Pérou et en Colombie. Avec la victoire de Lula, le Brésil et le Mexique de Claudia Sheinbaum restent dirigés par des présidents de centre gauche.
La contestation de Flávio Bolsonaro est rapportée de façon factuelle, sans développement sur ses chances de succès devant les instances judiciaires. Les enjeux économiques, notamment la réaction des marchés, ne figurent pas dans les extraits fournis : l'attention reste sur la géopolitique et sur la place des États-Unis dans la région.
ANGLE DOMINANT
Berne s'attache à l'après-scrutin : une réélection historique de Lula, mais un Brésil coupé en deux, un perdant qui conteste et un pouvoir qui s'annonce plus difficile à exercer.
POINTS CLES
ANALYSE
Berne, 26 octobre 2026. La presse suisse rend compte de la réélection de Luiz Inácio Lula da Silva en insistant sur la suite plus que sur le scrutin. Selon SRF, le président de gauche a remporté le second tour dimanche avec 51,75 % des voix contre 48,25 % à son rival de droite Flávio Bolsonaro, après dépouillement de presque tous les bulletins. Le Temps souligne que le sortant, bientôt 81 ans, devient « contre toute attente » le premier Brésilien à décrocher un quatrième mandat, sous les liesses de São Paulo, Rio et Brasília.
SRF relie ce résultat à l'orientation du pays : la victoire de Lula a mis fin à la tentative du camp Bolsonaro de rapprocher le Brésil, pays le plus peuplé et le plus puissant économiquement d'Amérique latine, du gouvernement de Donald Trump, une coopération plus étroite avec Washington ayant été promise en campagne. Le média énumère un bilan favorable : chômage à un plus bas historique, recul de la pauvreté, hausse du salaire minimum, introduction progressive de la semaine de cinq jours et recul de la déforestation en Amazonie. Il rappelle aussi le mécontentement face au coût de la vie, la dette publique élevée, la politique dépensière et un scandale de fraude présumée à l'assurance retraite.
Un second article de SRF s'attache à la contestation. Flávio Bolsonaro dit qu'il lui est impossible de reconnaître le résultat et veut faire annuler le scrutin à cause de la prolongation de deux heures de l'ouverture des bureaux. Son directeur de campagne met en garde contre un possible « coup de force judiciaire ». Il vise le juge Zanin, qui avait ordonné la prolongation en raison de problèmes de transports publics, décision tombée trop tard pour s'appliquer partout. Le camp Lula reproche pour sa part au président du tribunal électoral, Kassio Nunes Marques, d'être resté trop longtemps inactif alors qu'une demande de prolongation lui était parvenue dès midi. L'équipe Bolsonaro avait elle aussi réclamé un allongement dans certaines régions, à cause d'intempéries.
SRF note que Lula a gagné environ 10,4 millions de voix entre les deux tours, contre 3,7 millions pour son adversaire, aidé par une campagne numérique : le groupe WhatsApp « L'armée de Lula » a dépassé dix millions d'abonnés. Gouverner s'annonce pourtant plus ardu : Bolsonaro a obtenu près de la moitié des suffrages et son parti PL a gagné en influence au Parlement. Dans le camp vaincu, la question du leadership pourrait se poser ; le mandat de sénateur de Flávio expire en janvier et des enquêtes pour blanchiment présumé le visent.
ANGLE DOMINANT
Jérusalem mesure la réélection de Lula à l'aune de la guerre de Gaza : le retour d'un critique virulent d'Israël, et la défaite d'un allié de Netanyahou, pèsent plus que la querelle électorale brésilienne.
POINTS CLES
ANALYSE
Jérusalem, 26 octobre 2026. Pour la presse israélienne, la réélection de Luiz Inácio Lula da Silva dimanche 25 octobre se lit d'abord à travers le prisme de la relation avec Israël. Haaretz titre sur la victoire de Lula, qui bat "Netanyahu Ally Bolsonaro", et rappelle que le président brésilien, "once a staunch supporter of Israel", est devenu "a vocal critic of the Israeli government and the war in Gaza". Le quotidien note que cet homme de 80 ans, qui a vivement critiqué la guerre menée par Israël à Gaza, vient contrarier une tendance régionale de victoires de la droite en Amérique latine.
Le Jerusalem Post, qui reprend le récit de Reuters, insiste sur l'ampleur de la surprise : selon la cour électorale, Lula obtient un quatrième mandat inédit, dans un résultat qui "defied polls, precedent and global anti-incumbent sentiment". Le texte rappelle que le sénateur Flávio Bolsonaro, fils aîné de l'ancien président Jair Bolsonaro, était arrivé en tête du premier tour et espérait ressusciter le mouvement d'extrême droite de son père. Lula, ancien métallurgiste et syndicaliste, avait été emprisonné de 2018 à 2019 pour des faits de corruption, condamnations ensuite annulées, ce qui lui avait permis de battre Jair Bolsonaro en 2022.
Le journal détaille les ressorts du scrutin. Des électeurs s'étaient lassés de Lula et du Parti des travailleurs après des scandales de corruption et la hausse des prix, et le président semblait déconnecté d'une économie de plus en plus numérique. Les sondeurs attribuent la victoire à une participation supérieure aux attentes. Pour Leonardo Barreto, du cabinet Think Policy, les électeurs ont choisi "a known path, which guarantees certain rights" plutôt que le changement. La députée de gauche Erika Hilton, présente auprès de Lula à São Paulo, le qualifie d'"homme d'État, un géant".
Le Jerusalem Post consacre une brève séparée au refus de Flávio Bolsonaro de reconnaître sa défaite. Le sénateur a annoncé qu'il demanderait l'annulation du second tour et jugé "unacceptable" la décision du juge de la Cour suprême Cristiano Zanin de prolonger le vote de deux heures. Le texte, publié comme un article en cours de développement, ne détaille ni le recours ni ses chances d'aboutir.
Les deux journaux ne commentent pas à ce stade d'éventuelles conséquences concrètes pour les relations bilatérales entre Brasília et Jérusalem, ni la réaction du gouvernement israélien. Le cadrage reste celui d'un résultat électoral lu par son effet sur l'alignement du Brésil, entre la droite proche de Netanyahou et un président hostile à la conduite de la guerre à Gaza.
ANGLE DOMINANT
Santiago décrypte la réélection de Lula à travers le prisme des relations bilatérales et du clivage régional : le gouvernement de Kast félicite, la gauche chilienne célèbre, et le refus de Flávio Bolsonaro est rapporté comme le point de friction.
POINTS CLES
ANALYSE
Santiago, 26 octobre 2026. La presse chilienne couvre la réélection de Lula d'abord comme un événement régional, où Chili et Brésil se parlent à travers leurs propres clivages. La Tercera rapporte que, avec 100 % des bulletins dépouillés, Lula l'a emporté dimanche 25 octobre avec 51,79 % (64 256 232 voix) contre 48,21 % (59 826 041) pour Flávio Bolsonaro. Le quotidien insiste sur le caractère inédit du scrutin : un quatrième mandat, et la première fois, depuis 1989, qu'un candidat arrivé deuxième au premier tour s'impose au second, en retournant un écart de 2,2 millions de voix.
La journée est racontée par La Tercera et BioBioChile à travers la prolongation du vote. Le ministre du Tribunal suprême fédéral Cristiano Zanin a repoussé la clôture de deux heures, jusqu'à 19 h, à cause des pluies et du manque de bus, à la demande des deux camps. Flávio Bolsonaro y voit une intervention illégitime : « Il est impossible de reconnaître le résultat des élections » et « nous demanderons l'annulation de ces élections », a-t-il déclaré, dénonçant une « flagrante inégalité » entre villes et États.
Le registre est surtout diplomatique. La Tercera publie le communiqué de la Chancellerie du gouvernement de José Antonio Kast, qui félicite Lula et rappelle que « pour le Chili, le Brésil constitue un partenaire stratégique », avec 190 ans de relations. Kast écrit sur X avoir parlé avec Lula et vouloir une agenda d'« intégration économique et de lutte contre le crime organisé ». À gauche, l'ex-président Gabriel Boric remercie « viejo lindo » Lula de « ne jamais cesser de lutter », Michelle Bachelet salue le rôle du Brésil dans la région, et le Parti socialiste y voit « une lueur d'espoir pour toute l'Amérique latine ». Le communiste Lautaro Carmona parle d'un « grand triomphe de la démocratie ».
La Tercera relaie aussi la formule de Gustavo Petro, « le fascisme a été arrêté en Amérique latine, au Brésil ». BioBioChile avait cadré le vote comme un test pour la « vague de droite » : selon l'article, les sept dernières présidentielles de la région depuis 2025 ont été gagnées par la droite, et un politologue de l'Université du Michigan, cité d'après la BBC Mundo, rappelait que le Brésil est la première économie de la région. El Ciudadano, avant le scrutin, relayait l'éditorial de Brasil 247 opposant « souveraineté » et « vassalité » envers Washington.
Dans son discours, Lula a dit vouloir gouverner pour « 215 millions » de Brésiliens et que « nous n'avons plus d'adversaires », selon La Tercera ; BioBioChile retient aussi son appel à réguler les grandes plateformes numériques face à l'ingérence étrangère.
ANGLE DOMINANT
Pékin retient de la réélection de Lula la continuité d'un gouvernement partenaire de la Chine et la formule d'un Brésil qui n'est « le pré carré de personne », plus que la contestation de Flávio Bolsonaro.
POINTS CLES
ANALYSE
Pékin, 26 octobre 2026. Les médias chinois traitent la réélection de Luiz Inácio Lula da Silva comme un événement d'abord régional et diplomatique. CGTN, chaîne internationale de la télévision publique, annonce que le président sortant, candidat du Parti des travailleurs, a remporté le second tour dimanche 25 octobre, selon les résultats du Tribunal supérieur électoral publiés dimanche soir. Avec 99,99 % des bulletins dépouillés, Lula recueille 51,79 % des suffrages valides contre 48,21 % pour Flávio Bolsonaro, candidat du Parti libéral et fils de l'ancien président Jair Bolsonaro. CGTN précise que Lula sera investi le 5 janvier 2027 pour un mandat de quatre ans, son quatrième scrutin gagné à la présidence.
