ANGLE DOMINANT
Buenos Aires décrypte la réélection de Lula à travers son effet sur Javier Milei : un gouvernement silencieux, un péronisme en fête et un commerce bilatéral en chute.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Lula l'emporte avec 51,76 % contre 48,24 % à Flávio Bolsonaro, soit plus de 4,4 millions de voix d'avance, selon le TSE cité par Perfil.
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Le gouvernement Milei n'a pas félicité Lula, alors que Antonio Kast et Santiago Peña l'ont fait parmi les premiers (Infobae).
- 03
En septembre, les échanges Argentine-Brésil ont reculé de 12,7 % sur un an à 2 662 millions de dollars, avec des importations en baisse de 25,2 % (El Cronista, ABECEB).
ANALYSE
Buenos Aires, 26 octobre 2026. La presse argentine traite la réélection de Lula comme un événement régional avant d'être brésilien. Selon le Tribunal supérieur électoral, Lula l'emporte avec 51,76 % contre 48,24 % à Flávio Bolsonaro, après avoir fini deuxième au premier tour du 4 octobre (45,16 % contre 47,03 %). Perfil souligne plus de 4,4 millions de voix d'avance, presque le double des 2,2 millions dont le sénateur disposait au premier tour, avec 64,2 millions de suffrages. Le Buenos Aires Times parle d'une « stunning victory » qui arrête une vague de droite en Amérique latine.
La journée de vote est racontée en détail. Perfil rapporte que Lula a dénoncé le retrait d'autobus à São Paulo et à Salvador, et que le juge Cristiano Zanin a prolongé le scrutin jusqu'à 19 heures sur tout le territoire. Flávio Bolsonaro avait invoqué de fortes pluies et des glissements de terrain. El Cronista précise que son camp a contesté la décision d'un seul magistrat et annoncé qu'il réclamerait l'annulation du processus électoral.
Dans son discours, Lula a déclaré que le Brésil « no es el patio trasero de nadie », évoquant l'ingérence extérieure, et appelé à réguler les grandes plateformes numériques après le conflit avec Meta.
Le prisme principal reste la relation avec Buenos Aires. Infobae décrit un gouvernement Milei inquiet, qui n'a pas félicité Lula alors que le Chilien Antonio Kast et le Paraguayen Santiago Peña l'ont fait parmi les premiers. Dans l'exécutif, certains évoquent une possible fraude, d'autres jugent que le leadership régional de Milei et son lien avec Donald Trump restent intacts ; à la Casa Rosada, on célèbre un « TMAP », « todo marcha acorde al plan ». À l'inverse, Cristina Kirchner, Sergio Massa et Axel Kicillof ont salué le résultat, la première parlant d'un « 17 de Octubre electoral ».
El Cronista ajoute l'angle commercial : en septembre, les échanges bilatéraux ont reculé de 12,7 % sur un an, à 2 662 millions de dollars, les importations depuis le Brésil chutant de 25,2 %, onzième baisse consécutive. Le gouvernement Lula avait dénoncé l'« injerencia » de Milei, ouvertement favorable à Bolsonaro, et les ambassadeurs ont été retirés. Ámbito rappelle enfin que les marchés de prédiction donnaient environ 80 % de chances à Bolsonaro.
SOURCES (5)
- Buenos Aires TimesMOYEN
- El CronistaMOYEN
- AmbitoMOYEN
- PerfilMOYEN
