
32 perspectives, chacune dans la voix de la presse de son pays.
Abuja retient l'image d'un hémicycle presque vide et d'un Nétanyahou qualifiant les délégués partis de « lâches moraux », plus que le fond de l'accusation de génocide qu'il rejette comme « le plus grand mensonge du siècle ».
4 sources
Londres retient d'avoir été nommément visé par Netanyahou, qui a raillé « des gens en Grande-Bretagne et en France » comme inventeurs du terme colonialisme, dans un discours que la presse britannique replace aussitôt sous l'ombre du mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale qui le vise.
3 sources
Buenos Aires affiche, par la voix de Javier Milei, un soutien inconditionnel à Nétanyahou quelques heures après son discours contesté à l'ONU, se posant comme le seul allié latino-américain revendiqué d'Israël.
5 sources
Canberra décrypte le discours de Nétanyahou à l'ONU comme un calcul électoral avant le scrutin du 27 octobre en Israël, plus que comme une réponse à l'accusation de génocide.
4 sources
Dhaka décrypte un discours offensif qui vide l'Assemblée générale plus qu'il ne rassemble, entre attaques contre Doha, Ankara, Londres et Paris et isolement diplomatique croissant d'Israël avant les législatives d'octobre.
2 sources
Bruxelles décrypte un discours électoral autant que diplomatique : Netanyahu, en pleine campagne difficile pour sa réélection, transforme la tribune de l'ONU en réquisitoire contre ses détracteurs et en démonstration de fermeté face à l'Iran.
2 sources
Brasília durcit son geste diplomatique face à Nétanyahou, resserrant son retrait de l'Assemblée générale de l'ONU pour marquer une condamnation plus lourde qu'en 2024, deux jours après l'accusation de génocide lancée par Lula depuis la même tribune.
3 sources
Ottawa décrypte le discours de Benyamin Nétanyahou à l'ONU comme un exercice de politique intérieure israélienne autant qu'une diplomatie de tribune, noué autour de la querelle avec le maire de New York Zohran Mamdani et des élections à cinq semaines.
3 sources
Santiago confronte le discours de Netanyahou au mandat d'arrêt de la CPI et aux images de Gaza relayées par un centre pro-palestinien basé au Chili, tandis que La Tercera couvre séparément une rencontre chaleureuse avec Javier Milei.
2 sources
Berlin mesure l'isolement diplomatique de Netanyahou après une salle désertée par des dizaines de délégations et des attaques frontales contre Londres et Paris sur le colonialisme.
3 sources
Madrid retient surtout son propre geste face au discours de Netanyahou : des sièges vides à l'ONU, un Pedro Sánchez déjà à Harvard, et un mandat d'arrêt international resté sans exécution malgré l'appel du maire de New York.
3 sources
Helsinki oppose au « plus grand mensonge du siècle » de Nétanyahou les propres conclusions de la commission indépendante de l'ONU, qui a réaffirmé en juin la poursuite d'un génocide à Gaza, une accusation que la Cour internationale de justice n'a pas encore tranchée.
2 sources
France essuie une attaque frontale de Benyamin Nétanyahou, qui l'accuse d'avoir inventé le colonialisme qu'elle lui reproche, dans un discours à l'ONU où Paris relève surtout la mise en cause nommée d'Emmanuel Macron avant les législatives israéliennes.
7 sources
Budapest retient du discours de Netanyahou la défense d'Israël comme protection collective des pays absents de la salle, plus que la controverse judiciaire sur le génocide.
4 sources
Israël distingue dans le discours de Nétanyahou à l'ONU une ouverture de campagne autant qu'une réponse au monde, sa presse se divisant entre éloge de la prestation et accusation d'« électoralisme », à un mois des législatives du 27 octobre.
4 sources
New Delhi resitue le discours de Nétanyahou à l'ONU dans le calendrier électoral serré qu'il traverse chez lui, à cinq semaines des législatives du 27 octobre.
2 sources
Reykjavik se distingue par son inaction : le représentant islandais est resté assis à l'Assemblée générale de l'ONU pendant que des dizaines de délégations quittaient la salle au moment où Benyamin Netanyahou prenait la parole, un choix que le gouvernement n'a pour l'instant pas expliqué publiquement.
2 sources
Rome décortique un discours à charge tous azimuts, où Netanyahou vise tour à tour la France, le Royaume-Uni, le Qatar, la Turquie et le maire de New York, devant une salle vidée par des dizaines de délégations à l'ONU.
4 sources
Mexico décrypte le discours de Netanyahou comme une opération de politique intérieure calée sur les législatives du 27 octobre, visant autant Mamdani que l'opinion israélienne, plus qu'un simple différend diplomatique.
2 sources
Kuala Lumpur décrypte le discours de Nétanyahou comme une manœuvre de politique intérieure avant des élections israéliennes serrées, où l'attaque contre le maire de New York Zohran Mamdani vise surtout l'électorat national.
2 sources
Oslo dissocie l'attitude protocolaire de sa délégation, restée assise impassible dans l'hémicycle, de la condamnation ferme prononcée ensuite par son ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide.
2 sources
Lima décortique le vide diplomatique laissé par Netanyahou à l'ONU, entre mandat d'arrêt de la CPI et rue new-yorkaise mobilisée contre sa présence.
2 sources
Islamabad décrypte la visite éclair de Netanyahou à New York comme un discours de campagne électorale, à un mois des législatives israéliennes, contesté depuis l'intérieur même de la ville hôte par le maire Zohran Mamdani.
4 sources
Varsovie décrypte un discours offensif où Netanyahou vide la salle de l'ONU pour mieux désigner ses cibles, du Qatar à la Turquie, en passant par le maire de New York.
2 sources
Lisbonne détaille la salle vidée à l'ONU et la réplique turque plus que le fond de l'accusation de génocide portée contre Israël.
3 sources
Doha rejette catégoriquement l'accusation de Nétanyahou selon laquelle le Qatar financerait une campagne de « mensonges » contre Israël, et y voit une recherche de bouc émissaire.
2 sources
Bucarest décrypte le discours de Nétanyahou à l'ONU comme un exercice de campagne électorale, plus destiné à mobiliser l'électorat israélien qu'à convaincre une Assemblée générale en partie désertée.
3 sources
La Suède retient d'abord la procédure : pour la ministre des Affaires étrangères Maria Malmer Stenergard, ce jeudi à l'ONU, chaque pays devrait pouvoir s'exprimer devant l'Assemblée générale, quel que soit le nombre de délégations ayant quitté la salle pendant le discours de Benjamin Netanyahou.
4 sources
Singapour décrypte le discours de Benjamin Netanyahou à l'ONU comme une allocution de campagne adressée à l'opinion israélienne plus qu'à l'Assemblée générale, à cinq semaines d'élections serrées le 27 octobre.
2 sources
Ankara dénonce les propos de Netanyahou, qui a traité Erdoğan de « tyran » devant une Assemblée générale désertée par des dizaines de délégations.
4 sources
Washington retient d'abord la joute new-yorkaise ouverte par Nétanyahou contre le maire Zohran Mamdani, plus que le contenu diplomatique de son discours à l'ONU.
5 sources
Pretoria mesure le discours de Nétanyahou à l'aune des procédures judiciaires internationales déjà engagées contre Israël, entre plainte pour génocide devant la Cour internationale de justice et mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale.
3 sources
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Des dizaines de délégations ont quitté la salle de l'Assemblée générale de l'ONU au moment où Benyamin Nétanyahou prenait la parole, jeudi 24 septembre 2026.
Nétanyahou a rejeté l'accusation de génocide portée contre Israël à Gaza, affirmant au contraire avoir agi pour l'empêcher, notamment en citant l'aide alimentaire et les campagnes de vaccination dans l'enclave.
Face à la question de savoir quelle grille de lecture domine le discours, une partie de la presse le présente d'abord comme un exercice de politique intérieure avant les législatives israéliennes du 27 octobre, tandis qu'une autre le relie principalement aux procédures judiciaires et à l'isolement diplomatique qui pèsent sur Israël.
