ANGLE DOMINANT
Islamabad retient de la réélection de Lula un coup d'arrêt à la vague de droite alliée à Donald Trump en Amérique latine, plus qu'un épisode de politique brésilienne.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Lula l'emporte avec environ 4,4 millions de voix d'avance, soit 51,8 % des suffrages, selon la Cour électorale (ARY News, Reuters).
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Flávio Bolsonaro refuse de reconnaître le résultat, veut en demander l'annulation et juge « unacceptable » la prolongation du vote de deux heures décidée par le juge Cristiano Zanin (Business Recorder).
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Selon Geo News, la victoire de Lula freine une vague de succès de la droite en Amérique latine et de l'agenda régional de Trump.
ANALYSE
Islamabad, 26 octobre 2026. Les médias pakistanais, ARY News et Geo News en tête, reprennent largement les dépêches de Reuters pour rendre compte de la victoire de Luiz Inácio Lula da Silva au second tour de la présidentielle brésilienne, dimanche. Le titre de Geo parle d'un « historic 4th term » qui repousse « la vague de droite et l'agenda régional de Trump ».
Le récit met d'abord en avant la portée régionale. Selon le texte relayé par ARY, Lula, « vocal critic » du président américain, est réélu dans un résultat qui « provides relief to critics of widening U.S. influence in Latin America ». La dépêche souligne que cette victoire va à contre-courant d'une série de succès de candidats de centre droit alliés à Trump, et que la première économie d'Amérique latine, avec un PIB de 2 600 milliards de dollars, devrait continuer à défier les exigences de Washington malgré la hausse des droits de douane.
Les chiffres sont donnés sans ambiguïté : avec 100 % des voix dépouillées, la Cour électorale annonce une avance d'environ 4,4 millions de voix pour Lula, qui obtient 51,8 %. Geo décrit un « résultat-choc » qui a défié les sondages, les précédents et l'humeur anti-sortants. Le quotidien rappelle que Lula, ancien métallurgiste et syndicaliste, avait été emprisonné de 2018 à 2019 pour des faits de corruption ensuite annulés, et que des électeurs s'étaient détournés de lui et du Parti des travailleurs après des scandales et la hausse des prix. Un consultant, Leonardo Barreto, résume le choix des électeurs entre le changement et « un chemin connu ».
Le volet contesté est traité plus brièvement. Business Recorder rapporte que le sénateur Flávio Bolsonaro, depuis Brasília, a refusé de reconnaître sa défaite et dit vouloir demander l'annulation du scrutin, jugeant « inacceptable » la décision du juge de la Cour suprême Cristiano Zanin de prolonger le vote de deux heures. ARY évoque une soirée de « chaos » dans certains bureaux après cette décision de dernière minute.
Lula, lui, parle d'une « défaite du négationnisme et des mensonges » devant des milliers de partisans réunis à São Paulo et à Rio de Janeiro, et promet de respecter tous les Brésiliens. Les articles pakistanais ne contiennent aucune réaction officielle d'Islamabad ni analyse locale propre : le Brésil y est lu à travers le prisme du rapport de forces avec les États-Unis.