La chaîne rapporte le discours de victoire prononcé à São Paulo. Lula y promet de travailler avec le Congrès conservateur élu par la population et d'associer davantage les citoyens aux décisions. CGTN insiste sur un autre passage : le président a souligné la nécessité de renforcer la régulation du numérique après avoir, dit-il, vaincu une ingérence étrangère passant par les plateformes en ligne, affirmant que le Brésil n'est « le pré carré de personne » (« no one's backyard »). La formule est reprise telle quelle par le récit chinois, sans que la nature de cette ingérence soit détaillée.
Le South China Morning Post, quotidien de Hong Kong, choisit pour sa part un angle de performance électorale : une « remontada » inédite. Lula arrivait derrière au premier tour, et aucun candidat distancé à l'issue du premier tour n'avait gagné un second tour depuis l'adoption du système en 1989. Le journal qualifie Flávio Bolsonaro d'allié de Trump et de sénateur de droite, et rattache surtout la victoire à l'économie bilatérale : elle prolonge selon lui un gouvernement qui a supervisé des investissements chinois à un niveau record.
La contestation du perdant est mentionnée, mais de façon brève. CGTN indique que Flávio Bolsonaro, s'exprimant depuis Brasília, a jugé « impossible » de reconnaître les résultats et appelé à l'annulation du scrutin. Le titre de l'article, « Bolsonaro refuses to concede », la place en sous-titre du récit de la victoire. Les articles du corpus ne détaillent ni les arguments juridiques du recours, ni la prolongation du vote, ni la réaction des marchés.
Le récit chinois s'ouvre ainsi sur trois éléments : la légitimité du résultat établie par l'instance électorale officielle, la souveraineté numérique et politique du Brésil face aux pressions extérieures, et la poursuite d'une relation économique favorable à Pékin. La question de la stabilité institutionnelle brésilienne reste en arrière-plan.
ANGLE DOMINANT
Bogotá mesure la réélection de Lula à l'aune du virage conservateur régional : le Brésil reste un bastion de gauche face à l'élan soutenu par Trump, dont la Colombie fait partie.
POINTS CLES
ANALYSE
Bogotá, 26 octobre 2026. La presse colombienne couvre la réélection de Luiz Inácio Lula da Silva comme un événement continental. El Colombiano écrit que, avec ce triomphe, le Brésil « se desvía del giro a la derecha » pris par l'Argentine, le Chili ou la Colombie, soutenus par Donald Trump, et reste l'un des rares bastions progressistes de la région. Portafolio parle d'un coup de frein à ce virage conservateur.
Les chiffres sont repris des résultats officiels : 51,76 % contre 48,24 % pour Flávio Bolsonaro, avec 99,81 % des urnes dépouillées, soit plus de quatre millions de voix d'écart. Portafolio souligne une remontée inédite : c'est la première fois depuis la fin de la dictature (1964-1985) qu'un candidat arrivé deuxième au premier tour l'emporte au second. Lula, 81 ans, prendra ses fonctions le 5 janvier. El Colombiano relève qu'aucune grande enquête n'avait prévu sa victoire.
Le déroulement du dimanche 25 octobre est détaillé. Portafolio rapporte que le juge Cristiano Zanin, du Tribunal suprême fédéral, a prolongé le vote de deux heures, jusqu'à 19 h locales, à la demande de la campagne de Lula, qui dénonçait des incidents dans le transport des électeurs. Selon EFE, la décision est tombée alors que le dépouillement avait déjà commencé.
Semana donne la parole au perdant. Flávio Bolsonaro a déclaré à Brasília : « Es imposible reconocer el resultado » et « voy a pedir la anulación de estas elecciones », qualifiant la prolongation d'« inaceptable » parce que, dit-il, elle a « changé les règles du jeu d'un trait de plume ». Il affirme ne jamais pouvoir savoir combien de voix il aurait obtenues dans les États où les urnes n'ont pas rouvert. Le même média cite Lula, ému, voyant dans le scrutin « una derrota de la mentira » et dénonçant des tentatives d'ingérence extérieure.
Le prisme économique est porté par La República : Lula hérite d'un déficit budgétaire de 9,48 % et d'une dette publique de 82,9 % du PIB, avec des taux d'intérêt montés à 15 % pour contenir l'inflation. Le journal rappelle aussi une croissance moyenne de 3 % entre 2023 et 2025 et un chômage à des planchers historiques. Avant le vote, il évoquait des accusations d'ingérence américaine, que Washington nie, et le tarif de 50 % imposé par Trump en 2025 après la condamnation de Jair Bolsonaro.
ANGLE DOMINANT
Berlin retient d'abord la stabilité institutionnelle brésilienne : une victoire historique de Lula, aussitôt contestée par Flávio Bolsonaro qui réclame l'annulation du scrutin.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 26 octobre 2026. La presse allemande traite le second tour brésilien du dimanche 25 octobre comme une victoire historique doublée d'un test pour les institutions. Selon la FAZ, Luiz Inácio Lula da Silva, 80 ans, l'emporte avec 51,8 % des suffrages valides contre 48,2 % pour Flávio Bolsonaro. Selon la Tagesschau, citant le Tribunal supérieur électoral, l'écart atteint près de 4,4 millions de voix. Le Handelsblatt, depuis Salvador, parle d'une « victoire spectaculaire » et souligne que Lula a gagné 10,3 millions de voix entre les deux tours, contre 3,7 millions pour son adversaire.
La FAZ note que, pour la première fois depuis le retour à l'élection présidentielle directe en 1989, un candidat rattrape un retard du premier tour : Bolsonaro menait alors par 47 % contre 45 %. Elle relève que Lula s'impose à contre-courant des législatives et régionales, où le camp Bolsonaro a obtenu de bons résultats, et l'explique en partie par les faiblesses de son rival, notamment des enquêtes sur le financement d'un film consacré à son père. La Tagesschau cite des sondeurs selon lesquels une participation inattendue élevée a aidé Lula ; le Handelsblatt dit qu'il a surtout mobilisé des abstentionnistes du premier tour.
L'autre versant du récit est la contestation. Flávio Bolsonaro, présenté par la Tagesschau comme le fils de l'ancien président d'extrême droite assigné à résidence, a déclaré à Brasília : « Il est impossible de reconnaître le résultat » et annoncé qu'il demanderait l'annulation du scrutin. Il invoque la prolongation du vote de deux heures décidée peu avant la fermeture des bureaux, jugée « inacceptable » et « sans précédent ». Les médias allemands rappellent que cette prolongation répondait à des perturbations des transports publics et à des intempéries.
Les journaux prennent soin de rétablir le contexte : la FAZ précise que la demande venait de la campagne de Lula, mais que celle de Bolsonaro réclamait aussi une extension, limitée à Minas Gerais, Rio Grande do Sul, Paraná, São Paulo et Santa Catarina, en raison de pluies, d'inondations et de coupures de courant. La Tagesschau formule la même nuance : les deux camps en avaient fait la demande, seul le périmètre différait.
Lula, qui fêtera ses 81 ans cette semaine, a présenté sa victoire comme un vote pour la démocratie : les Brésiliens ont voté pour « sécuriser la démocratie ». Des milliers de partisans ont fêté le résultat dans la rue. DW avait de son côté décrit avant le scrutin deux projets que tout oppose, entre souvenir des programmes sociaux des gouvernements Lula de 2003 à 2011 et volonté de revanche d'une dynastie politique.
ANGLE DOMINANT
Quito retient surtout la dimension diplomatique de la réélection de Lula : félicitations de Noboa, réactions des voisins et lecture d'un frein au virage à droite régional, la contestation de Flávio Bolsonaro restant au second plan.
POINTS CLES
ANALYSE
Quito, 26 octobre 2026. Dimanche 25 octobre 2026, Luiz Inácio Lula da Silva a remporté le second tour de la présidentielle brésilienne. Primicias donne 51,74 % contre 48,26 % pour le sénateur Flávio Bolsonaro, avec plus de quatre millions de voix d'écart ; El Comercio souligne qu'aucun candidat arrivé deuxième au premier tour ne l'avait emporté au second depuis la fin de la dictature (1964-1985). Lula, 80 ans, prendra ses fonctions le 5 janvier.
La presse équatorienne s'attarde sur la réaction de son propre président. Daniel Noboa a félicité Lula sur X : « Notre région a des ennemis communs, des défis partagés et beaucoup à gagner quand nous travaillons ensemble ». Le chancelier Roberto Kury a salué le peuple brésilien et dit vouloir renforcer l'amitié et la coopération entre l'Équateur et le Brésil. Les médias notent que ce message rejoint ceux de la Bolivie et du Paraguay, dont les gouvernements, pourtant éloignés de Lula sur le plan idéologique, ont mis en avant la coopération économique, commerciale et d'infrastructure.
Les réactions régionales occupent une large place. Claudia Sheinbaum écrit « Vive la démocratie, le peuple du Brésil a gagné », Gustavo Petro parle d'un « triomphe pour l'humanité », Rodrigo Paz évoque deux pays « voisins et frères ». Primicias relève que les deux grandes économies d'Amérique latine restent à gauche, alors que la droite gouverne la majeure partie de la région ; El Comercio y lit un frein au virage à droite du continent.
Le volet contentieux est traité plus sobrement. Selon El Universo, l'équipe de Lula a saisi le Tribunal supérieur électoral d'un recours « urgentissime » pour prolonger le vote de deux heures, en raison des incidents de transport ; Flávio Bolsonaro avait demandé une extension locale pour cause de fortes pluies. Le juge Cristiano Zanin a étendu l'horaire jusqu'à 19 heures. Flávio Bolsonaro a jugé « impossible de reconnaître le résultat dans ces conditions » et annoncé qu'il demanderait l'annulation du scrutin : « Je n'accepterai pas que les règles du jeu aient changé pendant le jeu ». Des parlementaires de l'opposition, dont Marcel van Hattem, préparent une demande de destitution contre Zanin.
Lula, à São Paulo, a parlé d'une « défaite du mensonge et du négationnisme » et promis « le meilleur mandat qu'un président ait jamais fait ». Pour la presse équatorienne, le scrutin vaut surtout comme repère diplomatique : celui d'un voisin continental avec lequel Quito veut maintenir des relations de coopération, quelle que soit la contestation en cours à Brasília.
ANGLE DOMINANT
Helsinki retient la contestation du résultat plus que la victoire elle-même : un quatrième mandat pour Lula, un perdant qui réclame l'annulation du scrutin.
POINTS CLES
ANALYSE
Helsinki, 26 octobre 2026. Les médias finlandais traitent l'élection brésilienne comme une dépêche de politique étrangère centrée sur un fait : le président sortant Luiz Inácio Lula da Silva a gagné, et son adversaire ne l'accepte pas.