À la question de la conduite à tenir face au discours, le Brésil durcit son retrait par rapport à 2024 et l'Espagne reconduit son boycott, tandis que l'Islande, la Norvège et la Suède restent assises, cette dernière estimant que chaque pays doit pouvoir s'exprimer devant l'Assemblée générale quel que soit le contenu du discours.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Sur la question de savoir si la frappe contre l'Iran a bien empêché l'acquisition d'une arme nucléaire, certaines perspectives reprennent l'affirmation de Nétanyahou telle qu'énoncée, tandis que d'autres relèvent qu'aucun rapport de renseignement cité ne fait état d'une décision politique iranienne de fabriquer une telle arme.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
ANGLE DOMINANT
Abuja retient l'image d'un hémicycle presque vide et d'un Nétanyahou qualifiant les délégués partis de « lâches moraux », plus que le fond de l'accusation de génocide qu'il rejette comme « le plus grand mensonge du siècle ».
POINTS CLES
ANALYSE
Abuja, vendredi 25 septembre 2026. La presse nigériane retient d'abord une image : un hémicycle de l'Assemblée générale des Nations unies presque vide au moment où Benyamin Nétanyahou monte à la tribune. Premium Times décrit des dizaines de délégués ayant quitté la salle en protestation contre la campagne militaire israélienne à Gaza et au Liban, laissant le Premier ministre s'adresser à un hémicycle quasi désert. Le journal qualifie ce geste de tradition onusienne : « marcher communique une opposition diplomatique et politique à la politique d'un État », rappelant que des délégations avaient déjà quitté la salle en 2024 et 2025 pour des raisons similaires.
Nétanyahou, en pleine campagne pour des législatives serrées prévues le 27 octobre, réplique en traitant les délégués sortants de « lâches moraux » et invite ceux qui n'ont pas encore quitté la salle à le faire. Il rejette l'accusation de génocide à Gaza, la qualifiant de « biggest lie of the century », le plus grand mensonge du siècle.
Vanguard et Punch retiennent surtout ses attaques tous azimuts : le maire de New York Zohran Mamdani, qualifié d'« antisemitic » après avoir menacé de faire exécuter un mandat de la Cour pénale internationale contre lui avant de reconnaître ne pas en avoir l'autorité ; la Grande-Bretagne et la France, accusées d'avoir « inventé » le terme de colonialisme qu'elles lui reprochent, après avoir reconnu l'État de Palestine. Premium Times rappelle par ailleurs que la Turquie a demandé un mandat d'arrêt international contre Nétanyahou pour l'arrestation de militants de la flottille humanitaire vers Gaza.
Punch et Daily Post détaillent longuement sa défense de la frappe contre les installations nucléaires iraniennes, présentée comme « one of the easiest decisions » de sa carrière : « Because if we hadn't done it, we'd all be dead », affirme-t-il, assurant que des dirigeants étrangers l'ont remercié en privé pour cette action, qui aurait selon lui protégé plusieurs pays dont les délégués ont pourtant quitté la salle.
Le président palestinien Mahmoud Abbas, privé de visa américain, n'a pu s'exprimer qu'en vidéo. Devant le siège de l'ONU, la police new-yorkaise a arrêté plusieurs manifestants, dont l'actrice Susan Sarandon, lors d'un rassemblement organisé par Jewish Voice for Peace, brandissant les slogans « Stop Arming Israel » et « End the Genocide », rapporte Punch.
ANGLE DOMINANT
Londres retient d'avoir été nommément visé par Netanyahou, qui a raillé « des gens en Grande-Bretagne et en France » comme inventeurs du terme colonialisme, dans un discours que la presse britannique replace aussitôt sous l'ombre du mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale qui le vise.
POINTS CLES
ANALYSE
Londres, 25 septembre 2026. La presse britannique retient d'abord d'avoir été nommément visée par Benyamin Netanyahou à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies. Selon la BBC, le Premier ministre israélien a rejeté l'accusation de génocide à Gaza en s'attaquant directement à ses accusateurs : « Ils accusent Israël, minuscule Israël, de colonialisme... Et qui nous accuse ? Parmi eux, des gens en Grande-Bretagne et en France. Pour l'amour du ciel, ce sont eux qui ont inventé le terme. » Ailleurs dans son discours, résumé par le Daily Mail, Netanyahou a qualifié l'accusation de génocide de « plus grand mensonge du siècle ». La BBC rappelle dans la foulée qu'il reste sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre présumés, un rappel que les médias britanniques placent en vis-à-vis direct du discours.
Le décor institutionnel occupe une large place du récit outre-Manche : des dizaines de délégations ont quitté la salle à l'arrivée de Netanyahou, qui les a traitées de « lâches moraux », assurant vouloir « gagner » car Israël « n'a pas d'autre choix ». Il a par ailleurs décrit l'attaque contre l'Iran comme « l'une des décisions les plus faciles » de sa vie, selon The Independent. Le président palestinien Mahmoud Abbas, privé de visa américain, s'est adressé à l'assemblée par vidéo pour dénoncer une « guerre génocidaire » et l'expansion des colonies en Cisjordanie occupée, qu'il juge menaçante pour l'existence même du peuple palestinien.
ANGLE DOMINANT
Buenos Aires affiche, par la voix de Javier Milei, un soutien inconditionnel à Nétanyahou quelques heures après son discours contesté à l'ONU, se posant comme le seul allié latino-américain revendiqué d'Israël.
POINTS CLES
ANALYSE
Buenos Aires, 25 septembre 2026. Quelques heures après le discours de Benyamin Nétanyahou à l'Assemblée générale de l'ONU, où des dizaines de délégations ont quitté la salle et où le Premier ministre israélien a qualifié l'accusation de génocide de « plus grand mensonge du siècle », le président argentin Javier Milei a tenu à New York sa seule rencontre bilatérale de la semaine avec un chef d'Etat : Nétanyahou. Selon El Cronista, les deux dirigeants se sont retrouvés à la mission israélienne et se sont embrassés, « Amigo ! » lui a lancé Nétanyahou. L'ambassadeur israélien à l'ONU, Danny Danon, a salué l'accolade sur les réseaux sociaux, estimant que « l'Amérique latine n'a manifestement pas entendu parler de l'isolement diplomatique d'Israël ».
Le tête-à-tête, à huis clos et d'une vingtaine de minutes selon Infobae, est intervenu alors que le Premier ministre israélien traversait, selon Ambito, « un moment d'isolement international croissant », à cinq semaines des législatives israéliennes du 27 octobre. Nétanyahou y a remercié Milei pour son soutien « ferme et inconditionnel » et l'a félicité pour le prix Défenseur d'Israël qu'il a reçu d'une yeshiva de New York, saluant en lui « l'un des grands dirigeants de notre époque ».
ANGLE DOMINANT
Canberra décrypte le discours de Nétanyahou à l'ONU comme un calcul électoral avant le scrutin du 27 octobre en Israël, plus que comme une réponse à l'accusation de génocide.
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, 25 septembre 2026. À l'Assemblée générale des Nations unies, jeudi, le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a qualifié l'accusation de génocide à Gaza de « plus grand mensonge du siècle », devant une salle vidée par 77 délégations, selon le décompte de SBS News. « S'il reste encore des lâches moraux dans cette salle, qu'ils partent maintenant », a-t-il lancé en ouverture, avant d'assurer qu'en frappant les installations nucléaires iraniennes le 28 février, en coordination avec Washington, Israël avait pris « l'une des décisions les plus faciles » de son mandat.
La presse australienne retient d'abord le calcul électoral. À cinq semaines du scrutin du 27 octobre, où Nétanyahou pourrait perdre le pouvoir face à son rival Gadi Eisenkot, l'ancien ambassadeur israélien Michael Oren, cité par PerthNow, juge qu'il « ne parle pas vraiment à l'ONU, il parle au public israélien », dans un discours pensé comme une « campagne électorale ». PerthNow rappelle qu'il avait promis de « dire la vérité » sur le maire de New York Zohran Mamdani, qu'il a fini par qualifier d'« antisémite » à la tribune, après l'avoir accusé à tort de soutenir le Hamas. Mamdani avait qualifié Nétanyahou d'« architecte d'un génocide effroyable ».
ABC News Australia rappelle que Nétanyahou fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre à Gaza, et relève les sanctions européennes contre les colonies israéliennes après la hausse des violences des colons en Cisjordanie — critiques qu'il a balayées en accusant les dirigeants occidentaux de « céder aux foules antisémites ».
ANGLE DOMINANT
Dhaka décrypte un discours offensif qui vide l'Assemblée générale plus qu'il ne rassemble, entre attaques contre Doha, Ankara, Londres et Paris et isolement diplomatique croissant d'Israël avant les législatives d'octobre.
