ANGLE DOMINANT
Moscou décrypte les sanctions américaines contre la CPI comme la confirmation d'une Cour dépendante des financements occidentaux, et relaie sans commentaire la menace de Marco Rubio de la « démanteler brique par brique ».
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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L'OFAC a inscrit la CPI sur sa liste SDN le 9 octobre, tout en autorisant certaines transactions jusqu'au 7 avril 2027 (Sputnik).
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Marco Rubio : « Either the ICC will end its threats, or we will end the ICC », tout en disant espérer une solution diplomatique (TASS).
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Sputnik rappelle la position de Moscou : la CPI serait un organe financé par l'Occident, avec un agenda partial, selon Lavrov et Zabolotskaïa.
ANALYSE
Moscou, 10 octobre 2026. La presse russe d'État retient du vendredi 9 octobre non pas le Nobel de la paix, absent des articles consultés, mais l'inscription de la Cour pénale internationale sur la liste des sanctions américaines. Sputnik cite l'avis publié sur le site du Trésor : « The following entity has been added to OFAC's SDN List: INTERNATIONAL CRIMINAL COURT », établie à La Haye, avec une date de création au 1er juillet 2002. L'agence précise que Washington autorise toutefois certaines transactions avec la Cour jusqu'au 7 avril 2027.
Sputnik rapporte, d'après Reuters, la déclaration de Marco Rubio : « Today, the United States is sanctioning the International Criminal Court. We will ban transactions with this rogue court, cutting off their resources and crippling its ability to operate. » La CPI a condamné « fermement » une mesure qu'elle juge sans précédent, ajoute Sputnik : ces sanctions visent à perturber son travail et à intimider ceux qui coopèrent avec elle, et la Cour dit ne pas vouloir céder à la pression. Son sort dépend désormais, selon elle, largement des États parties au Statut de Rome.
TASS insiste sur l'autre versant du communiqué du secrétaire d'État : Washington se dit prêt à une solution diplomatique, estimant que ni la Cour ni les États parties n'ont pris de mesures significatives. « Either the ICC will end its threats, or we will end the ICC », écrit Rubio, qui promet de poursuivre la campagne pour la démanteler « brick by brick » si les négociations échouent. Il martèle que les États-Unis et leur population ne relèvent pas de la juridiction de la Cour.
TASS rappelle le contexte : le décret signé par Donald Trump le 6 février 2025, qui prévoit des restrictions financières et de visas contre les responsables de la CPI, et le grief américain sur les mandats d'arrêt visant Benyamin Nétanyahou et Yoav Gallant, jugés infondés par Washington.
Sputnik rattache ces événements à la position russe. Selon l'agence, Moscou répète que la CPI est un organe financé par l'Occident et doté d'un agenda partial. Sergueï Lavrov a rappelé que l'ancien procureur Karim Khan avait sollicité des ressources auprès de sponsors occidentaux dès le début de l'opération militaire spéciale, des fonds destinés à enquêter sur la Russie. La représentante adjointe Maria Zabolotskaïa estime que la Cour a légitimé la destruction de la Libye après l'intervention de l'OTAN en 2011.