Ilta-Sanomat, qui s'appuie sur The Guardian et sur Reuters, donne 51,79 % pour Lula et 48,21 % pour Flávio Bolsonaro, « lorsque presque tous les votes ont été dépouillés ». MTV Uutiset indique 51,7 % contre 48,2 %. Les deux titres soulignent que la victoire est étroite et que Lula obtient un quatrième mandat, le deuxième consécutif, après son retour au pouvoir lors du scrutin de 2022. MTV précise qu'il est âgé de près de 81 ans.
Le point de friction est la prolongation du vote. Ilta-Sanomat explique que la plus haute juridiction a rallongé de deux heures l'ouverture des bureaux, ce que Flávio Bolsonaro juge inacceptable, et qu'il annonce vouloir demander l'annulation de l'élection. Le quotidien ajoute une nuance empruntée au Guardian : le camp Bolsonaro avait lui aussi demandé ce prolongement. Il rappelle aussi que Lula avait affirmé, avant les résultats, que des électeurs avaient été empêchés d'atteindre les bureaux par le retrait de bus, et qu'il en avait accusé notamment le maire de São Paulo. La fermeture, prévue à 22 heures heure finlandaise, a finalement été repoussée jusqu'à minuit.
Le contexte familial est posé sans détour : Flávio Bolsonaro, 45 ans, est le fils de l'ancien président Jair Bolsonaro, qui purge une peine de prison, et avait promis de la faire annuler. MTV le décrit comme sénateur de droite, arrivé en tête au premier tour de justesse. Ilta-Sanomat note qu'il était aussi mieux placé que Lula dans les statistiques des paris.
MTV consacre un passage au discours de victoire : Lula affirme que les Brésiliens ont voté « pour la démocratie » et promet de durcir la régulation des grandes plateformes technologiques. Ses partisans reprochent à Meta d'avoir réduit la visibilité des contenus de leur candidat sur les réseaux sociaux ; Meta nie cette accusation.
La couverture reste brève et factuelle. Elle ne détaille ni les marchés, ni les réactions régionales, ni la procédure précise d'un éventuel recours devant le Tribunal supérieur électoral : l'enjeu principal retenu est la solidité du résultat face à un camp qui refuse de le reconnaître.
ANGLE DOMINANT
Paris retient de la réélection de Lula un camouflet pour la vague conservatrice latino-américaine et pour Donald Trump, plus qu'un simple scrutin brésilien, tout en notant la contestation de Flavio Bolsonaro et un Congrès hostile.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 26 octobre 2026. La presse française fait de la réélection de Luiz Inacio Lula da Silva, dimanche 25 octobre, un événement continental avant d'en faire un événement brésilien. Avec 51,8 % des voix contre 48,2 % pour Flavio Bolsonaro, soit 4,4 millions de voix d'écart selon Sud Ouest et BFMTV, le président de gauche, qui aura 81 ans mardi, obtient un quatrième mandat inédit après avoir été devancé au premier tour (45 % contre 47 %). RFI y voit « un véritable exploit électoral » : jamais un candidat arrivé deuxième au premier tour n'avait renversé la situation au Brésil.
Le récit s'ancre dans la région. « Le Brésil n'a finalement pas viré à droite comme l'Argentine, le Chili ou encore la Colombie », répètent France 24, Le Monde, BFMTV ou 20 Minutes, qui reprennent la même dépêche. France 24 rappelle que Chili, Pérou, Équateur et Colombie ont rejoint le « Bouclier des Amériques » américain et parle d'un revers pour Donald Trump, qui soutenait la famille Bolsonaro. Lula a défendu la souveraineté de son pays, affirmant que le Brésil « n'accepte pas d'être la cour arrière de qui que ce soit ». Le Monde évoque un « spectre » bolsonariste aligné sur Washington qui aurait mobilisé les électeurs.
La contestation de Flavio Bolsonaro est traitée comme un fait politique plus que comme un risque réel. « Il est impossible de reconnaître les élections », a-t-il déclaré à Brasilia, en invoquant la prolongation de deux heures du vote ordonnée par le juge Cristiano Zanin à la demande de Lula, qui dénonçait le retrait de bus à São Paulo et à Salvador de Bahia. L'Express précise que le camp Bolsonaro avait lui aussi demandé une prolongation, pour cause de pluies, et que, selon les analystes, l'ampleur de la défaite rend l'annulation peu probable.
Les médias soulignent ensuite la fragilité de la victoire. Le Monde rappelle que la droite détient la majorité dans les deux chambres, avec 286 députés sur 513 et 51 sénateurs sur 81 ; la politiste Thais Pavez parle de conditions de gouvernement « extrêmement hostiles ». France 24 en anglais ajoute le fardeau budgétaire : une dette publique supérieure à 80 % du PIB.
Enfin, la presse relaie les réactions latino-américaines : félicitations de Claudia Sheinbaum et de Miguel Díaz-Canel, mais aussi de Keiko Fujimori et de José Antonio Kast, qui promettent de coopérer avec Brasília.
ANGLE DOMINANT
Budapest retient d'abord le retournement historique de Lula et la contestation de Flávio Bolsonaro, que la presse hongroise juge peu susceptible d'aboutir devant la justice électorale.
POINTS CLES
ANALYSE
Budapest, 26 octobre 2026. Les médias hongrois ouvrent sur la victoire de Luiz Inácio Lula da Silva au second tour de dimanche 25 octobre, son quatrième mandat. Telex parle d'un « retournement historique » : depuis 1988, le vainqueur du premier tour avait toujours fini par l'emporter, or c'est Flávio Bolsonaro qui était arrivé en tête début octobre, avec 47,3 % contre 45,16 % pour Lula. Telex donne 51,78 % des voix à Lula contre 48,22 %, soit un écart plus net qu'il y a quatre ans, quand il avait obtenu 50,9 %. Le site rappelle que les sondages, favorables à Bolsonaro entre les deux tours, s'étaient resserrés jusqu'à une quasi-égalité dans les derniers jours de campagne.
Le récit de la soirée insiste sur le suspense : en tête au début du dépouillement, Lula a été rejoint puis brièvement dépassé, avant de reprendre l'avantage. Telex explique que le dépouillement n'a commencé qu'à 23 heures, heure hongroise, parce que le président de la Cour suprême a prolongé de deux heures l'ouverture des bureaux, après le retrait de bus dans plusieurs villes qui empêchait des électeurs de voter. HVG et 444, qui reprennent la dépêche de l'agence MTI, parlent de problèmes de transport et de météo.
Le refus de Flávio Bolsonaro est traité comme le second temps de l'histoire. Lors d'une conférence de presse à Brasília, il a jugé « impossible » d'accepter le résultat, remettant en cause la légalité d'un scrutin prolongé, et 444 précise qu'il veut en obtenir l'annulation. Les trois médias citent toutefois des analystes selon lesquels les chances d'annulation sont minces : le camp Bolsonaro avait lui-même demandé des prolongations dans certaines régions, et Lula l'emporte avec plus de 4 millions de voix d'avance.
Les articles décrivent aussi le profil des deux hommes. Lula, 80 ans, emprisonné en 2018 pour corruption avant l'annulation des condamnations, avait déjà été réélu en 2022. 444 le qualifie de candidat « précédemment condamné pour blanchiment », tandis que Flávio Bolsonaro, 45 ans, sénateur, est présenté comme le fils de l'ex-président condamné à 27 ans de prison pour tentative de putsch, lui-même visé par une enquête selon Telex.
Sur la suite, HVG et 444 notent que Lula, qui prendra ses fonctions le 5 janvier pour quatre ans, a promis dans son discours de victoire de coopérer avec un Congrès conservateur élu par les Brésiliens et d'élargir la participation citoyenne. 444 renvoie à son article de samedi, qui jugeait que le glissement à droite du pays et de l'Amérique du Sud ne s'arrêterait probablement pas, même avec une victoire de Lula.
ANGLE DOMINANT
New Delhi salue la réélection de Lula comme un gain pour le partenariat stratégique indo-brésilien et le Sud global, tandis que la presse indienne la présente aussi comme un revers pour les alliés de Trump en Amérique latine.
POINTS CLES
ANALYSE
New Delhi, 26 octobre 2026. La presse indienne rend compte de la réélection de Luiz Inácio Lula da Silva en insistant sur sa portée géopolitique. Le Times of India, s'appuyant sur la couverture en direct de Reuters, indique que le président brésilien a battu le sénateur conservateur Flávio Bolsonaro lors du second tour de dimanche 25 octobre. Avec plus de 78 % des bulletins dépouillés, Lula était à 51,21 % contre 48,79 %. L'institut Datafolha avait projeté sa victoire avant la confirmation de l'autorité électorale.
Le quotidien présente le résultat comme « a setback for US President Donald Trump's allies in Latin America ». Une victoire de Flávio Bolsonaro, fils de l'ancien président emprisonné Jair Bolsonaro, aurait marqué un virage à droite dans la première économie de la région. Il rappelle que le candidat conservateur avait fait campagne sur un rapprochement avec Washington et promis de meilleurs accords avec l'administration Trump, alors que Lula avait critiqué les droits de douane américains sur les exportations brésiliennes et la désignation de groupes de narcotrafiquants comme organisations terroristes étrangères. Avec cette victoire, le Brésil et le Mexique restent dirigés par des dirigeants de centre gauche. Le journal décrit aussi des scènes de liesse à Rio de Janeiro, dans le quartier de Laranjeiras, et à São Paulo, et note que Lula, qui a gouverné de 2003 à 2010, cherchait un quatrième mandat sans précédent.
Le lundi 26 octobre, le Premier ministre Narendra Modi a félicité Lula pour sa « remarkable re-election victory », selon The Hindu Business Line. Dans un message sur X, il l'appelle « my dear friend » et dit vouloir « deepen and expand the multifaceted India-Brazil Strategic Partnership ». Il évoque une coopération renforcée dans divers secteurs, les priorités communes du Sud global et un monde plus inclusif, équitable et durable.
Le média économique précise qu'avec 100 % des voix dépouillées, la Cour électorale a annoncé une avance de près de 4,4 millions de voix pour Lula, soit 51,8 % des suffrages. Les deux articles fournis traitent surtout de la dimension internationale du scrutin, des relations avec les États-Unis et du lien bilatéral. Ils ne détaillent pas le contentieux post-électoral ni la réaction des marchés.