POINTS CLES
ANALYSE
Dhaka, 25 septembre 2026. Le discours prononcé jeudi par le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou devant l'Assemblée générale de l'ONU retient l'attention de la presse bangladaise moins pour son contenu que pour la salle qui s'est vidée à mesure qu'il parlait. Selon TBS News et The Daily Star, des dizaines de délégués ont quitté l'hémicycle au moment où Nétanyahou prenait la parole, répondant à un mémo de la mission palestinienne appelant les autres délégations à se joindre au geste de protestation. Nétanyahou a qualifié ceux qui restaient debout de « lâches moraux » et a exhorté tous les autres à faire de même, tandis que ses propres soutiens dans les tribunes scandaient en hébreu et que le président de séance réclamait le calme.
Le premier ministre israélien, en pleine campagne pour des élections le 27 octobre qu'il pourrait perdre, a multiplié les cibles : le maire de New York Zohran Mamdani, qualifié d'« antisémite » et accusé à tort de soutenir le Hamas, le Qatar et la Turquie, accusés de répandre des mensonges sur Israël, ainsi que le Royaume-Uni et la France, dont il a raillé les critiques sur le « colonialisme » israélien. Il a aussi qualifié l'Iran de « dictature meurtrière ». Mamdani a répliqué que Nétanyahou avait « répété des mensonges sans fondement destinés à blanchir son génocide contre les Palestiniens ». Le président palestinien Mahmoud Abbas, privé de visa américain, s'est exprimé par vidéo, dénonçant des politiques israéliennes qui menacent désormais « la vie même » de son peuple.
ANGLE DOMINANT
Bruxelles décrypte un discours électoral autant que diplomatique : Netanyahu, en pleine campagne difficile pour sa réélection, transforme la tribune de l'ONU en réquisitoire contre ses détracteurs et en démonstration de fermeté face à l'Iran.
POINTS CLES
ANALYSE
Bruxelles, 25 septembre 2026. À la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, jeudi, Benjamin Netanyahu a mené, selon La Libre Belgique, « un réquisitoire contre les détracteurs d'Israël », au moment où les critiques internationales s'intensifient sur la Cisjordanie occupée. Le quotidien souligne que le Premier ministre israélien est « lancé dans une difficile campagne pour sa réélection » : la presse belge lit dans ce discours new-yorkais un exercice tourné vers l'électorat israélien autant que vers la diplomatie mondiale.
Face à l'accusation de colonialisme, Netanyahu a répliqué : « Ils accusent Israël, le minuscule Israël, de colonialisme, quel colonialisme ? » Il a visé nommément deux pays européens : « Parmi eux, il y a des gens en Grande-Bretagne et en France. Bon sang, ce sont eux qui ont inventé le terme ! » Sur l'Iran, il a revendiqué avoir empêché, avec les États-Unis, Téhéran de se doter de l'arme nucléaire : « Je me suis engagé à empêcher la dictature meurtrière iranienne de mettre au point des armes nucléaires destinées à détruire Israël. » Il a prédit que « le régime iranien finira par tomber ».
Comme l'an dernier, des dizaines de membres de délégations ont quitté la salle au moment de sa prise de parole, un geste initié par la délégation palestinienne, qui avait appelé les autres missions à y participer dans un message consulté par l'AFP, selon DH. La salle, « plutôt clairsemée depuis le début de la matinée », s'était pourtant remplie progressivement avant le discours. Netanyahu avait anticipé le geste en lançant : « S'il reste encore dans cette salle des lâches qui n'ont pas quitté les lieux, qu'ils le fassent maintenant. »
ANGLE DOMINANT
Brasília durcit son geste diplomatique face à Nétanyahou, resserrant son retrait de l'Assemblée générale de l'ONU pour marquer une condamnation plus lourde qu'en 2024, deux jours après l'accusation de génocide lancée par Lula depuis la même tribune.
POINTS CLES
ANALYSE
Brasília, 25 septembre 2026. La mission du Brésil auprès des Nations unies a quitté la plénière de l'Assemblée générale jeudi, au moment où le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou prenait la parole, rejoignant des dizaines de délégations dans un geste que la diplomatie brésilienne présente comme plus sévère que celui de 2024. Selon une source de la mission citée par le G1, l'Itamaraty a cette fois demandé aux diplomates d'attendre que Nétanyahou soit annoncé et entre dans la salle avant de se lever, alors qu'en 2024 le départ avait précédé l'annonce elle-même - une différence lue par la diplomatie comme « une condamnation plus lourde ».
À la tribune, Nétanyahou a qualifié l'accusation de génocide à Gaza de « plus grand mensonge du siècle », affirmant : « Israel não cometeu genocídio. Israel impediu um genocídio. » Il a cité l'envoi de messages et de tracts pour alerter la population des zones de combat ainsi que les campagnes de vaccination contre la polio. Il a traité de « covardes morais » les délégations en train de quitter la salle, Brésil compris, avant même de commencer son discours.
L'épisode intervient deux jours après que le président Lula, à la même tribune mardi, a nommément accusé le « gouvernement Nétanyahou » de pratiquer un génocide contre les femmes et les enfants de Gaza, avant de rentrer au Brésil. Au moment du discours israélien, la délégation brésilienne présente n'était composée que de fonctionnaires de la mission : le chancelier Mauro Vieira se trouvait à un événement parallèle de soutien à l'UNRWA, organisé par le Brésil, la Jordanie et l'Espagne, où il a critiqué l'action de Tel-Aviv à Gaza. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres - déclaré persona non grata par Israël comme Lula lui-même - assistait au même événement plutôt qu'au discours.
ANGLE DOMINANT
Ottawa décrypte le discours de Benyamin Nétanyahou à l'ONU comme un exercice de politique intérieure israélienne autant qu'une diplomatie de tribune, noué autour de la querelle avec le maire de New York Zohran Mamdani et des élections à cinq semaines.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, 25 septembre 2026. La presse canadienne lit le discours de Benyamin Nétanyahou à l'Assemblée générale des Nations unies moins comme un plaidoyer diplomatique que comme le premier acte d'une campagne électorale israélienne jouée sur la scène internationale. National Post relève que le premier ministre, engagé dans une course serrée pour rester au pouvoir, a utilisé la tribune mondiale pour s'attaquer « from the leaders of Iran to New York's first Muslim mayor and partners Britain, France and Turkey ». The Globe and Mail va plus loin : la querelle avec le maire de New York Zohran Mamdani « highlights the Israeli leader's growing isolation ahead of elections at home that he may lose ».
Devant l'assemblée, Nétanyahou a qualifié l'accusation de génocide de « the biggest lie of the century », assurant qu'attaquer l'Iran fut « one of the easiest decisions [he's] ever had to make ». Il a traité de « moral cowards » les délégués sortis à l'appel de la mission palestinienne, les invitant même à quitter la salle s'ils ne l'avaient pas encore fait. CBC News rapporte que la salle s'est vidée dès qu'il a pris la parole, entre huées et applaudissements de son propre camp.
ANGLE DOMINANT
Santiago confronte le discours de Netanyahou au mandat d'arrêt de la CPI et aux images de Gaza relayées par un centre pro-palestinien basé au Chili, tandis que La Tercera couvre séparément une rencontre chaleureuse avec Javier Milei.
POINTS CLES
ANALYSE
Santiago, 25 septembre 2026. À Santiago, où vit la plus importante communauté palestinienne hors du Moyen-Orient, la presse locale n'a pas retenu la même scène du discours de Benyamin Netanyahou à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, réunie à New York du 22 au 28 septembre, que celle mise en avant côté israélien.
El Ciudadano relaie un montage vidéo produit par le Centre d'information palestinienne (CIP), basé au Chili, qui met en regard les mots prononcés par le premier ministre israélien et les actions de l'armée israélienne à Gaza et dans d'autres territoires palestiniens depuis octobre 2023. Le site rappelle que « decenas de delegados abandonaron la sala » au moment où Netanyahou a pris la parole, avant de citer la déclaration du centre : le dirigeant israélien, « sobre quien pesa una orden de arresto de la Corte Penal Internacional por crímenes de guerra y de lesa humanidad », aurait selon le CIP utilisé une nouvelle fois la tribune onusienne pour défendre le siège imposé aux Palestiniens et présenter des faits qui « contrasta brutalmente con la realidad » du terrain. Le média précise que le montage compare, phrase par phrase, les propos tenus depuis 2023 aux images de l'offensive.
