ANGLE DOMINANT
Copenhague retient le renversement politique : Lula, battu au premier tour, l'emporte au second et entre dans l'histoire brésilienne avec un quatrième mandat.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Lula l'emporte au second tour avec 51,8 % des voix contre 48,2 % pour Flávio Bolsonaro, selon DR Nyheder citant la Reuters.
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Selon le correspondant de DR Kristian Almblad, c'est la première fois qu'un candidat battu au premier tour gagne le second depuis la chute de la dictature militaire.
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Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État, purge sa peine en résidence surveillée (DR Nyheder).
ANALYSE
Copenhague, 26 octobre 2026. Pour la presse danoise, l'élection brésilienne se lit d'abord comme un retournement de situation. DR Nyheder, citant la Reuters et l'autorité électorale, annonce que Luiz Inácio Lula da Silva bat Flávio Bolsonaro au second tour avec 51,8 % des voix contre 48,2 %, et s'assure ainsi une quatrième période à la présidence. Le média public souligne que ce résultat est l'inverse de celui du premier tour, tenu trois semaines plus tôt, où Flávio Bolsonaro avait obtenu plus de voix que Lula.
C'est le correspondant de DR en Amérique du Sud, Kristian Almblad, qui donne le ton. Selon lui, « le scrutin était serré, mais la victoire de Lula est relativement nette ». Il juge « très frappant » que Lula renverse la situation : « Il a réussi à faire tourner le navire. » Il rappelle que si Lula va au bout de son mandat, il aura été président pendant 16 ans comme chef d'État de gauche, et le décrit comme « un homme qui s'inscrit à tous égards dans l'histoire brésilienne ». Toujours d'après lui, c'est la première fois qu'un candidat battu au premier tour remporte le second, ce qui ne s'était pas produit depuis la chute de la dictature militaire.
DR resitue aussi la famille Bolsonaro : le père, Jair Bolsonaro, qui a dirigé le pays de 2019 à 2022, a été condamné l'an dernier à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État et pour des projets visant à tuer Lula. Il purge sa peine en résidence surveillée.
Berlingske, dans un texte publié le jour du vote, décrit une élection serrée : les sondages donnent « une étroite avance à Bolsonaro ou une quasi-égalité » avec Lula. Flávio Bolsonaro, 45 ans, y réclame un « temps pour un vrai changement » et affirme que le Brésil « ne peut pas supporter quatre années de plus comme celles-ci ». Il promet une ligne dure contre la criminalité et une baisse des dépenses publiques. Un retraité de 67 ans cité par l'AFP évoque le coût de la vie : « les gens ne peuvent même plus aller au supermarché ».
Lula, 80 ans, oppose pour sa part un drapeau brésilien à un drapeau américain : « La droite veut gouverner avec le drapeau américain », dit-il selon l'AFP. Les deux articles danois fournis s'arrêtent sur la dimension personnelle et historique du scrutin ; ils ne traitent pas, dans les extraits disponibles, de la contestation du résultat par Flávio Bolsonaro ni de la réaction des marchés.
