ANGLE DOMINANT
Caracas salue la réélection de Lula comme un rempart progressiste face au virage à droite régional soutenu par Donald Trump, et la relie à ses propres liens de voisinage avec Brasília.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Lula l'emporte avec 51,75 % (64.060.863 voix) contre 48,25 % (59.720.297) pour Flávio Bolsonaro, selon le TSE cité par Contrapunto VE.
- 02
La Chancellerie vénézuélienne de Félix Plasencia a félicité Lula : « El pueblo de Brasil ha dado una contundente muestra de participación cívica y democrática ».
- 03
C'est la première fois depuis la fin de la dictature (1964-1985) qu'un candidat arrivé deuxième au premier tour gagne le second, relève Últimas Noticias.
ANALYSE
Caracas, 26 octobre 2026. Les médias vénézuéliens font du second tour brésilien du dimanche 25 octobre une victoire à portée régionale. El Nacional, reprenant l'AFP, écrit qu'avec ce triomphe « Brasil se desvía del giro a la derecha » pris par l'Argentine, le Chili ou la Colombie, « respaldados por el presidente estadounidense Donald Trump », et que le pays demeure l'un des rares bastions progressistes du continent.
Les chiffres sont rapportés avec précision. Selon Contrapunto, qui cite le Tribunal supérieur électoral, Lula obtient 51,75 % (64.060.863 voix) contre 48,25 % (59.720.297) pour Flávio Bolsonaro, avec une participation supérieure à 80 %. Últimas Noticias et El Pitazo soulignent l'inédit : depuis la fin de la dictature (1964-1985), c'est la première fois qu'un candidat arrivé deuxième au premier tour s'impose au second. Le 4 octobre, Flávio Bolsonaro avait devancé Lula avec 47,03 % contre 45,16 %. El Nacional note qu'aucun des grands sondages n'avait prévu ce succès, Datafolha et Quaest donnant même 51 % à Flávio Bolsonaro.
La journée du vote est décrite à travers la prolongation de deux heures décidée par la justice. Contrapunto explique que l'équipe de Lula l'avait réclamée en raison des plaintes sur des entraves au transport public dans des villes comme São Paulo et Salvador, gouvernées par des alliés de Bolsonaro, tandis que ce dernier invoquait les intempéries. Lula a qualifié de « canallada » le comportement de ces maires. Le refus de Flávio Bolsonaro de reconnaître le résultat, jugé « imposible », n'occupe qu'une courte dépêche de Contrapunto.
Le portrait de Lula domine : ouvrier métallurgiste devenu, à près de 81 ans, président pour un quatrième mandat, il promet selon Contrapunto l'unité nationale et la stabilité économique. Avant le vote, il disait que le peuple était descendu dans la rue pour « defender sus conquistas » et assurait que l'extrême droite ne reviendrait pas au pouvoir tant qu'il serait en vie.
L'angle national est enfin celui du voisinage. La Chancellerie vénézuélienne, par la voix du ministre Félix Plasencia, a félicité Lula : « El pueblo de Brasil ha dado una contundente muestra de participación cívica y democrática ». Le gouvernement de Delcy Rodríguez réaffirme les « históricos vínculos de vecindad y cooperación ». Contrapunto rappelle que Lula fut parmi les premiers à lui parler après la capture de Nicolás Maduro par les États-Unis en janvier, puis après le double séisme de juin.
SOURCES (4)
- El PitazoMOYEN
- Contrapunto VEMOYEN
- El NacionalMOYEN
- Últimas NoticiasMOYEN