ANGLE DOMINANT
Berlin mesure l'isolement diplomatique de Netanyahou après une salle désertée par des dizaines de délégations et des attaques frontales contre Londres et Paris sur le colonialisme.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, vendredi 25 septembre 2026. Pour la presse allemande, la scène qui s'est jouée jeudi devant l'Assemblée générale des Nations unies dit surtout un isolement diplomatique qui s'aggrave. La Tagesschau rapporte que des dizaines de diplomates ont quitté la salle avant même que Benjamin Netanyahou ne monte à la tribune, certains sifflant, d'autres applaudissant. Le Premier ministre israélien a qualifié les délégations parties de « moralische Feiglinge » - lâches moraux - et a invité ceux qui ne l'avaient pas encore fait à sortir à leur tour.
FAZ et ZEIT Online, dont les récits reprennent presque mot pour mot une même dépêche, notent qu'il a rejeté en bloc l'accusation de génocide à Gaza : « Israël des Völkermords zu bezichtigen, ist die größte Lüge des Jahrhunderts », a-t-il dit à New York - accuser Israël de génocide est le plus grand mensonge du siècle. Il a affirmé, à l'inverse, qu'Israël en avait empêché un, sans que les articles allemands ne détaillent davantage cet argumentaire.
ZEIT Online souligne la vigueur avec laquelle Netanyahou s'est retourné contre deux capitales occidentales : il a attaqué le Royaume-Uni et la France sur leur passé colonial pour leur reprocher de qualifier Israël de colonialiste. Les accusations visant le Qatar, la Turquie ou le maire de New York, rapportées ailleurs, n'apparaissent pas dans les articles allemands consultés.
ANGLE DOMINANT
Madrid retient surtout son propre geste face au discours de Netanyahou : des sièges vides à l'ONU, un Pedro Sánchez déjà à Harvard, et un mandat d'arrêt international resté sans exécution malgré l'appel du maire de New York.
POINTS CLES
ANALYSE
Madrid, 25 septembre 2026. La délégation espagnole n'a même pas eu besoin de sortir de la salle : elle n'y était pas. Comme en 2024 et en 2025, les sièges espagnols de l'Assemblée générale de l'ONU sont restés vides jeudi pendant le discours de Benyamin Netanyahou, qui a lancé aux délégations déjà en train de partir : « S'il y a d'autres lâches moraux qui ne se sont pas encore retirés de la salle, qu'ils le fassent maintenant ». Pedro Sánchez n'était pas non plus à New York : le chef du gouvernement avait rejoint Boston, où il a prononcé à Harvard un discours que la presse espagnole qualifie de particulièrement dur sur Gaza, quelques heures avant l'intervention du Premier ministre israélien.
Le geste espagnol s'inscrit dans un mouvement plus large de délégations parties au moment où Netanyahou prenait la parole, laissant de larges zones vides pendant l'un des discours les plus attendus de la semaine de haut niveau. Dans les tribunes, des soutiens portant kippa et épinglettes du drapeau israélien scandaient « Bibi, tu es la lumière de cette salle » et applaudissaient debout.
À l'extérieur du siège de l'ONU, la mobilisation a tourné à l'arrestation : la police new-yorkaise a interpellé plusieurs manifestants qui bloquaient la Première Avenue, dont l'actrice Susan Sarandon et Hannah Einbinder. Le maire Zohran Mamdani, qui avait réclamé l'arrestation de Netanyahou au nom du mandat émis par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité liés à l'offensive à Gaza, a précisé avoir étudié les voies légales disponibles, tout en reconnaissant que leur exécution dépendait des autorités fédérales, contrôlées par l'administration Trump.
ANGLE DOMINANT
Helsinki oppose au « plus grand mensonge du siècle » de Nétanyahou les propres conclusions de la commission indépendante de l'ONU, qui a réaffirmé en juin la poursuite d'un génocide à Gaza, une accusation que la Cour internationale de justice n'a pas encore tranchée.
POINTS CLES
ANALYSE
Helsinki, 25 septembre 2026. Devant l'Assemblée générale des Nations unies, jeudi soir, Benyamin Nétanyahou a ouvert son discours en lançant, selon Yle Uutiset : « S'il reste encore des lâches ici, ils peuvent partir maintenant aussi. » Une partie de la salle s'était déjà vidée à son arrivée à la tribune, dans un mouvement coordonné par la mission palestinienne. Le Premier ministre israélien a qualifié les délégations sortantes de « lâches moraux », rapporte de son côté MTV Uutiset, qui cite le Guardian britannique pour cette formule.
Nétanyahou a défendu la campagne militaire de son pays contre l'Iran, le Hamas, le Hezbollah et la Syrie, affirmant qu'en se protégeant, Israël protégeait aussi « nombre de ces pays dont les représentants viennent tout juste de quitter cette salle ». Selon lui, plusieurs dirigeants l'auraient remercié en privé d'avoir écarté la menace nucléaire iranienne, tout en qualifiant publiquement leur sortie d'« hypocrite ». Il a également rappelé l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, qu'il a décrite comme le pire massacre de Juifs depuis la Shoah, et remercié le président américain Donald Trump pour son soutien.
ANGLE DOMINANT
France essuie une attaque frontale de Benyamin Nétanyahou, qui l'accuse d'avoir inventé le colonialisme qu'elle lui reproche, dans un discours à l'ONU où Paris relève surtout la mise en cause nommée d'Emmanuel Macron avant les législatives israéliennes.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 25 septembre 2026. À la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, jeudi soir, Benyamin Nétanyahou a fait de la France une cible explicite de son réquisitoire contre les critiques adressées à Israël. « Ils accusent Israël, le minuscule Israël, de colonialisme, quel colonialisme ? Parmi eux, il y a des gens en Grande-Bretagne et en France. Bon sang, ce sont eux qui ont inventé le terme ! », a lancé le premier ministre israélien, avant de dénoncer des colonies qui « couvraient la planète entière ».
La presse française relève que ce tir vise les capitales européennes qui, comme Paris, ont durci leur ton sur la Cisjordanie occupée. Le Monde souligne que le discours intervient « à un moment où les critiques internationales, notamment d'Emmanuel Macron, se multiplient contre les violences commises envers les Palestiniens ». Nétanyahou a désigné le président français comme l'une des « incarnations » d'un Occident qui aurait cédé aux « foules antisémites », leaders ayant selon lui « choisi la faiblesse » et « l'apaisement ».
Le premier ministre a par ailleurs qualifié l'accusation de génocide de « plus grand mensonge du siècle », affirmant qu'Israël avait au contraire « empêché un génocide », citant l'aide alimentaire et les campagnes de vaccination contre la polio à Gaza. Des dizaines de délégations ont quitté la salle à l'appel de la mission palestinienne dès sa prise de parole ; il les a qualifiées de « lâches moraux », assurant qu'en frappant les installations nucléaires iraniennes, Israël avait défendu « bon nombre de pays dont les représentants viennent de quitter cette salle ».
ANGLE DOMINANT
Budapest retient du discours de Netanyahou la défense d'Israël comme protection collective des pays absents de la salle, plus que la controverse judiciaire sur le génocide.
POINTS CLES
ANALYSE
Budapest, 25 septembre 2026. La presse hongroise consacre une large place à la scène de chaos qui a suivi la montée à la tribune de Benjamin Netanyahou, jeudi, lors du débat de haut niveau de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. Index rapporte que des applaudissements se sont mêlés à des sifflets, avant que plusieurs centaines de délégués ne quittent la salle, laissant la plupart des sièges vides. Le président de l'Assemblée, Halilur Rahman, a dû plusieurs fois rappeler les délégués à l'ordre. Le Premier ministre israélien a qualifié ces délégués de « lâches moraux », lançant : « S'il reste encore des lâches moraux qui n'ont pas quitté la salle, je vous prie de le faire maintenant. »
Selon la dépêche MTI reprise par HVG et Index, Netanyahou a défendu la frappe contre les installations nucléaires iraniennes comme « l'une des décisions les plus faciles » qu'il ait eu à prendre en tant que chef de gouvernement. Il a affirmé qu'en se défendant, Israël protège aussi plusieurs pays dont les délégations ont quitté la salle, ajoutant que certains de leurs dirigeants le remercient « en privé » d'avoir « éliminé les armes nucléaires iraniennes ». HVG nuance toutefois cette affirmation, rappelant qu'il n'existe en réalité aucune preuve qu'Iran ait disposé d'armes nucléaires, les frappes israélo-américaines ayant endommagé des installations nucléaires iraniennes sans qu'un programme d'armement soit établi.