ANGLE DOMINANT
Rome retient d'abord un Brésil coupé en deux : la presse italienne salue la rémonte de Lula, mais s'attarde sur le refus de Flávio Bolsonaro de reconnaître le résultat.
POINTS CLES
ANALYSE
Rome, 26 octobre 2026. Les médias italiens couvrent le second tour brésilien comme un duel serré dont l'issue ne règle rien. La Repubblica rappelle qu'au premier tour, Flávio Bolsonaro, 45 ans, fils de l'ex-président Jair « condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État », l'avait emporté avec 47,03 % des voix valides contre 45,16 % pour Lula, d'où des sondages annonçant « une sfida all'ultimo voto ». Environ 158,7 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes.
La journée est suivie heure par heure. Selon La Repubblica, la clôture prévue à 17 heures locales (21 heures en Italie) a été repoussée de deux heures par le juge Cristiano Zanin, qui a accueilli une demande du comité de campagne de Lula signalant des « incidents » ayant entravé le transport des électeurs. Zanin a invoqué « la gravité des faits exposés », et le dépouillement, déjà entamé, a été suspendu. L'ANSA, le matin, décrivait un duel au coude-à-coude, avec un léger avantage d'environ un point pour Bolsonaro dans les sondages, et relevait que Lula, 80 ans, avait dénoncé des violences politiques, citant l'agression d'une conseillère municipale du PT dans le Minas Gerais.
Adnkronos titre sur la victoire : Lula l'emporte avec 51,78 % des voix, contre 48,22 % pour Bolsonaro, et décroche un quatrième mandat. Dans son discours à São Paulo, il a loué « la générosité du peuple brésilien », le rôle des jeunes « descendus dans la rue pour défendre la démocratie » et promis d'associer davantage les citoyens aux décisions, avec la communication numérique au premier plan. Face à un Congrès conservateur, il répond : « Ce n'est pas moi qui ai choisi le Congrès, c'est le peuple ». Il adresse aussi un message aux États-Unis de Donald Trump : « Ce pays n'acceptera pas d'être la cour arrière de quelqu'un ». Depuis Brasília, Bolsonaro conteste le résultat.
Libero Quotidiano, avant le vote, inscrivait l'élection dans la « guerre froide » entre Washington et Pékin : le Brésil, dixième économie mondiale, premier exportateur de soja et détenteur de lithium et de niobium, ferait de ce scrutin un enjeu mondial. Le journal présente Flávio comme le « trumpisme 2.0 », avec un programme d'exclusion de Huawei du 5G et de privatisation de Petrobras.
Le titre de La Repubblica résume le fil rouge : le triomphe de Lula, mais un adversaire qui ne reconnaît pas le verdict et un pays que cette victoire « ne guérit pas » de ses divisions.
ANGLE DOMINANT
Vilnius retient du scrutin brésilien un coup d'arrêt à la vague conservatrice soutenue par Donald Trump en Amérique latine, plus que la querelle sur le résultat.
POINTS CLES
ANALYSE
Vilnius, 26 octobre 2026. La presse lituanienne, 15min et Verslo žinios en tête, présente la réélection de Luiz Inácio Lula da Silva comme un coup d'arrêt à la poussée conservatrice en Amérique latine. Selon les résultats officiels, il a recueilli 51,8 % des voix contre 48,2 % pour Flávio Bolsonaro, soit environ 4,4 millions de suffrages d'avance. Les deux médias soulignent que le Brésil a résisté à la vague qui a fait basculer à droite l'Argentine, le Chili, la Colombie et le Pérou, avec le soutien du président américain Donald Trump. Âgé de 81 ans ce mardi, Lula a démenti les pronostics et décroche un quatrième mandat sans précédent.
Le récit insiste sur le caractère inédit de la victoire : depuis 1989 et les premières élections directes après la dictature militaire, aucun candidat battu au premier tour n'avait fêté une victoire au second. La veille du vote, les deux médias décrivaient une course serrée, les derniers sondages donnant les candidats au coude-à-coude. Lula se posait en rempart contre l'ingérence américaine et le recul démocratique, tandis que son rival promettait de durcir la lutte contre la criminalité et de réduire les dépenses publiques.
Le volet contentieux est détaillé. La Cour suprême a prolongé le vote de deux heures, alors que certains bureaux avaient déjà fermé, à la demande de Lula, qui dénonçait le retrait de bus dans plusieurs villes. Flávio Bolsonaro avait lui aussi réclamé une prolongation dans certaines régions à cause de fortes pluies, mais a qualifié la décision de la cour d'« inacceptable et sale tour ». Dans une brève allocution, au visage fermé, il a déclaré : « Il est impossible de reconnaître les résultats. Je demanderai l'annulation de ces élections. »
Les articles rappellent l'arrière-plan familial : son père, Jair Bolsonaro, purge une peine de 27 ans de prison pour tentative de coup d'État après sa défaite de 2022. Durant la campagne, Flávio Bolsonaro, 45 ans, se présentait comme plus modéré que son père, mais annonçait que son premier geste serait de le libérer. Donald Trump, précisent les textes, n'avait pas publiquement soutenu le fils de son allié.
Côté vainqueur, la presse cite le message sur la démocratie : les électeurs seraient allés voter parce qu'on avait réussi à les convaincre que le scrutin était essentiel pour la garantir. Vue de Vilnius, la lecture reste celle d'un observateur extérieur, attentif à la position géopolitique du Brésil entre Washington et la gauche latino-américaine, davantage qu'aux enjeux économiques internes.
ANGLE DOMINANT
Mexico retient de ce scrutin l'aubaine d'un allié conservé : la réélection de Lula est lue à travers l'affinité Sheinbaum-Lula et l'isolement de la gauche face à la droite régionale.
POINTS CLES
ANALYSE
Mexico, 26 octobre 2026. La presse mexicaine couvre la victoire de Luiz Inácio Lula da Silva au second tour du dimanche 25 octobre en y cherchant d'abord ce qu'elle change pour la région. El Financiero, reprenant Bloomberg, parle d'une « épique remontada » qui « suppose une défaite pour l'avancée de la droite en Amérique latine ». Selon le Tribunal supérieur électoral, Lula l'emporte avec 51,77 % contre 48,23 % pour Flávio Bolsonaro, avec 99,89 % des suffrages dépouillés ; les titres mexicains donnent des décimales légèrement différentes selon l'heure de la coupe.
Le fil national est celui de la présidente Claudia Sheinbaum, qui a écrit sur les réseaux : « Viva la democracia, ganó el pueblo de Brasil. ¡Felicidades presidente Lula! ». El Financiero en tire une lecture régionale : le Brésil et le Mexique deviennent « les derniers pays » gouvernés par des partis se disant de gauche face à la montée de l'extrême droite, et les deux plus grandes économies d'Amérique latine entretiennent un rapprochement depuis la présence de Lula à l'investiture de Sheinbaum, le 1er octobre 2024.
El Informador et 8 Columnas détaillent le renversement : au premier tour, le 4 octobre, Flávio Bolsonaro était en tête avec 47,03 % contre 45,16 % pour Lula ; l'écart final dépasse quatre millions de voix, environ 4,4 millions selon 8 Columnas citant l'agence AP. El Siglo de Torreón souligne que, depuis la fin de la dictature en 1985, aucun candidat arrivé second au premier tour n'avait gagné le second. 8 Columnas note aussi que le Parti libéral aura 121 députés contre 88 pour la coalition du PT : Lula devra négocier avec le centre.
La contestation occupe un second plan, mais précis. Reforma et El Norte rapportent que Flávio Bolsonaro « solicitará la anulación » du second tour. El Siglo de Torreón cite ses mots : « Es imposible reconocer las elecciones en esas condiciones », en visant la décision du juge du Suprême tribunal fédéral Cristiano Zanin de prolonger le vote de deux heures, à la demande du camp Lula ; il rappelle que Zanin fut l'avocat personnel du président. El Financiero précise que, selon sa version, les deux candidats avaient demandé une prolongation dans certaines villes, à cause de problèmes de transport dans neuf États et de fortes pluies dans le sud.
Le même quotidien relève une journée « chaotique », avec des dénonciations d'entraves au vote, et El Siglo de Torreón mentionne l'ordre d'arrestation d'un responsable du parti de Bolsonaro après le défaut d'autobus. Pour la suite, El Financiero juge la tâche de Lula « presque impossible » : stabiliser la première économie de la région et atténuer une polarisation que la campagne a mise à nu.
ANGLE DOMINANT
Kuala Lumpur salue la réélection de Lula comme une victoire du Sud global et y puise l'occasion de resserrer les liens commerciaux entre l'ASEAN et l'Amérique latine.
POINTS CLES
ANALYSE
Kuala Lumpur, 26 octobre 2026. Les médias malaisiens traitent la réélection de Luiz Inácio Lula da Silva sous deux angles : l'ampleur du retournement électoral et la réaction immédiate du Premier ministre Anwar Ibrahim.
The Vibes, qui reprend l'AFP, parle d'un « retour spectaculaire » : dimanche 25 octobre, Lula a battu le sénateur de droite Flávio Bolsonaro, fils de l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro, et obtient un quatrième mandat inédit. Les résultats officiels lui donnent 51,7 % des voix contre 48,2 %. Le quotidien rappelle qu'au premier tour, Lula avait recueilli 45 % contre 47 % pour son rival, et que les sondages donnaient ensuite les deux candidats à égalité statistique. Aucun candidat arrivé deuxième au premier tour n'avait gagné le second depuis la première présidentielle directe de 1989, qui a suivi la fin de la dictature militaire. Lula aura 81 ans mardi. Le journal décrit les feux d'artifice et les vuvuzelas à Rio de Janeiro et des milliers de partisans vêtus de rouge à São Paulo.
L'AFP, citée par The Vibes, replace ce résultat dans un contexte régional : il constitue un revers pour les forces conservatrices d'Amérique latine, où l'Argentine, le Chili, la Colombie et le Pérou ont viré à droite avec le soutien du président américain Donald Trump.
