ANGLE DOMINANT
Bucarest retient le retournement historique de Lula et le refus de Flávio Bolsonaro, présenté comme allié de Trump, de reconnaître un scrutin dont il demande l'annulation.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Lula l'emporte avec 51,76 % contre 48,24 % pour Flávio Bolsonaro, après dépouillement de presque tous les bulletins (Mediafax).
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Première fois depuis la fin de la dictature (1964-1985) qu'un candidat deuxième au premier tour gagne le second (G4Media).
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Flávio Bolsonaro refuse de reconnaître le résultat et veut l'annulation du second tour, contestant la prolongation du vote de deux heures décidée par le juge Cristiano Zanin (Mediafax, G4Media).
ANALYSE
Bucarest, 26 octobre 2026. Mediafax et G4Media, qui relaient AFP, Reuters et Agerpres, racontent un renversement. Luiz Inácio Lula da Silva a remporté le second tour de dimanche 25 octobre avec 51,76 % des voix contre 48,24 % pour le sénateur conservateur Flávio Bolsonaro, après dépouillement de presque tous les bulletins. G4Media, qui arrêtait son décompte à 97,69 %, donnait 51,74 % contre 48,26 %. Le résultat contredit les sondages et le premier tour, où Bolsonaro menait avec 47,03 % contre 45,16 % pour Lula, soit 2,2 millions de voix d'écart. Lula a fini avec plus de quatre millions de voix d'avance.
G4Media insiste sur le caractère inédit : c'est la première fois depuis la fin de la dictature militaire (1964-1985) qu'un candidat arrivé deuxième au premier tour s'impose au second. Mediafax rappelle que Lula, qui aura 81 ans mardi, obtient un quatrième mandat non consécutif et figure parmi les plus âgés dirigeants en fonction des Amériques, aux côtés de Donald Trump et de Daniel Ortega. Il rappelle aussi sa promesse de 2022 : « Si je suis élu, je n'accomplirai qu'un seul mandat ».
Le second volet est la contestation. Flávio Bolsonaro, présenté par G4Media dès le titre comme « l'allié de Trump », a déclaré qu'il ne reconnaîtrait pas la défaite et demanderait l'annulation du second tour. Son grief principal vise le juge de la Cour suprême Cristiano Zanin, qui a prolongé le vote de deux heures, décision qualifiée d'« inacceptable ». Mediafax note toutefois, d'après Reuters, que les informations disponibles ne précisent ni les autres arguments juridiques qu'il invoquera, ni si la requête a été déposée, ni la réponse des autorités électorales.
Un article de Mediafax est consacré aux réactions internationales. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a écrit : « Vive la démocratie, le peuple brésilien a gagné ». Cuba, par la voix de Miguel Díaz-Canel, parle de « cher frère Lula » et de victoire historique. Les dirigeants de droite de la région félicitent aussi Lula : le Chilien José Antonio Kast, allié des Bolsonaro, évoque l'intégration économique et la lutte contre le crime organisé ; l'Équatorien Daniel Noboa parle d'« ennemis communs ». Le Canadien Mark Carney estime que les relations ont prospéré sous Lula. Les dimensions économiques et boursières du scrutin sont absentes de ces textes.