ANGLE DOMINANT
Israël distingue dans le discours de Nétanyahou à l'ONU une ouverture de campagne autant qu'une réponse au monde, sa presse se divisant entre éloge de la prestation et accusation d'« électoralisme », à un mois des législatives du 27 octobre.
POINTS CLES
ANALYSE
Jérusalem, 25 septembre 2026. Devant l'Assemblée générale des Nations unies, jeudi, Benjamin Nétanyahou a qualifié l'accusation de génocide portée contre Israël de « plus grand mensonge du siècle ». « Quel régime génocidaire donne des millions de doses de vaccin contre la polio à la population ennemie ? Quel régime génocidaire permet la distribution de deux millions de tonnes de nourriture à Gaza, une tonne par personne ? », a-t-il demandé à l'assemblée, selon le Jerusalem Post. Le Premier ministre a présenté l'essentiel de son discours comme la description des « fronts » sur lesquels Israël se bat, dont un front de l'information contre des pays qui financeraient, selon lui, des campagnes hostiles : le Qatar, accusé de financer Al Jazeera et des universités pour « laver le cerveau » de jeunes esprits, et la Turquie, dont il a qualifié le président Erdogan de « tyran » hébergeant des chefs du Hamas.
La sortie massive de délégations, anticipée par les services israéliens selon Ynetnews, qui évoquait avant le discours un possible accueil hostile et des diplomates prêts à quitter la salle, s'est confirmée. Aux manifestants restés devant le siège de l'ONU, Nétanyahou a répondu en les qualifiant d'hypocrites : « Où étiez-vous quand les tyrans iraniens massacraient des dizaines de milliers de civils désarmés ? », a-t-il demandé, selon Arutz Sheva, avant de brandir un appareil Starlink comme symbole de ce que craint, selon lui, le régime iranien.
ANGLE DOMINANT
New Delhi resitue le discours de Nétanyahou à l'ONU dans le calendrier électoral serré qu'il traverse chez lui, à cinq semaines des législatives du 27 octobre.
POINTS CLES
ANALYSE
New Delhi, 25 septembre 2026. Le discours prononcé jeudi par Benyamin Nétanyahou à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies est lu par la presse indienne avant tout comme un exercice de politique intérieure. Deccan Chronicle le note d'emblée : le Premier ministre israélien, « confronté à une campagne de réélection difficile chez lui », s'exprimait devant l'ONU alors qu'il est engagé dans une course serrée pour rester au pouvoir lors des élections législatives du 27 octobre. Swarajya retient la même mise en perspective, rappelant que ce discours intervenait lors de la troisième journée du débat général de la 81e session de l'Assemblée générale, tenu du 22 au 28 septembre à New York.
Dans la salle, des dizaines de délégués ont quitté leur siège à l'entrée de Nétanyahou, certains huant, tandis que son équipe se levait pour applaudir ; le président de l'Assemblée, Khalilur Rahman, a dû rappeler l'ordre à plusieurs reprises. La mission palestinienne à l'ONU avait appelé en amont à ce retrait collectif, présenté comme une protestation contre la conduite d'Israël à Gaza. Nétanyahou a répliqué sans attendre : « S'il reste d'autres lâches moraux qui n'ont pas encore quitté cette salle, qu'ils le fassent maintenant. »
La presse indienne relève aussi la salve visant Iran, Royaume-Uni, France et Turquie, ainsi que le maire de New York Zohran Mamdani, qualifié d'« antisémite » — une attaque à laquelle l'élu new-yorkais a répondu en accusant Nétanyahou de répéter des « mensonges sans fondement destinés à blanchir son génocide des Palestiniens » et en rappelant qu'il reste visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre. Nétanyahou a par ailleurs défendu l'offensive contre l'Iran comme l'une des décisions « les plus faciles » de son mandat, invoquant la menace du programme nucléaire iranien, et affirmé qu'en se défendant, Israël protégeait aussi les pays dont les représentants venaient de sortir de la salle.
ANGLE DOMINANT
Reykjavik se distingue par son inaction : le représentant islandais est resté assis à l'Assemblée générale de l'ONU pendant que des dizaines de délégations quittaient la salle au moment où Benyamin Netanyahou prenait la parole, un choix que le gouvernement n'a pour l'instant pas expliqué publiquement.
POINTS CLES
ANALYSE
Reykjavik, 25 septembre 2026. Alors que des dizaines de délégations quittaient ostensiblement la salle de l'Assemblée générale des Nations unies jeudi, au moment où Benyamin Netanyahou montait à la tribune, l'Islande a choisi de ne pas s'associer au geste. Le représentant islandais est resté assis à sa place pendant toute la durée du discours, confirme un collaborateur du ministère des Affaires étrangères au média Heimildin.
La sortie collective avait été appelée par la mission palestinienne auprès de l'ONU, qui avait exhorté les autres États à remplir la salle puis à en sortir ensemble dès l'arrivée du Premier ministre israélien à la tribune, pour signifier leur refus d'un génocide, de crimes de guerre et d'une occupation illégale de la Palestine. Des dizaines de fauteuils sont restés visiblement vides sur les photographies prises après le mouvement, rapporte Vísir.
Benyamin Netanyahou a répondu depuis la tribune à ceux qui hésitaient encore à sortir, les qualifiant de « lâches moraux » : « S'il reste encore ici des lâches moraux qui n'ont pas quitté la salle, faites-le maintenant », a-t-il lancé en ouverture de son intervention, selon Vísir. Des huées, des cris de protestation et des applaudissements de soutien se sont mêlés dans l'hémicycle, obligeant le président de l'Assemblée générale à réclamer le calme à plusieurs reprises avant que Netanyahou puisse reprendre son propos devant des rangées largement dégarnies.
ANGLE DOMINANT
Rome décortique un discours à charge tous azimuts, où Netanyahou vise tour à tour la France, le Royaume-Uni, le Qatar, la Turquie et le maire de New York, devant une salle vidée par des dizaines de délégations à l'ONU.
POINTS CLES
ANALYSE
Rome, 25 septembre 2026. La presse italienne restitue un discours à l'Assemblée générale de l'ONU pensé comme une offensive tous azimuts, prononcé jeudi devant une salle à moitié vide. Des dizaines de délégations ont quitté l'hémicycle à l'arrivée de Benyamin Netanyahou, certaines scandant des slogans pro-palestiniens ; le Premier ministre israélien les a apostrophées : « S'il y a encore des lâches moraux qui n'ont pas quitté cette salle, qu'ils le fassent maintenant », rapporte l'ANSA. Il a rejeté l'accusation de génocide à Gaza, la qualifiant de « plus grand mensonge du siècle », assurant qu'Israël « n'a pas commis de génocide » mais « l'a évité », citant un million de vaccinations contre la polio et deux millions de tonnes de vivres distribués dans l'enclave, selon Libero Quotidiano.
Le réquisitoire vise ensuite plusieurs capitales. Netanyahou reproche à la France et au Royaume-Uni d'avoir qualifié Israël de « colonialiste », leur retournant l'accusation en rappelant qu'ils ont « inventé le terme », note l'ANSA. Il accuse le Qatar de diffuser des « mensonges » et traite le président turc Erdogan de « tyran ». Le maire de New York, Zohran Mamdani, malgré un rameau d'olivier tendu en amont, est qualifié d'« antisémite » et d'« ami du Hamas ». Mamdani répond en dénonçant des « mensonges infondés » censés « blanchir son génocide des Palestiniens », rappelant que Netanyahou reste sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale, cité par La Repubblica.
ANGLE DOMINANT
Mexico décrypte le discours de Netanyahou comme une opération de politique intérieure calée sur les législatives du 27 octobre, visant autant Mamdani que l'opinion israélienne, plus qu'un simple différend diplomatique.