C'est toutefois la réaction d'Anwar qui structure la couverture de Malay Mail et de The Sun MY. Dans un message Facebook, le Premier ministre félicite son « cher ami » pour une « victoire électorale historique » et estime que ce scrutin très disputé lui donne un mandat renouvelé. Il salue l'engagement de Lula pour la justice sociale et la réduction de la pauvreté, ainsi que sa défense des pays en développement. Il ajoute : « Je partage sa conviction que le Sud global doit avoir une voix plus forte pour façonner un ordre international plus juste. »
Sur le plan pratique, Anwar annonce que la Malaisie veut renforcer le commerce et l'investissement avec le Brésil, faire avancer la coopération entre l'ASEAN et l'Amérique latine et « donner plus de substance » au partenariat bilatéral. Malay Mail précise que Kuala Lumpur entend travailler étroitement avec Brasília sous la présidence continuée de Lula.
Les trois articles retiennent donc le Brésil comme partenaire diplomatique et comme point d'appui du Sud global, plus que comme enjeu de politique intérieure brésilienne.
ANGLE DOMINANT
Abuja retient de la réélection de Lula un coup d'arrêt à la vague conservatrice latino-américaine adossée à Donald Trump, plus qu'un simple scrutin brésilien.
POINTS CLES
ANALYSE
Abuja, 26 octobre 2026. La presse nigériane couvre la réélection de Luiz Inácio Lula da Silva comme un renversement de tendance régionale. Vanguard, qui reprend une dépêche de l'AFP, parle d'un retour spectaculaire : le dirigeant de gauche, qui aura 81 ans mardi, a battu dimanche le sénateur de droite Flávio Bolsonaro, largement en tête au premier tour, avec 51,75 % des voix contre 48,25 %, selon les résultats officiels. Il obtient un quatrième mandat inédit à la tête du plus grand pays d'Amérique latine.
Le prisme est d'abord continental. Vanguard note que le Brésil a stoppé une vague conservatrice qui a fait basculer à droite l'Argentine, le Chili, la Colombie et le Pérou, avec le soutien du président américain Donald Trump. Premium Times précise que la droite régionale avait remporté sept scrutins consécutifs en dix-huit mois, et que ces candidats sont alliés à Washington, ce qui soulève des inquiétudes sur l'influence de M. Trump en Amérique latine. Le journal affirme que M. Trump a discrètement soutenu la campagne de Flávio Bolsonaro pour renforcer l'influence américaine dans la région.
Les deux titres soulignent le caractère historique du résultat. Premium Times relève qu'un candidat arrivé premier au premier tour perd pour la première fois le second depuis le retour de la démocratie en 1988. Il rappelle que Jair Bolsonaro purge une peine de 27 ans de prison pour avoir orchestré une tentative de coup d'État après sa défaite de 2022, et que Lula a gouverné de janvier 2003 à décembre 2010, puis depuis janvier 2023.
Vanguard consacre un passage au chaos de la journée : une décision de dernière minute de la Cour suprême a prolongé le vote de deux heures, à la demande de Lula, qui dénonçait le retrait de bus dans plusieurs villes. Flávio Bolsonaro avait lui aussi demandé une prolongation dans certaines régions, à cause de fortes pluies, mais son camp a vivement réagi à l'extension nationale. Le député pro-Bolsonaro Nikolas Ferreira a écrit : « Soit nous gagnons. Soit nous gagnons. Vous êtes prévenus. » La campagne est décrite comme marquée par les scandales et les attaques personnelles.
Dans les articles retenus, l'accent reste mis sur la géopolitique régionale et l'influence américaine plutôt que sur les marchés ou le détail du contentieux électoral.
ANGLE DOMINANT
Lima retient de la réélection de Lula le terrain diplomatique : la présidente Keiko Fujimori félicite le vainqueur et mise sur l'alliance stratégique avec le premier partenaire commercial régional du Pérou.
POINTS CLES
ANALYSE
Lima, 26 octobre 2026. Les médias péruviens, d'El Comercio à Andina en passant par Gestión, RPP et Diario Correo, racontent un scrutin serré et un dénouement inédit. Luiz Inácio Lula da Silva a remporté dimanche 25 octobre le second tour avec 51,76 % des voix contre 48,24 % pour Flávio Bolsonaro, selon Infobae Perú, soit près de 4,4 millions de voix d'avance d'après Gestión. Diario Correo souligne que c'est la première fois depuis la fin de la dictature militaire (1964-1985) qu'un candidat arrivé deuxième au premier tour s'impose au second, et que nul président n'avait été élu quatre fois. Andina note qu'aucun des grands sondages n'avait prévu ce résultat.
La journée électorale occupe une large place. Selon RPP, l'équipe de Lula a saisi le Tribunal supérieur électoral d'un recours « urgentísimo » pour prolonger le vote de deux heures, à cause des perturbations du transport de électeurs ; Flávio Bolsonaro avait lui aussi demandé une extension dans plusieurs États, en invoquant les fortes pluies. Le président du Tribunal, Kassio Nunes Marques, a critiqué la mesure : « jamais dans l'histoire du TSE il n'y a eu de prorogation », a-t-il dit, tout en reconnaissant la victoire de Lula, selon El Comercio.
Flávio Bolsonaro, lui, a déclaré qu'il était « impossible de reconnaître » ces élections et qu'il demanderait leur annulation, dénonçant une décision du juge Cristiano Zanin, ancien avocat de Lula. Lula a répondu que sa victoire était « une défaite du mensonge et du négationnisme » et que le Brésil « n'accepte d'être l'arrière-cour de personne », en référence aux pressions américaines. Diario Correo y voit un frein au virage à droite que connaît l'Amérique latine, encouragé par Donald Trump.
L'angle proprement péruvien est celui de la relation bilatérale. Keiko Fujimori a félicité Lula sur X : « Je félicite le président Luiz Inácio Lula da Silva pour sa réélection et je salue le peuple brésilien pour cette journée démocratique ». À l'approche du bicentenaire des relations diplomatiques, elle a réaffirmé sa volonté de renforcer l'alliance stratégique, l'intégration et le développement durable de l'Amazonie commune. Infobae rappelle que le Brésil est le principal partenaire commercial du Pérou dans la région et que le Train bioocéanique, corridor vers l'Asie-Pacifique via les ports de la côte péruvienne, reste l'intérêt géopolitique commun. Le contentieux électoral brésilien est traité comme une affaire intérieure du voisin.
ANGLE DOMINANT
Manille retient de la réélection de Lula un coup d'arrêt à la vague conservatrice latino-américaine et un revers pour l'administration Trump, bien plus que le contentieux électoral.
POINTS CLES
ANALYSE
Manille, 26 octobre 2026. La presse philippine, qui relaie des dépêches d'agence via GMA News, Rappler et l'Inquirer, présente la réélection de Luiz Inácio Lula da Silva comme un « résultat choc » qui a « défié les sondages, les précédents et le sentiment anti-sortants mondial ». Selon la cour électorale, le président de 80 ans a remporté dimanche 25 octobre un quatrième mandat, inédit, avec 51,8 % des voix et près de 4,4 millions de voix d'avance sur le sénateur Flávio Bolsonaro, arrivé en tête du premier tour.
Le récit insiste sur la dimension régionale. GMA écrit que cette victoire met un frein à « une vague de victoires de la droite » en Amérique latine, et Rappler rappelait avant le vote qu'un succès de Bolsonaro aurait rapproché le Brésil des États-Unis, dans le sillage de candidats proches de Donald Trump. L'Inquirer souligne que le résultat soulage les critiques de l'influence américaine croissante. Les articles rappellent le droit de douane de 50 % imposé en 2025, lié au procès de Jair Bolsonaro que Trump qualifie de « chasse aux sorcières », de nouvelles taxes cette année, et les accusations d'ingérence américaine, que Washington dément. Reuters, repris par GMA, avait révélé samedi une campagne au sein du département d'État pour aider les Bolsonaro à revenir au pouvoir.
Le volet contentieux est traité comme une conséquence. Lula avait dénoncé la réduction des bus à São Paulo et dans d'autres villes comme une tentative d'empêcher des gens de voter, et demandé une prolongation ; la Cour suprême a étendu le vote de deux heures. Flávio Bolsonaro, dont la campagne avait aussi réclamé un délai à cause des pluies dans le sud, demande l'annulation, ce qui rappelle l'attitude de son père, condamné à 27 ans de prison pour complot de coup d'État. Mario Braga, analyste de RANE, juge « très improbable » un renversement du résultat, tout en n'excluant pas des manifestations de droite.
Rappler nuance enfin le triomphe : le quatrième mandat pourrait être difficile face à un Congrès conservateur, une dette publique élevée et des taux d'intérêt hauts, après une campagne dominée par les scandales de corruption, la hausse des prix et un électorat qui jugeait Lula déconnecté de l'économie des applications.
ANGLE DOMINANT
Varsovie retient surtout le choc institutionnel : un quatrième mandat historique pour Lula, et un Flávio Bolsonaro qui refuse la défaite et réclame l'annulation du scrutin.
POINTS CLES
ANALYSE
Varsovie, 26 octobre 2026. Les médias polonais traitent le second tour brésilien comme un événement mondial et un test pour la démocratie du pays. Dziennik.pl titre sur un Brésil « en choc » : selon les données du Tribunal supérieur électoral, Lula a obtenu un peu moins de 51,8 % des voix contre un peu plus de 48,2 % pour Flávio Bolsonaro, soit environ 4,4 millions de voix d'avance.
Le record est au premier plan. RMF24 rappelle que Lula est le premier responsable de l'histoire récente du pays à l'emporter au second tour après être arrivé deuxième au premier, et qu'il devient président pour la quatrième fois. Dans son premier discours à São Paulo, il a remercié les Brésiliens, accusé son rival de mensonges et répété que le Brésil ne serait « le jardin de personne ». Les deux sites précisent que des commentateurs y lisent une allusion à l'influence croissante des États-Unis en Amérique latine et aux relations tendues avec Donald Trump. Le vice-président Geraldo Alckmin a jugé que Lula avait « sauvé pour la seconde fois la démocratie brésilienne ». Des félicitations sont venues du Mexique, de l'Uruguay, d'autres pays latino-américains et du sénateur américain Bernie Sanders.
Rzeczpospolita, citant l'AFP et Reuters, revient sur la journée de dimanche. Lula a dénoncé l'immobilisation de bus dans plusieurs villes, affirmant que 40 % des bus de São Paulo n'avaient pu sortir, et demandé une prolongation des horaires dans neuf États. Il a évoqué « quelque chose de dégoûtant » et visé un « maire corrompu ». L'équipe de Flávio Bolsonaro avait demandé la même chose dans trois États, en invoquant la météo. À Bahia, un tribunal a ordonné l'arrestation du secrétaire à la mobilité de Salvador, soupçonné d'avoir limité le nombre de bus ; le maire de droite Bruno Reis, qui soutenait Bolsonaro, a parlé de 75 bus retirés temporairement.
