ANGLE DOMINANT
Bruxelles retient de ce second tour l'exception brésilienne face à la vague de droite latino-américaine, tout en pointant un pays divisé, un président aux marges réduites et un perdant qui réclame l'annulation du scrutin.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Lula est réélu avec 51,8 % des voix contre 48,2 % pour Flavio Bolsonaro, soit 4,4 millions de voix d'avance.
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Sur décision d'un juge de la Cour suprême, le vote a été prolongé de deux heures dimanche.
- 03
Flavio Bolsonaro a annoncé son intention de faire annuler le scrutin, alors que la droite a remporté un raz-de-marée aux législatives il y a trois semaines.
ANALYSE
Bruxelles, 26 octobre 2026. La presse belge francophone, La Libre Belgique et La Dernière Heure en tête, relaie la dépêche qui annonce la réélection de Luiz Inacio Lula da Silva, dimanche 25 octobre, pour un quatrième mandat inédit. Avec 51,8 % des voix contre 48,2 % pour le sénateur conservateur Flavio Bolsonaro, le président sortant de gauche, qui aura 81 ans mardi, a « déjoué tous les pronostics » et l'emporte avec 4,4 millions de voix d'avance. Il avait pourtant été devancé au premier tour par le fils de l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), condamné pour tentative de coup d'État.
Le récit met d'abord en avant le contraste régional : le Brésil « n'a finalement pas viré à droite comme l'Argentine, le Chili ou encore la Colombie, tous soutenus par le président américain Donald Trump » et reste « l'un des rares bastions progressistes en Amérique latine ». Dès l'ouverture des bureaux de vote, La Libre rappelait que près de 160 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes alors que la droite, encouragée par Washington, « a engrangé les victoires récemment dans la région ».
Depuis São Paulo, Lula a affirmé que les Brésiliens « sont allés voter parce que nous avons réussi à les convaincre que le vote était très important pour garantir la démocratie ». D'une voix « plus éraillée que jamais », il a remercié « la générosité de la jeunesse brésilienne », descendue dans la rue et mobilisée sur les réseaux sociaux entre les deux tours pour obtenir une « virada », l'équivalent d'une remontada au football.
Les journaux soulignent toutefois la fragilité de cette victoire. La marge de manoeuvre du chef de l'État s'annonce limitée après le « raz-de-marée conservateur » aux législatives d'il y a trois semaines, et la campagne a montré combien le pays reste divisé. Une querelle judiciaire a en outre perturbé la journée électorale : sur décision d'un juge de la Cour suprême, le vote a été prolongé de deux heures.
Flavio Bolsonaro, lui, a annoncé son intention de faire annuler le scrutin, ce que les titres belges reprennent dans leur intitulé même (« Bolsonaro veut l'annulation du scrutin »). Les extraits disponibles ne détaillent pas le contenu de son recours ni la réaction des institutions ; la couverture reste celle d'une dépêche d'agence, sans analyse économique ni correspondant local cité.
SOURCES (2)
- La Libre BelgiqueMOYEN
- DH (Dernière Heure)MOYEN