POINTS CLES
ANALYSE
Mexico, 25 septembre 2026. Devant une Assemblée générale de l'ONU aux rangs clairsemés, la presse mexicaine retient d'abord le calendrier électoral qui charpente le discours de Benjamin Netanyahou. El Informador souligne que le Premier ministre israélien s'est rendu à New York en pleine précampagne électorale israélienne pour les élections du 27 octobre prochain, et que son discours de près de 40 minutes visait autant l'opinion intérieure que l'auditoire onusien.
Le journal rapporte l'attaque frontale contre le maire de New York, Zohran Mamdani, qualifié d'« antisémite » après avoir réclamé un mandat d'arrêt international contre Netanyahou pour crimes de guerre. « Tu ne peux pas me faire taire. Tu ne peux pas faire taire la vérité », lui a répondu le dirigeant israélien, ajoutant qu'Israël n'avait pas commis de génocide à Gaza mais l'avait empêché en évitant que les « amis du Hamas » ne tuent « tous » les Israéliens. Il a aussi salué Donald Trump comme le « meilleur allié » de l'État hébreu, le remerciant pour son « courageux leadership ».
Reforma, de son côté, détaille la scène dans la salle : des dizaines de délégués ont quitté leur siège lorsque Netanyahou est monté à la tribune, répondant à l'appel de la mission palestinienne à un retrait collectif. Le président de l'Assemblée, Khalilur Rahman, a dû réclamer « l'ordre dans la salle ». Netanyahou a qualifié les délégués partants de « lâches moraux », affirmant qu'en se défendant, Israël défendait aussi « nombre des pays dont les délégués viennent de sortir », dont certains dirigeants le remercieraient en privé, selon lui, pour avoir éliminé « les armes nucléaires de l'Iran ». Il a présenté l'attaque contre l'Iran comme « une des décisions les plus faciles » de sa carrière.
ANGLE DOMINANT
Kuala Lumpur décrypte le discours de Nétanyahou comme une manœuvre de politique intérieure avant des élections israéliennes serrées, où l'attaque contre le maire de New York Zohran Mamdani vise surtout l'électorat national.
POINTS CLES
ANALYSE
Kuala Lumpur, 25 septembre 2026. La presse malaisienne retient d'abord la portée intérieure du discours de jeudi prononcé par Benyamin Nétanyahou à la tribune des Nations unies. The Sun MY souligne que le Premier ministre israélien, « facing a difficult reelection campaign at home », s'est adressé à l'Assemblée générale en sachant qu'il allait « lash out at both enemies and allies that have crossed him in recent months », avant les élections. Le quotidien rappelle aussi qu'il devait évoquer le cas de l'ambassadeur d'Israël à Washington, Yechiel Leiter, dont le fils, soldat, a été blessé lors d'une attaque à la voiture-bélier attribuée à un Palestinien en Cisjordanie occupée.
La cible la plus visible reste le maire de New York Zohran Mamdani, qui avait promis d'exécuter le mandat d'arrêt délivré par la Cour pénale internationale contre Nétanyahou si celui-ci se rendait dans la ville pour l'Assemblée générale — la CPI avait estimé en 2024 disposer de « reasonable grounds » de le juger responsable de crimes de guerre à Gaza, ce qu'il conteste. Mamdani a ensuite concédé n'avoir pas l'autorité pour un tel geste. Nétanyahou avait promis de « tell the truth about you », accusant Mamdani de « supporting the Hamas terrorist monsters » et d'« inciting riots against New York Jews » ; l'élu a répliqué mardi que « what the prime minister has said in that video is not true ». Le président palestinien Mahmoud Abbas, privé de visa par Washington, n'a pas assisté à la session.
ANGLE DOMINANT
Oslo dissocie l'attitude protocolaire de sa délégation, restée assise impassible dans l'hémicycle, de la condamnation ferme prononcée ensuite par son ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide.
POINTS CLES
ANALYSE
Oslo, 25 septembre 2026. Quand Benyamin Nétanyahou a ouvert son discours à l'Assemblée générale de l'ONU en lançant que les « lâches moraux » encore présents pouvaient sortir maintenant, la délégation norvégienne, conduite par le ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide, est restée assise. Aftenposten et VG racontent la même scène : dans l'hémicycle new-yorkais, des dizaines de délégations se sont levées et ont quitté la salle avant même que le Premier ministre israélien ne prenne la parole, tandis que la tribune norvégienne conservait, selon VG, des « visages de poker bien entraînés ». Au balcon, la presse israélienne et des invités applaudissaient et entonnaient des chants de soutien ; en bas, Nétanyahou s'adressait à une salle à moitié vide, un scénario que VG juge désormais habituel à ses interventions onusiennes.
Le silence protocolaire d'Oslo ne vaut pas approbation. Selon Aftenposten, le ministre Espen Barth Eide a ensuite critiqué durement le discours. Nétanyahou y a rejeté les accusations de génocide à Gaza, où plus de 73 000 personnes sont mortes selon le bilan cité par le journal, les qualifiant de « plus grand mensonge » et demandant si un pays commettant un génocide laisserait entrer l'aide humanitaire. Il a affirmé qu'Israël protégeait plusieurs des pays dont les délégués venaient de sortir.
ANGLE DOMINANT
Lima décortique le vide diplomatique laissé par Netanyahou à l'ONU, entre mandat d'arrêt de la CPI et rue new-yorkaise mobilisée contre sa présence.
POINTS CLES
ANALYSE
Lima, 25 septembre 2026. À la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, jeudi, le vide laissé par le départ de dizaines de délégations lors de la prise de parole de Benjamin Netanyahou occupe la presse péruvienne davantage que le contenu même de son discours. Gestión décrit une salle où « la sortie des délégués a laissé de larges zones vides » pendant l'un des discours les plus attendus de la Semaine de haut niveau, et rapporte la phrase lancée par le Premier ministre israélien avant même de commencer : « S'il y a d'autres lâches moraux qui veulent quitter la salle, qu'ils le fassent maintenant. » Le journal note aussi, dans les tribunes, des sympathisants arborant kippa et épingles au drapeau israélien, certains scandant leur soutien et applaudissant debout.
Gestión relie surtout l'épisode au mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale contre Netanyahou, pour des crimes de guerre et crimes contre l'humanité présumés liés à l'offensive à Gaza. Le média rapporte l'appel du maire de New York, Zohran Mamdani, à faire exécuter ce mandat sur le territoire de sa ville ; l'édile affirme avoir étudié les voies légales disponibles, tout en reconnaissant que la compétence en revient aux autorités fédérales, non municipales.
En marge de l'enceinte onusienne, RPP Noticias documente une manifestation d'une trentaine de personnes dans une rue adjacente, banderoles réclamant une « Palestine libre » et déguisement comparant le dirigeant israélien au diable. Une habitante de Queens, identifiée comme Meg, y confie sa « profonde honte » envers une organisation qui, selon elle, permet à ce « criminel de guerre » de s'exprimer alors qu'un mandat d'arrêt pèse contre lui. Une autre manifestante, Elle, juge que l'institution aurait dû le détenir, au nom du soutien qu'elle devrait à la Cour pénale internationale. La journée s'est déroulée dans le calme, malgré des échanges tendus avec des contre-manifestants pro-israéliens présents sur place.
ANGLE DOMINANT
Islamabad décrypte la visite éclair de Netanyahou à New York comme un discours de campagne électorale, à un mois des législatives israéliennes, contesté depuis l'intérieur même de la ville hôte par le maire Zohran Mamdani.
POINTS CLES
ANALYSE
Islamabad, 25 septembre 2026. La presse pakistanaise ne retient pas d'abord le discours de Benyamin Netanyahou à la tribune de l'ONU, mais la brièveté de son passage à New York : moins de huit heures sur place, contre une semaine l'an dernier. Le Premier ministre israélien y a rencontré neuf dirigeants, dont cinq d'Amérique latine, région où Israël cherche à nouer des liens alors que ses partenaires traditionnels en Europe se sont éloignés depuis la guerre à Gaza et l'expansion des colonies en Cisjordanie. Aucune rencontre avec un responsable américain n'a été annoncée, une absence relevée par plusieurs titres pakistanais qui republient, presque à l'identique, la même dépêche d'agence.