Le refus de la défaite occupe la seconde moitié des récits. Flávio Bolsonaro a jugé la prolongation de deux heures, décidée par un juge de la Cour suprême, « impossible à accepter » et déclaré qu'on ne pouvait pas reconnaître le résultat ; il annonce une demande d'annulation auprès des autorités électorales. RMF24 rappelle que son père Jair purge 27 ans de prison pour tentative de coup d'État après la défaite de 2022, quand ses partisans avaient pris d'assaut les bâtiments officiels à Brasília.
Les trois textes restent descriptifs et s'attardent peu sur l'économie : aucun ne chiffre la réaction des marchés ou de la Bourse brésilienne.
ANGLE DOMINANT
Lisbonne mesure la réélection de Lula à l'aune de la contestation de Flávio Bolsonaro : un record historique qui met à l'épreuve la confiance dans les institutions électorales brésiliennes.
POINTS CLES
ANALYSE
Lisbonne, 26 octobre 2026. La presse portugaise traite la réélection de Lula da Silva à la fois comme un record historique et comme un test pour les institutions brésiliennes. Selon SAPO, Lula, 80 ans, l'emporte dimanche 25 octobre avec 51,75 % des voix : 63 388 523 suffrages contre 59 099 143 pour Flávio Bolsonaro, avec 98,76 % des sections dépouillées. Il devient le premier candidat à gagner un second tour après avoir perdu le premier, où son rival le devançait de 2 224 965 voix. Observador souligne qu'à 80 ans, le président a montré qu'il savait encore mobiliser la rue, séduire le centre et conserver sa base, alors que les principaux candidats du premier tour avaient appelé à voter Flávio Bolsonaro.
Le récit de la soirée est suivi heure par heure. Observador raconte que le Tribunal supérieur électoral a suspendu la publication des chiffres après 0,25 % des votes, le temps de la prolongation de deux heures, puis que la tête a changé deux fois de mains avant que Lula ne s'installe en tête, vers 23h30 à Lisbonne. SAPO précise que le juge du Tribunal suprême Cristiano Zanin a ordonné la prolongation après les plaintes de la campagne de Lula sur les transports publics dans des villes de neuf États, alors qu'aucune décision définitive de l'autorité électorale n'existait.
C'est ce point qui nourrit la contestation. Selon RTP, Flávio Bolsonaro juge la décision « inacceptable », parle d'un ministre, « ex-avocat de Lula », qui « change la règle du jeu en cours de partie », et annonce : « nous allons demander l'annulation de ces élections ». Observador cite sa phrase : « il est impossible de reconnaître les résultats ». Jornal Económico note que des analystes s'attendaient à une initiative judiciaire, et rappelle que le président du TSE, Kassio Nunes Marques, est associé au bolsonarisme.
Lula, lui, parle d'une « défaite du négationnisme » et de « le mensonge », selon RTP. Après avoir voté dimanche, il affirmait que le peuple n'accepterait pas « un milicien » au Planalto, rapporte Jornal Économico.
Le prisme portugais est aussi de proximité. Observador mentionne la police de sécurité publique (PSP) surveillant les partisans des deux camps à Lisbonne, où environ 79 000 électeurs brésiliens étaient inscrits, selon SAPO. Le secrétaire général du Parti socialiste, José Luís Carneiro, a salué une victoire pour la démocratie et l'importance des relations entre le Portugal et le Brésil. RTP relaie enfin les félicitations de dirigeants de gauche des Amériques, dont Claudia Sheinbaum.
ANGLE DOMINANT
Bucarest retient le retournement historique de Lula et le refus de Flávio Bolsonaro, présenté comme allié de Trump, de reconnaître un scrutin dont il demande l'annulation.
POINTS CLES
ANALYSE
Bucarest, 26 octobre 2026. Mediafax et G4Media, qui relaient AFP, Reuters et Agerpres, racontent un renversement. Luiz Inácio Lula da Silva a remporté le second tour de dimanche 25 octobre avec 51,76 % des voix contre 48,24 % pour le sénateur conservateur Flávio Bolsonaro, après dépouillement de presque tous les bulletins. G4Media, qui arrêtait son décompte à 97,69 %, donnait 51,74 % contre 48,26 %. Le résultat contredit les sondages et le premier tour, où Bolsonaro menait avec 47,03 % contre 45,16 % pour Lula, soit 2,2 millions de voix d'écart. Lula a fini avec plus de quatre millions de voix d'avance.
G4Media insiste sur le caractère inédit : c'est la première fois depuis la fin de la dictature militaire (1964-1985) qu'un candidat arrivé deuxième au premier tour s'impose au second. Mediafax rappelle que Lula, qui aura 81 ans mardi, obtient un quatrième mandat non consécutif et figure parmi les plus âgés dirigeants en fonction des Amériques, aux côtés de Donald Trump et de Daniel Ortega. Il rappelle aussi sa promesse de 2022 : « Si je suis élu, je n'accomplirai qu'un seul mandat ».
Le second volet est la contestation. Flávio Bolsonaro, présenté par G4Media dès le titre comme « l'allié de Trump », a déclaré qu'il ne reconnaîtrait pas la défaite et demanderait l'annulation du second tour. Son grief principal vise le juge de la Cour suprême Cristiano Zanin, qui a prolongé le vote de deux heures, décision qualifiée d'« inacceptable ». Mediafax note toutefois, d'après Reuters, que les informations disponibles ne précisent ni les autres arguments juridiques qu'il invoquera, ni si la requête a été déposée, ni la réponse des autorités électorales.
Un article de Mediafax est consacré aux réactions internationales. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a écrit : « Vive la démocratie, le peuple brésilien a gagné ». Cuba, par la voix de Miguel Díaz-Canel, parle de « cher frère Lula » et de victoire historique. Les dirigeants de droite de la région félicitent aussi Lula : le Chilien José Antonio Kast, allié des Bolsonaro, évoque l'intégration économique et la lutte contre le crime organisé ; l'Équatorien Daniel Noboa parle d'« ennemis communs ». Le Canadien Mark Carney estime que les relations ont prospéré sous Lula. Les dimensions économiques et boursières du scrutin sont absentes de ces textes.
ANGLE DOMINANT
Moscou décrypte la réélection de Lula comme un épisode de la rivalité entre Washington et le Sud global, où l'ingérence extérieure et la place du Brésil dans les BRICS pèsent plus que le détail du contentieux électoral.
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, 26 octobre 2026. Les agences russes ont d'abord traité la réélection de Lula comme un fait de chiffres. TASS, citant le Tribunal supérieur électoral (TSE), donne 51,74 % pour Luiz Inácio Lula da Silva contre 48,26 % pour le sénateur Flávio Bolsonaro après 97,69 % des bulletins dépouillés, avec une participation de 80,79 % et 127 807 732 votants. Vedomosti, qui cite Reuters, rapporte 51,79 % après dépouillement complet, soit environ 64,26 millions de voix contre 59,83 millions, et note que Lula est le premier homme politique de l'histoire récente du pays à gagner après avoir été devancé au premier tour. Sputnik parle d'un « quatrième mandat historique » et d'un retour spectaculaire, tout en soulignant que le président devra gouverner avec ce que la presse décrit comme le Congrès le plus conservateur de l'histoire du Brésil.
Le refus de Flávio Bolsonaro est relayé sans commentaire. TASS reproduit ses propos : « Ce qui s'est passé aujourd'hui était inacceptable » et « Il est impossible de reconnaître un tel résultat », en réaction à la prolongation du vote de deux heures décidée par la justice. Meduza, média russophone indépendant, ajoute, en citant la BBC, qu'aucune présidentielle brésilienne n'a jamais été annulée, ce qui relativise la portée du recours annoncé.
Le cœur du traitement russe se situe ailleurs. Interfax rapporte que Lula a évoqué dans la nuit « une ingérence extérieure par le biais de plateformes numériques » et a averti que le Brésil « n'accepte pas d'être l'arrière-cour de qui que ce soit ». L'agence précise que, selon des médias latino-américains, ces mots visaient probablement les États-Unis, que Lula accusait depuis des mois de soutenir son adversaire. RT, de son côté, présente le scrutin comme l'affrontement entre un président de gauche qui « a défendu un rapprochement avec les pays des BRICS » et un challenger de droite, allié de Donald Trump. Il y ajoute l'agression subie la veille par l'élue Iara Pimentel, du Parti des travailleurs, dans le Minas Gerais, atteinte au visage par des projectiles lancés contre un véhicule de campagne.
La grille de lecture est donc géopolitique : le Brésil comme pilier des BRICS résistant à la pression américaine, plutôt que la crise institutionnelle ou la bataille juridique devant le TSE. Les marchés financiers et la condamnation de Jair Bolsonaro à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État n'apparaissent pas dans les articles du corpus russe.
ANGLE DOMINANT
Stockholm retient de ce second tour un quatrième mandat arraché de justesse et un perdant qui refuse de reconnaître le résultat, avec en toile de fond la tenue des institutions brésiliennes.
POINTS CLES
ANALYSE
Stockholm, 26 octobre 2026. Les grands titres suédois rendent compte du second tour brésilien sous l'angle d'un scrutin serré dont le perdant ne reconnaît pas l'issue. Svenska Dagbladet et Aftonbladet titrent sur la réélection de Lula et sur la contestation de Bolsonaro.
Selon les chiffres officiels cités par les deux quotidiens, le président sortant a obtenu 51,75 % des voix contre 48,25 % pour Flávio Bolsonaro, soit environ 4,4 millions de voix d'écart. Lula, qui fête ses 81 ans mardi, s'assure ainsi un quatrième mandat ; il avait remporté sa première présidentielle en 2002. Il y voit le fruit d'une mobilisation : « Les gens sont allés voter parce que nous avons réussi à les convaincre qu'il était très important de voter pour garantir la démocratie du pays. » Il promet aussi une meilleure régulation des grandes plateformes technologiques, après avoir cherché à faire invalider la candidature de son adversaire en invoquant une ingérence supposée de Meta, que le groupe a démentie.
