ANGLE DOMINANT
Canberra mesure d'abord la réélection de Lula à l'aune de Donald Trump : un coup d'arrêt à la vague conservatrice latino-américaine, avec en toile de fond le refus de Flávio Bolsonaro de reconnaître le résultat.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Lula l'emporte avec 51,8 % des voix contre 48,2 % pour Flávio Bolsonaro, soit environ 4,4 millions de voix d'avance, pour un quatrième mandat inédit (SBS, ABC).
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Le juge Cristiano Zanin a prolongé le vote de deux heures à la demande de la campagne de Lula, après des problèmes de transport dans trois villes de Bahia (ABC).
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Flávio Bolsonaro déclare : « Il est impossible de reconnaître les résultats. Je vais demander l'annulation de ces élections » (SBS).
ANALYSE
Canberra, 26 octobre 2026. La presse australienne traite la réélection de Luiz Inácio Lula da Silva d'abord comme un revers pour la vague conservatrice latino-américaine adossée à Donald Trump. The Age et le Sydney Morning Herald, qui publient la même dépêche depuis Rio de Janeiro, titrent sur ce « critique de Trump » revenu de l'arrière : avec 100 % des voix dépouillées, la justice électorale lui attribue 51,8 % et près de 4,4 millions de voix d'avance sur Flávio Bolsonaro. Le texte y voit un soulagement pour ceux qui s'inquiètent de l'influence américaine croissante dans la région, et note que le Mexique et le Brésil, les deux pays les plus peuplés d'Amérique latine, ont désormais des dirigeants de centre gauche. Il ajoute que la première économie du continent, avec un PIB de 2 600 milliards de dollars américains, peut rester indépendante de Washington malgré les droits de douane de M. Trump.
SBS souligne que le Brésil a freiné un mouvement qui a fait basculer à droite l'Argentine, le Chili, la Colombie et le Pérou, avec l'appui du président américain. Le média décrit un retour spectaculaire et un quatrième mandat inédit pour un dirigeant qui aura 81 ans mardi 27 octobre. ABC parle d'un résultat qui « défie les sondages, les précédents et le sentiment anti-sortants » observé dans le monde.
Le scrutin est raconté comme chaotique. Selon ABC, le juge de la Cour suprême Cristiano Zanin a accepté la demande de la campagne de Lula de prolonger le vote de deux heures, en raison de problèmes de transports publics dans trois villes de l'État de Bahia. Flávio Bolsonaro, qui avait lui aussi réclamé une prolongation dans certaines régions à cause de fortes pluies, a jugé la décision « inacceptable » et parlé de « coup bas » (SBS). Depuis Brasília, il a déclaré : « Il est impossible de reconnaître les résultats. Je vais demander l'annulation de ces élections. » SBS rappelle que son père, Jair Bolsonaro, purge une peine de 27 ans de prison pour tentative de coup d'État.
Dans son discours de victoire, Lula a dit avoir « convaincu les gens que voter était extrêmement important pour sauvegarder la démocratie » et promis de gouverner pour 215 millions de Brésiliens. PerthNow rassemble les réactions de dirigeants : Claudia Sheinbaum salue la victoire du peuple brésilien, le Chilien José Antonio Kast félicite Lula et évoque l'intégration économique et la lutte contre le crime organisé, tandis que Miguel Díaz-Canel y voit la continuité de la voie de « la paix, la souveraineté et la justice sociale ». Le volet économique reste mince : The Age ne cite qu'un partisan de Bolsonaro, l'homme d'affaires Rodrigo Valentim, selon qui un nouveau gouvernement Lula nuira à l'économie.
SOURCES (5)
- ABC NewsMOYEN
- The AgeMOYEN
- PerthNowMOYEN
- SBS News AustraliaMOYEN
