ANGLE DOMINANT
Dhaka lit le scrutin brésilien à travers le prisme géopolitique : la victoire de Lula est présentée comme un coup d'arrêt à la vague conservatrice régionale soutenue par Donald Trump.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Lula l'emporte avec 51,8 % des voix contre 48,2 % pour Flávio Bolsonaro, soit environ 4,4 millions de voix d'avance, selon les résultats officiels cités par The Daily Star.
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Le Brésil « a repoussé une vague conservatrice » qui a fait basculer à droite l'Argentine, le Chili, la Colombie et le Pérou, avec le soutien de Trump.
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Flávio Bolsonaro déclare : « Il est impossible de reconnaître les résultats » et annonce vouloir demander l'annulation du scrutin.
ANALYSE
Dhaka, 26 octobre 2026. La presse bangladaise couvre le second tour brésilien du dimanche 25 octobre comme un test de la vague conservatrice qui traverse l'Amérique latine sous l'œil de Washington. The Daily Star titre sur la victoire de Luiz Inácio Lula da Silva et sur la demande d'annulation de Flávio Bolsonaro. Selon les résultats officiels, Lula l'emporte avec 51,8 % des voix contre 48,2 %, soit environ 4,4 millions de voix d'avance. Le quotidien parle d'un « retour spectaculaire » du dirigeant de gauche, qui aura 81 ans mardi et obtient un quatrième mandat inédit, malgré des projections défavorables.
Le journal inscrit ce résultat dans un contexte régional : avec cette victoire, le Brésil « a repoussé une vague conservatrice » qui a fait basculer à droite l'Argentine, le Chili, la Colombie et le Pérou, avec le soutien du président américain Donald Trump. Il rappelle qu'aucun candidat battu au premier tour n'avait gagné le second depuis 1989, premier scrutin direct après la dictature militaire.
TBS News, publié le jour du vote, posait l'enjeu en termes géopolitiques : une victoire de Flávio Bolsonaro, 45 ans, aurait prolongé la série de succès de candidats proches de Trump, tandis qu'un quatrième mandat de Lula serait « une déception à Washington », qui s'est opposé à son gouvernement sur le commerce et la sécurité. Le site rapporte que Reuters a révélé samedi une campagne au sein du département d'État pour aider les Bolsonaro à revenir au pouvoir, ce que Washington dément. Interrogé, Trump a répondu : « Je ne veux pas entrer là-dedans, mais nous regardons. »
Sur le déroulé du scrutin, The Daily Star relate la confusion : une décision de la Cour suprême a prolongé le vote de deux heures, alors que certains bureaux avaient déjà fermé, à la demande de Lula, qui dénonçait le retrait de bus de la circulation dans plusieurs villes. Flávio Bolsonaro avait lui aussi réclamé une prolongation dans certaines régions à cause de fortes pluies, mais a jugé la décision « inacceptable » et une « sale ruse ». Depuis Brasília, le visage fermé, il a déclaré : « Il est impossible de reconnaître les résultats. Je vais demander l'annulation de ces élections. »
Le fils de Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État après sa défaite de 2022, avait promis de libérer son père s'il était élu, précise TBS. La campagne, écrit le site, a été dominée par les scandales de corruption, l'anxiété économique et les accusations d'ingérence américaine.
SOURCES (2)
- The Daily StarMOYEN
- TBS NewsMOYEN