L'ancien ambassadeur d'Israël à Washington, Michael Oren, cité dans ces articles, tranche : « C'est un discours de campagne. » Il ajoute qu'un tel discours aurait gagné à s'accompagner d'une rencontre avec le président américain, un autre dirigeant, ou au moins la secrétaire d'État — « mais apparemment ce n'est pas le cas ». Oren dit ne pas se souvenir d'une visite d'un Premier ministre israélien aux États-Unis sans entretien avec le président. Le rendez-vous manqué survient à un mois des législatives israéliennes du 27 octobre. Donald Trump, qui a rencontré Netanyahou huit fois depuis le début de son second mandat, l'a vu pour la dernière fois en juillet. Le bureau du Premier ministre invoque un calendrier serré et la nécessité de rentrer avant la fête juive de Sucot pour expliquer l'absence de rencontres supplémentaires.
ANGLE DOMINANT
Varsovie décrypte un discours offensif où Netanyahou vide la salle de l'ONU pour mieux désigner ses cibles, du Qatar à la Turquie, en passant par le maire de New York.
POINTS CLES
ANALYSE
Varsovie, 25 septembre 2026. La presse polonaise détaille un discours de Benjamin Netanyahou marqué par les tensions et les noms cités un à un devant l'Assemblée générale de l'ONU. Jeudi, le président de l'Assemblée, Khalilur Rahman, a dû intervenir plusieurs fois pour rappeler l'ordre, tandis que des délégations quittaient la salle. Netanyahou les a qualifiées de « lâches moraux », assurant qu'en se défendant, Israël protège aussi les intérêts de nombreux pays dont les représentants venaient de sortir — et que certains dirigeants le remercient en privé, hors caméras, pour les frappes contre le programme nucléaire iranien.
Le premier ministre israélien a visé plusieurs cibles nommément. Il a accusé le maire de New York, Zohran Mamdani — qui l'avait qualifié de « criminel de guerre » —, de soutenir le Hamas, une accusation que RMF24 relève comme non étayée par les faits. Il a dénoncé les dirigeants d'Europe occidentale, accusés de céder aux « foules antisémites ». Il a visé le Qatar et la Turquie, qu'il accuse de diffuser de fausses informations sur Israël ; le Qatar aurait dépensé des milliards de dollars pour « répandre des mensonges », notamment en finançant des universités américaines et des médias comme Al Jazeera. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a été traité de « tyran », accusé d'emprisonner des journalistes, d'agir contre les Kurdes et d'occuper le nord de Chypre ; Netanyahou lui a répondu directement sur Jérusalem : « Non, monsieur, vous ne le ferez pas. C'est notre ville. »
ANGLE DOMINANT
Lisbonne détaille la salle vidée à l'ONU et la réplique turque plus que le fond de l'accusation de génocide portée contre Israël.
POINTS CLES
ANALYSE
Lisbonne, 25 septembre 2026. La presse portugaise retient d'abord l'image de la salle qui se vide : selon l'Observador, environ 77 délégations ont quitté l'Assemblée générale de l'ONU avant même que Benyamin Nétanyahou ne prenne la parole, jeudi. Le Premier ministre israélien leur a répondu par un défi : « S'il reste encore des lâches moraux qui n'ont pas quitté la salle, qu'ils le fassent maintenant. » Il a ensuite qualifié l'accusation de génocide contre Israël de « plus grand mensonge du siècle », affirmant que détruire les installations nucléaires iraniennes avait été difficile, mais « l'une des décisions les plus faciles » de son mandat, ajoutant : « Si je ne l'avais pas fait, nous serions tous morts. » Le SAPO relève qu'il a aussi salué en Donald Trump « le plus grand partenaire » d'Israël, et accusé le Qatar de dépenser des milliards pour tenter de retourner les jeunes contre Israël et les États-Unis.
La réplique la plus détaillée par les médias portugais vient d'Ankara. La RTP rapporte que le directeur de la communication du gouvernement turc, Burhanettin Duran, a jugé infondées les attaques de Nétanyahou contre Recep Tayyip Erdogan, qu'il a traité de « tyran » : selon Duran, elles ne peuvent « faire oublier les massacres, la catastrophe humanitaire à Gaza et les procédures engagées au titre du droit international ». Nétanyahou avait accusé la Turquie de propager des « mensonges antisémites », d'occuper illégalement le nord de Chypre, de violer les droits de la Grèce, et de vouloir gouverner Jérusalem, assurant : « Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre. »
ANGLE DOMINANT
Doha rejette catégoriquement l'accusation de Nétanyahou selon laquelle le Qatar financerait une campagne de « mensonges » contre Israël, et y voit une recherche de bouc émissaire.
POINTS CLES
ANALYSE
Doha, 25 septembre 2026. Le Qatar a « catégoriquement rejeté » les accusations lancées jeudi par le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, où il a affirmé que Doha dépensait des « milliards » pour répandre des « mensonges » sur Israël. Dans un message publié sur X, Majed Al Ansari, conseiller du Premier ministre qatari et porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a dénoncé une « recherche de bouc émissaire » : « Cette rhétorique continue contre le Qatar n'est rien d'autre qu'une tentative de détourner l'attention des atrocités commises par son gouvernement dans les territoires palestiniens occupés et de leurs graves conséquences humanitaires. »
Al Ansari a rappelé le rôle de médiateur joué par Doha entre Israël et le Hamas, salué par la communauté internationale, notamment dans la négociation du cessez-le-feu et de l'accord de libération des captifs conclu en 2025 — un rôle que l'accusation israélienne, selon lui, passe sous silence. Le porte-parole a par ailleurs relevé que les responsables israéliens « se retrouvent de plus en plus à s'adresser à des salles vides », ajoutant que si Israël voulait être perçu différemment, il devrait « commencer par changer ses politiques, cesser ses violations du droit international et le respecter ».
Le siège vide de la délégation qatarie s'inscrivait dans un mouvement plus large : des dizaines de délégations ont quitté la salle au moment où Nétanyahou prenait la parole, à l'appel de la mission palestinienne à l'ONU. Devant le siège des Nations unies à New York, la police a arrêté plus d'une centaine de manifestants, parmi lesquels l'actrice oscarisée Susan Sarandon, l'actrice Hannah Einbinder, une candidate démocrate au Congrès et un élu du conseil municipal de New York.
ANGLE DOMINANT
Bucarest décrypte le discours de Nétanyahou à l'ONU comme un exercice de campagne électorale, plus destiné à mobiliser l'électorat israélien qu'à convaincre une Assemblée générale en partie désertée.
POINTS CLES
ANALYSE
Bucarest, 25 septembre 2026. La presse roumaine retient du discours de Benyamin Nétanyahou à la tribune de l'ONU moins un plaidoyer diplomatique qu'un exercice de politique intérieure. Digi24 le présente d'emblée comme « un discours de campagne électorale », prononcé par un Premier ministre « engagé dans une campagne difficile pour sa réélection », au moment même où les violences se multiplient en Cisjordanie occupée, selon l'AFP citée par le média.
Devant une salle partiellement vidée jeudi à l'appel de la mission palestinienne à l'ONU, Nétanyahou a qualifié l'accusation de génocide de « plus grand mensonge du siècle » et affirmé, selon Mediafax citant The Independent, que l'attaque contre l'Iran avait été « l'une des décisions les plus faciles » qu'il ait jamais prises. Il a traité les délégations parties de « lâches moraux » : « S'il reste encore des lâches moraux dans cette salle qui ne sont pas partis, faites-le maintenant », a-t-il lancé, selon Digi24.
Le Premier ministre a visé plusieurs cibles précises. Il a raillé le Royaume-Uni et la France sur le colonialisme : « Ce sont eux qui ont inventé le terme, leurs colonies couvrent toute la planète », a-t-il déclaré selon G4Media. Il a qualifié le président turc Erdogan de « tyran » et la Turquie de « grand propagateur de mensonges antisémites », et visé le maire de New York Zohran Mamdani, accusé de soutenir le Hamas. Il a aussi qualifié les colons extrémistes de « jeunes délinquants », accusant la presse internationale de leur accorder une attention disproportionnée.
ANGLE DOMINANT
La Suède retient d'abord la procédure : pour la ministre des Affaires étrangères Maria Malmer Stenergard, ce jeudi à l'ONU, chaque pays devrait pouvoir s'exprimer devant l'Assemblée générale, quel que soit le nombre de délégations ayant quitté la salle pendant le discours de Benjamin Netanyahou.
