ANGLE DOMINANT
Budapest retient d'abord le retournement historique de Lula et la contestation de Flávio Bolsonaro, que la presse hongroise juge peu susceptible d'aboutir devant la justice électorale.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Selon Telex, Lula obtient 51,78 % contre 48,22 % à Flávio Bolsonaro ; c'est la première fois depuis 1988 que le vainqueur du second tour n'était pas arrivé en tête au premier.
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Le président de la Cour suprême a prolongé le vote de deux heures après la réduction des services de bus dans plusieurs villes ; le dépouillement a commencé à 23 heures, heure hongroise.
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Flávio Bolsonaro juge « impossible » d'accepter le résultat, mais des analystes cités par HVG et 444 estiment que l'annulation est peu probable, Lula ayant plus de 4 millions de voix d'avance.
ANALYSE
Budapest, 26 octobre 2026. Les médias hongrois ouvrent sur la victoire de Luiz Inácio Lula da Silva au second tour de dimanche 25 octobre, son quatrième mandat. Telex parle d'un « retournement historique » : depuis 1988, le vainqueur du premier tour avait toujours fini par l'emporter, or c'est Flávio Bolsonaro qui était arrivé en tête début octobre, avec 47,3 % contre 45,16 % pour Lula. Telex donne 51,78 % des voix à Lula contre 48,22 %, soit un écart plus net qu'il y a quatre ans, quand il avait obtenu 50,9 %. Le site rappelle que les sondages, favorables à Bolsonaro entre les deux tours, s'étaient resserrés jusqu'à une quasi-égalité dans les derniers jours de campagne.
Le récit de la soirée insiste sur le suspense : en tête au début du dépouillement, Lula a été rejoint puis brièvement dépassé, avant de reprendre l'avantage. Telex explique que le dépouillement n'a commencé qu'à 23 heures, heure hongroise, parce que le président de la Cour suprême a prolongé de deux heures l'ouverture des bureaux, après le retrait de bus dans plusieurs villes qui empêchait des électeurs de voter. HVG et 444, qui reprennent la dépêche de l'agence MTI, parlent de problèmes de transport et de météo.
Le refus de Flávio Bolsonaro est traité comme le second temps de l'histoire. Lors d'une conférence de presse à Brasília, il a jugé « impossible » d'accepter le résultat, remettant en cause la légalité d'un scrutin prolongé, et 444 précise qu'il veut en obtenir l'annulation. Les trois médias citent toutefois des analystes selon lesquels les chances d'annulation sont minces : le camp Bolsonaro avait lui-même demandé des prolongations dans certaines régions, et Lula l'emporte avec plus de 4 millions de voix d'avance.
Les articles décrivent aussi le profil des deux hommes. Lula, 80 ans, emprisonné en 2018 pour corruption avant l'annulation des condamnations, avait déjà été réélu en 2022. 444 le qualifie de candidat « précédemment condamné pour blanchiment », tandis que Flávio Bolsonaro, 45 ans, sénateur, est présenté comme le fils de l'ex-président condamné à 27 ans de prison pour tentative de putsch, lui-même visé par une enquête selon Telex.
Sur la suite, HVG et 444 notent que Lula, qui prendra ses fonctions le 5 janvier pour quatre ans, a promis dans son discours de victoire de coopérer avec un Congrès conservateur élu par les Brésiliens et d'élargir la participation citoyenne. 444 renvoie à son article de samedi, qui jugeait que le glissement à droite du pays et de l'Amérique du Sud ne s'arrêterait probablement pas, même avec une victoire de Lula.