La journée de dimanche occupe une place centrale. La haute cour a décidé que les bureaux resteraient ouverts deux heures de plus, à la demande de Lula, dont des électeurs avaient été empêchés de voter après le retrait de bus dans plusieurs villes. Dagens Nyheter précise que la fermeture était repoussée jusqu'à 23 heures, heure suédoise. Svenska Dagbladet, citant Le Monde, rapporte que la décision est tombée à 16 h 57, trois minutes avant l'heure de clôture, quand certains bureaux avaient déjà fermé, ce qui a mis de nombreux électeurs en colère. Le politologue Marco Teixeira juge que la justice a commis « une grave erreur », tout en estimant que trop peu de personnes ont voté après 17 heures pour changer le résultat.
Flávio Bolsonaro, qui avait lui aussi réclamé un allongement dans certaines régions à cause de fortes pluies, qualifie la prolongation d'« inacceptable ». Depuis Brasília, il affirme qu'il est « impossible de reconnaître le résultat » et qu'il demandera l'annulation du scrutin.
Les journaux rappellent le contexte : il est le fils aîné de Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans de prison pour une tentative de coup d'État en 2022 et désigné par lui héritier politique depuis sa cellule fin 2025. Aftonbladet souligne que le Brésil ne rejoint pas la vague conservatrice qui a gagné l'Argentine, le Chili, la Colombie et le Pérou. Svenska Dagbladet, s'appuyant sur CNN et Reuters, insiste sur les liens entre bolsonarisme et trumpisme, Donald Trump ayant décrit Flávio comme un « jeune homme intelligent qui aime son pays ». Les réactions des marchés n'apparaissent pas dans les textes suédois.
ANGLE DOMINANT
Dakar retient de la réélection de Lula un Brésil qui résiste à la vague de droite latino-américaine soutenue par Donald Trump, plus qu'une affaire de politique intérieure.
POINTS CLES
ANALYSE
Dakar, 26 octobre 2026. La presse sénégalaise rend compte de la réélection de Luiz Inácio Lula da Silva comme d'un événement continental autant que brésilien. Dakaractu annonce que le président sortant, « qui aura bientôt 81 ans », a été réélu dimanche pour un quatrième mandat inédit face au conservateur Flávio Bolsonaro, dans le plus grand pays d'Amérique latine. Selon le tribunal électoral, le dirigeant de gauche obtient 51,76 % des voix après un dépouillement quasi complet, contre 48,24 % pour le fils de l'ancien président Jair Bolsonaro.
PressAfrik insiste sur la portée régionale du résultat. Le Brésil, écrit le site, « n'a finalement pas viré à droite comme l'Argentine, le Chili ou encore la Colombie, tous soutenus par le président américain Donald Trump » et reste « l'un des rares bastions progressistes en Amérique latine ». Quelque 160 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes pour décider si le pays restait à gauche ou rejoignait la vague de droite encouragée par Washington. Le texte souligne que Lula a déjoué les pronostics : arrivé deuxième au premier tour avec 45 % contre 47 % pour Flávio Bolsonaro, il a renversé la tendance au second.
Le récit retient aussi la posture du vainqueur. Lula s'est posé, écrit PressAfrik, en défenseur de la démocratie et en rempart contre les États-Unis et leurs pressions commerciales et diplomatiques. Aucun autre président démocratiquement élu n'a dirigé aussi longtemps le pays, et Lula, à presque 81 ans, menait selon le site sa dernière bataille.
La journée électorale est décrite comme perturbée par une controverse. Sur décision d'un juge de la Cour suprême, le vote a été prolongé de deux heures après un recours de l'équipe de Lula. Dénonçant « une chose abominable », le président sortant a affirmé que des électeurs avaient été « empêchés de voter » : selon lui, des bus ont été retirés de la circulation à São Paulo, dirigée par un maire de droite, et à Salvador de Bahia, dans son fief du Nord-Est. PressAfrik note que la campagne a montré combien le pays reste divisé.
Les deux articles, reprenant des dépêches d'agence, adoptent un ton factuel et privilégient le résultat chiffré, la dimension historique du quatrième mandat et le positionnement du Brésil entre gauche latino-américaine et influence de Washington. Le rappel de la condamnation de Jair Bolsonaro pour tentative de coup d'État figure dans le contexte, sans développement sur la suite judiciaire ou économique.
ANGLE DOMINANT
Kyiv relaie sobrement la victoire de Lula au second tour, en retenant d'abord l'arithmétique du scrutin et le renversement du premier tour, sans s'attarder sur la contestation du camp Bolsonaro.
POINTS CLES
ANALYSE
Kyiv, 26 octobre 2026. La presse ukrainienne traite l'élection brésilienne en dépêches courtes, centrées sur le résultat chiffré. TSN Ukraine titre que Lula da Silva « a battu Bolsonaro » à la présidentielle et précise qu'il obtient ainsi un quatrième mandat à la tête de l'État. Le média attribue l'information au quotidien britannique The Guardian, « avec référence aux données des instances électorales du Brésil ».
Selon TSN, après dépouillement de près de 99 % des voix, Lula, 80 ans, recueille 51,75 % des suffrages. Son adversaire, le sénateur Flávio Bolsonaro, 45 ans, en rassemble 48,25 %. NV Ukraine, de son côté, parle d'un second tour tenu dimanche 25 octobre et donne 51,8 % contre 48,2 % : l'écart entre les deux articles tient à l'arrondi et au moment du décompte, pas à une divergence de fond.
Les deux articles insistent sur la dynamique du scrutin. TSN rappelle qu'au début d'octobre, Lula avait perdu le premier tour avec un faible écart face à Flávio Bolsonaro, mais que, au second tour, le président sortant « a réussi à changer le cours de la lutte » et à s'assurer la victoire. Le récit est celui d'un retournement, présenté sans commentaire sur ses causes.
Le texte de TSN replace aussi ce résultat dans une séquence électorale européenne : il renvoie à la déclaration de l'ancien président serbe Aleksandar Vucic, qui attribue la défaite de son camp à une prétendue révolution organisée par l'Occident, puis à l'entrée en campagne de Marine Le Pen, présentée comme l'une des principales prétendantes à la présidentielle française de l'an prochain. Ces liens relèvent de rubriques « nous l'avons déjà rapporté » et montrent que le Brésil est lu comme un épisode parmi d'autres du calendrier électoral mondial, plus que comme un dossier propre.
Les articles fournis ne mentionnent ni le refus de Flávio Bolsonaro de reconnaître le résultat, ni son projet de recours devant le Tribunal supérieur électoral, ni la prolongation du vote, ni la réaction des marchés ou de Washington. La couverture ukrainienne de ce pool se limite donc à l'annonce du vainqueur, à la répartition des voix et à la comparaison avec le premier tour.
Aucun des deux médias n'établit de lien avec la guerre en Ukraine ni avec la position de Brasília sur le conflit : l'angle reste celui d'une information internationale brève, reprise d'une source étrangère pour TSN et rédigée en russe pour NV.
ANGLE DOMINANT
Londres jauge la solidité démocratique brésilienne : la presse britannique salue le retour inédit de Lula et s'alarme du refus de Flávio Bolsonaro, qu'elle rattache au précédent de son père en 2022.
POINTS CLES
ANALYSE
Londres, 26 octobre 2026. Pour The Guardian, le Daily Mail, The Independent et la BBC, la réélection de Luiz Inácio Lula da Silva, 80 ans, est d'abord un retour sans précédent. Avec 100 % des bulletins dépouillés, le président sortant l'emporte avec environ 4,4 millions de voix d'avance, 51,79 % contre 48,21 % pour le sénateur Flávio Bolsonaro, 45 ans, selon The Guardian. Le quotidien rappelle que, depuis le retour de la démocratie dans les années 1980, aucun candidat arrivé deuxième au premier tour n'avait gagné le second. La BBC, qui présentait le scrutin de dimanche 25 octobre comme celui où Bolsonaro partait favori, note que Donald Trump avait qualifié de « very big » sa victoire du premier tour, le 4 octobre.
Le Daily Mail et The Independent, qui reprennent la dépêche de Reuters, insistent sur un résultat qui « défie les sondages, les précédents et l'humeur anti-sortants mondiale » et freine la vague de victoires de la droite en Amérique latine. Ils décrivent un Lula contesté, que les électeurs jugeaient usé par les scandales de corruption et la hausse des prix, et décalé face à une économie des applications et des travailleurs informels. Un politologue cité, Leonardo Barreto, résume le choix : « un chemin connu, qui garantit certains droits » contre le changement avec « une certaine appréhension ».
Le cœur du récit britannique est toutefois la contestation. Le Guardian, en direct de Brasília, rapporte que Flávio Bolsonaro juge « impossible de reconnaître le résultat » et que son équipe juridique demandera l'annulation du scrutin. Il vise la décision du juge Cristiano Zanin de prolonger le vote de 17 h à 19 h, « inacceptable » et équivalente à « changer les règles du jeu en cours de partie », alors que le camp Bolsonaro avait lui-même réclamé une prolongation. Le journal précise que Zanin fut l'avocat de Lula et a été nommé par lui, et que le président de la cour électorale, Kassio Nunes Marques, nommé par Jair Bolsonaro, avait été critiqué pour des décisions favorables au sénateur.
Côté vainqueur, le Guardian cite Lula : « Cette élection a été une défaite du négationnisme […] c'est la démocratie qui a rendu cela possible. » Son ministre de la Santé, Alexandre Padilha, y voit un « signal important pour le reste de l'Amérique latine et le monde ». Les rues de São Paulo ont fêté la victoire jusqu'à l'aube, selon le journal.
La veille du vote, le Guardian rappelait que Jair Bolsonaro purge 27 ans de prison pour tentative de coup d'État, en résidence surveillée pour raisons de santé, et que son fils promettait de le gracier et de « changer la constitution » avec un Congrès encore plus conservateur.
ANGLE DOMINANT
Washington jauge la victoire de Lula à l'aune de l'influence de Trump : le scrutin brésilien est présenté comme un coup d'arrêt à la vague conservatrice régionale et à la pression américaine.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 26 octobre 2026. La presse américaine traite la réélection de Luiz Inácio Lula da Silva d'abord comme un test de l'influence de Donald Trump en Amérique latine. Selon l'AP, reprise par CBS et HuffPost, le second tour de dimanche 25 octobre devait déterminer si les États-Unis étendraient « significativement » leur influence croissante dans la région, après des victoires d'alliés de Trump au Chili, au Pérou et en Colombie.
Le résultat est présenté comme un coup d'arrêt. CNBC rapporte que Lula a obtenu 51,8 % des voix valides contre 48,2 % pour Flávio Bolsonaro, selon le Tribunal supérieur électoral, et que c'est la première fois depuis 1989 qu'un candidat battu au premier tour l'emporte au second. Reuters, via HuffPost, parle d'un résultat « choc » qui a défié les sondages et freiné une vague de victoires de droite. Axios y lit un contrepoids préservé face à Trump, avec des tensions commerciales qui devraient persister : après de nouveaux droits de douane de 25 % imposés cet été, Lula avait qualifié son rival de « candidat de Trump ». NPR relève que le président réélu a lancé que le Brésil n'accepterait pas d'être « l'arrière-cour de quiconque ».
La contestation vient en second plan. Fox News écrit que la prolongation de deux heures du vote, ordonnée par le juge Cristiano Zanin, « fera certainement l'objet d'un examen » et que le camp Bolsonaro dira qu'elle a favorisé Lula ; la chaîne rappelle que Lula invoquait des bus qui ne circulaient pas, tandis que son adversaire avait demandé une extension à cause des fortes pluies. CNBC, d'après Reuters, indique que Flávio Bolsonaro a jugé la décision « inacceptable » et dit vouloir faire annuler le scrutin ; Axios précise que ses propos sont connus par des traductions.
Les médias américains replacent aussi la victoire dans la trajectoire de Lula, 80 ans, emprisonné en 2018-2019 puis revenu au pouvoir en 2022. Reuters évoque un électorat lassé par les scandales de corruption et la hausse des prix. Des analystes cités par CNBC, dont une chercheuse du Royal United Services Institute, estiment que Trump aurait préféré un Brésil plus aligné sur la politique étrangère américaine. Bloomberg, enfin, titre sur des marchés « en alerte » et sur des contrats à terme du real en baisse, sans détailler l'ampleur du mouvement.
ANGLE DOMINANT
Montevideo tire de la réélection de Lula une lecture régionale : le Brésil reste un bastion progressiste face à la vague de droite soutenue par Trump, et la classe politique uruguayenne y cherche des leçons pour son propre échiquier.
POINTS CLES
ANALYSE
Montevideo, 26 octobre 2026. Les médias uruguayens couvrent le second tour brésilien comme un scrutin à portée régionale. Subrayado, reprenant une dépêche AFP, annonce que Luiz Inácio Lula da Silva, presque 81 ans, a été réélu dimanche 25 octobre pour un quatrième mandat inédit, avec 51,76 % des voix contre 48,24 % à Flávio Bolsonaro, à 99,78 % des bureaux dépouillés. Le quotidien souligne qu'« aucune des principales enquêtes » n'avait prévu ce succès : Datafolha donnait 51 % au sénateur conservateur et 49 % au président.
La journée électorale occupe une large place. El Observador rapporte qu'un juge de la Cour suprême, Cristiano Zanin, a ordonné la fermeture des bureaux à 19 heures au lieu de 17 heures dans ceux qui n'avaient pas encore fermé, ce qui a provoqué de la confusion locale. Le même article indique que l'équipe de Bolsonaro avait aussi demandé une prolongation de deux heures dans certaines communes du Minas Gerais et du Rio Grande do Sul en raison de « fortes pluies ». Lula a dénoncé ceux qui avaient tenté d'empêcher le peuple de voter ; des réductions de flottes de bus à São Paulo et Salvador sont évoquées.
Le cadrage dominant est géopolitique. Subrayado écrit que, avec ce résultat, le Brésil s'écarte du virage à droite pris par l'Argentine, le Chili ou la Colombie, soutenus par Donald Trump, et reste l'un des rares bastions progressistes. Lula avait lui-même opposé, le jour du vote, ceux qui défendent le drapeau national et ceux qui veulent gouverner avec celui des États-Unis. Dans son discours de victoire, il a dit que les Brésiliens avaient voté pour « garantir la démocratie » et promis de réguler les plateformes numériques.
Les dépêches tournent ensuite vers les défis : un pays divisé, un Congrès dominé par la droite, où le Parti libéral de Bolsonaro compte 121 députés sur 513 et 28 sénateurs sur 81, et des comptes publics dans le rouge. L'économiste Mauro Rochlin résume : « le problème fiscal, le problème fiscal et le problème fiscal ». Lula prendra ses fonctions le 5 janvier 2027.
Le volet national est très présent. Le président Yamandú Orsi a appelé Lula, « un ami », pour le féliciter de « la fête démocratique ». La Diaria recueille les réactions de l'opposition : le sénateur nationaliste Sebastián da Silva, présent au Brésil, y voit « une leçon pour nous en Uruguay », puisque tout le monde annonce une victoire de Luis Lacalle Pou, et une invitation à « mettre les barbes à tremper ».
ANGLE DOMINANT
Caracas salue la réélection de Lula comme un rempart progressiste face au virage à droite régional soutenu par Donald Trump, et la relie à ses propres liens de voisinage avec Brasília.
POINTS CLES
ANALYSE
Caracas, 26 octobre 2026. Les médias vénézuéliens font du second tour brésilien du dimanche 25 octobre une victoire à portée régionale. El Nacional, reprenant l'AFP, écrit qu'avec ce triomphe « Brasil se desvía del giro a la derecha » pris par l'Argentine, le Chili ou la Colombie, « respaldados por el presidente estadounidense Donald Trump », et que le pays demeure l'un des rares bastions progressistes du continent.
Les chiffres sont rapportés avec précision. Selon Contrapunto, qui cite le Tribunal supérieur électoral, Lula obtient 51,75 % (64.060.863 voix) contre 48,25 % (59.720.297) pour Flávio Bolsonaro, avec une participation supérieure à 80 %. Últimas Noticias et El Pitazo soulignent l'inédit : depuis la fin de la dictature (1964-1985), c'est la première fois qu'un candidat arrivé deuxième au premier tour s'impose au second. Le 4 octobre, Flávio Bolsonaro avait devancé Lula avec 47,03 % contre 45,16 %. El Nacional note qu'aucun des grands sondages n'avait prévu ce succès, Datafolha et Quaest donnant même 51 % à Flávio Bolsonaro.
La journée du vote est décrite à travers la prolongation de deux heures décidée par la justice. Contrapunto explique que l'équipe de Lula l'avait réclamée en raison des plaintes sur des entraves au transport public dans des villes comme São Paulo et Salvador, gouvernées par des alliés de Bolsonaro, tandis que ce dernier invoquait les intempéries. Lula a qualifié de « canallada » le comportement de ces maires. Le refus de Flávio Bolsonaro de reconnaître le résultat, jugé « imposible », n'occupe qu'une courte dépêche de Contrapunto.
Le portrait de Lula domine : ouvrier métallurgiste devenu, à près de 81 ans, président pour un quatrième mandat, il promet selon Contrapunto l'unité nationale et la stabilité économique. Avant le vote, il disait que le peuple était descendu dans la rue pour « defender sus conquistas » et assurait que l'extrême droite ne reviendrait pas au pouvoir tant qu'il serait en vie.
L'angle national est enfin celui du voisinage. La Chancellerie vénézuélienne, par la voix du ministre Félix Plasencia, a félicité Lula : « El pueblo de Brasil ha dado una contundente muestra de participación cívica y democrática ». Le gouvernement de Delcy Rodríguez réaffirme les « históricos vínculos de vecindad y cooperación ». Contrapunto rappelle que Lula fut parmi les premiers à lui parler après la capture de Nicolás Maduro par les États-Unis en janvier, puis après le double séisme de juin.
ANGLE DOMINANT
Pretoria retient de Brasília un retour spectaculaire de la gauche : la presse sud-africaine, reprenant les dépêches Reuters, présente la victoire de Lula comme un coup d'arrêt à la vague de victoires de la droite en Amérique latine, et la contestation de Flávio Bolsonaro comme peu susceptible d'aboutir.
POINTS CLES
ANALYSE
Pretoria, 26 octobre 2026. Les grands titres sud-africains, SABC News, Business Day, TimesLIVE et Daily Maverick, publient lundi 26 octobre la même dépêche d'agence : « Lula wins fourth term in dramatic comeback ». Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a remporté dimanche 25 octobre un quatrième mandat « historique », selon la justice électorale, dans un « résultat choc qui a défié les sondages, les précédents et le sentiment anti-sortants mondial ».
Le récit insiste sur la portée régionale du scrutin. Cette victoire, écrivent les médias, « freine une vague de victoires électorales de droite à travers l'Amérique latine ». Lula y est décrit comme « une icône de la gauche mondiale » et la force la plus dominante de la politique brésilienne de ce siècle. Les articles rappellent qu'à 80 ans, il avait été emprisonné de 2018 à 2019 pour des faits de corruption ensuite annulés, avant de battre Jair Bolsonaro en 2022. La députée de gauche Erika Hilton, présente avec lui à São Paulo pendant le dépouillement, le qualifie d'« homme d'État, un géant ».
Les textes détaillent aussi le chemin difficile du président : des électeurs lassés après des scandales de corruption et la hausse des prix, et un ancien métallurgiste jugé en décalage avec une économie de plateformes et de travailleurs informels. Des sondeurs attribuent sa victoire à une participation supérieure aux attentes. Selon Leonardo Barreto, du cabinet Think Policy, les électeurs ont choisi entre « le changement, avec une certaine appréhension, et une voie connue, qui garantit certains droits ». Lula avait mis en avant la baisse de la pauvreté et des inégalités pendant son troisième mandat, et accusé son adversaire de vouloir livrer la souveraineté du Brésil au président américain Donald Trump.
Sur la contestation, la presse sud-africaine reste factuelle. Flávio Bolsonaro, arrivé en tête au premier tour mais battu de plus de 4 millions de voix, dit vouloir demander l'annulation du scrutin en raison de la décision de la Cour suprême, dimanche, de prolonger le vote de deux heures. Son refus de reconnaître la défaite « rappelle la réaction de son père en 2022 », condamné depuis à 27 ans de prison pour avoir comploté afin de rester au pouvoir.
Les analystes cités jugent l'annulation improbable : l'écart est plus de deux fois supérieur à celui de son père, et son propre camp avait demandé une prolongation à cause des pluies dans le sud. Mario Braga, du cabinet de conseil en risques Rane, n'exclut pas des manifestations de droite dans les prochains jours, mais juge « très improbable » qu'elles conduisent à l'inversion du résultat.
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