POINTS CLES
ANALYSE
Stockholm, vendredi 25 septembre 2026. À la tribune des Nations unies, jeudi soir, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a vu des dizaines de délégations quitter la salle avant même de prendre la parole. La presse suédoise décrit un flux continu de personnes faisant la queue pour sortir, tandis que Netanyahou lançait : « S'il y a d'autres lâches moraux qui n'ont pas encore quitté la salle, faites-le maintenant » (Svenska Dagbladet). Il a ensuite qualifié l'accusation de génocide contre Israël de « plus grand mensonge du siècle ».
Netanyahou a justifié la guerre contre l'Iran, affirmant que « nous serions tous morts » si Israël et les États-Unis n'avaient pas frappé les installations nucléaires iraniennes, une décision qu'il dit avoir été « la plus facile » de sa carrière de premier ministre. Sveriges Radio rapporte qu'il a traité les délégués partants de « lâches » (ynkryggar) avant de défendre la guerre menée avec Washington.
À Stockholm, la diplomatie choisit la retenue procédurale plutôt que le commentaire sur le fond de l'accusation. La ministre des Affaires étrangères Maria Malmer Stenergard (Moderaterna) a réagi au départ des délégations en écrivant que « tous les pays devraient pouvoir défendre leur position devant l'Assemblée générale des Nations unies » (Dagens Nyheter). Aucune prise de position suédoise sur le fond du discours n'apparaît dans les articles consultés.
ANGLE DOMINANT
Singapour décrypte le discours de Benjamin Netanyahou à l'ONU comme une allocution de campagne adressée à l'opinion israélienne plus qu'à l'Assemblée générale, à cinq semaines d'élections serrées le 27 octobre.
POINTS CLES
ANALYSE
Singapour, 25 septembre 2026. À l'Assemblée générale des Nations unies, jeudi 24 septembre, Benjamin Netanyahou a livré un discours que la presse locale décrit moins comme une adresse diplomatique que comme un meeting électoral transposé à la tribune new-yorkaise. Le Straits Times rappelle que le premier ministre israélien, en difficulté pour rester au pouvoir lors du scrutin du 27 octobre, a profité de la plateforme mondiale pour attaquer à la fois des adversaires déclarés et des partenaires traditionnels, dont le Royaume-Uni, la France et la Turquie.
Des dizaines de délégués ont quitté la salle à son arrivée, certains sifflant et huant, avant que Netanyahou ne les qualifie de « lâches moraux » et ne les somme de partir s'ils n'étaient pas déjà sortis. Il a accusé le Qatar et la Turquie de financer des campagnes de désinformation contre Israël, et s'en est pris au maire de New York Zohran Mamdani, le qualifiant d'« antisémite » et affirmant que depuis son élection, de nombreux juifs ne se sentiraient plus en sécurité dans la ville. Mamdani, qui avait envisagé de faire exécuter le mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale contre le dirigeant israélien avant de reconnaître ne pas en avoir l'autorité, a répliqué que Netanyahou répétait des mensonges destinés à blanchir son génocide des Palestiniens.
ANGLE DOMINANT
Ankara dénonce les propos de Netanyahou, qui a traité Erdoğan de « tyran » devant une Assemblée générale désertée par des dizaines de délégations.
POINTS CLES
ANALYSE
Ankara, 25 septembre 2026. À l'Assemblée générale des Nations unies, jeudi, Benyamin Netanyahou a comparé l'accusation de génocide visant Israël au « plus grand mensonge du siècle », affirmant que son pays avait empêché un génocide à Gaza plutôt que de le commettre, citant la distribution de vivres et les campagnes de vaccination contre la polio. La presse turque relève d'abord la salle presque vide qui l'a accueilli : selon Daily Sabah, des dizaines de délégations ont quitté l'hémicycle dès que le Premier ministre israélien a pris la parole, le laissant s'adresser à un Genel Kurul largement déserté. Le média souligne que la visite, longue de moins de huit heures, tranche avec le séjour d'une semaine de l'an dernier : aucune rencontre avec Donald Trump, aucun entretien avec des dirigeants ouest-européens, et jusqu'à la rencontre prévue avec Elon Musk, annulée. L'ancien ambassadeur israélien à Washington Michael Oren y voit un coup dur pour Netanyahou à cinq semaines des législatives du 27 octobre ; son homologue Alon Liel juge n'avoir jamais vu visite aussi humiliante d'un Premier ministre israélien à l'ONU.
Bianet et BBC Turkish s'attardent, eux, sur les mots adressés à la Turquie. Netanyahou a rangé Ankara parmi les pays qui diffusent un discours hostile à Israël, qualifiant Recep Tayyip Erdoğan de « tyran », l'accusant d'héberger des dirigeants du Hamas, d'emprisonner journalistes et opposants, et de porter la responsabilité de morts de civils kurdes. Il lui a aussi reproché d'occuper illégalement le nord de Chypre et de viser la Syrie. Le Premier ministre israélien a par ailleurs traité de « lâches moraux » les délégués sortis, assuré qu'en frappant l'Iran, Israël protégeait aussi certains des pays partis, dont les dirigeants le remercieraient en privé, et qualifié cette attaque d'une des décisions les plus faciles de sa carrière.
ANGLE DOMINANT
Washington retient d'abord la joute new-yorkaise ouverte par Nétanyahou contre le maire Zohran Mamdani, plus que le contenu diplomatique de son discours à l'ONU.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 25 septembre 2026. La presse américaine retient d'abord la controverse new-yorkaise ouverte par Benyamin Nétanyahou plus que le contenu diplomatique de son discours à l'Assemblée générale des Nations unies. Le Premier ministre israélien a qualifié l'accusation de génocide à Gaza de « plus grand mensonge du siècle », affirmant : « Israël n'a pas commis de génocide. Israël a empêché un génocide », citant l'aide alimentaire et les campagnes de vaccination contre la polio dans l'enclave, selon Time. Avant même de commencer, il a lancé aux délégations restantes : « s'il reste d'autres lâches moraux qui n'ont pas encore quitté cette salle, faites-le maintenant », rapporte Fox News. CBS News rappelle que la veille déjà, des dirigeants européens et moyen-orientaux — France, Royaume-Uni, Jordanie, Syrie, Qatar, Turquie — avaient consacré une partie de leur temps de parole à dénoncer Israël.
Mais c'est sa charge contre le maire de New York, Zohran Mamdani, qualifié de « maire antisémite de New York » et accusé d'avoir « incité aux émeutes contre les juifs new-yorkais », qui domine la couverture locale. Mamdani, cité par Time, dément tout soutien au Hamas. Le camp du maire s'est retrouvé mêlé aux poursuites : la candidate au Congrès Darializa Avila Chevalier, soutenue par Mamdani, a été arrêtée devant l'ONU parmi environ 250 manifestants, aux côtés des élus municipaux Chi Ossé et Alexa Avilés et de l'actrice Susan Sarandon, selon Fox News et NBC News.
ANGLE DOMINANT
Pretoria mesure le discours de Nétanyahou à l'aune des procédures judiciaires internationales déjà engagées contre Israël, entre plainte pour génocide devant la Cour internationale de justice et mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale.
POINTS CLES
ANALYSE
Pretoria, vendredi 25 septembre 2026. À la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, jeudi, le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a qualifié l'accusation de génocide à Gaza de « plus grand mensonge du siècle », soutenant qu'Israël n'avait pas commis de génocide mais l'avait empêché. La presse sud-africaine, qui couvre le discours par le prisme des procédures judiciaires déjà ouvertes contre Israël, rappelle que cette accusation reste pendante devant la Cour internationale de justice, tandis que Nétanyahou lui-même fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale.
The Citizen rapporte que la CPI avait estimé, en 2024, disposer de « motifs raisonnables de croire » que Nétanyahou porte une responsabilité dans des crimes de guerre commis pendant la campagne de Gaza, ouverte après l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023. Nétanyahou conteste ces conclusions.
Sur le terrain diplomatique, des dizaines de délégations ont quitté la salle à l'appel de la mission palestinienne dès que le dirigeant israélien a pris la parole, provoquant des huées ; il les a traitées de « lâches moraux », lançant : « S'il reste d'autres lâches moraux qui n'ont pas quitté cette salle, qu'ils le fassent maintenant. » Ses propres soutiens, dans les tribunes, ont applaudi et chanté en hébreu.
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À l'Assemblée générale de l'ONU, le discours de Benyamin Nétanyahou a été reçu très différemment selon les capitales : lecture électorale à cinq semaines des législatives israéliennes, réplique turque et qatarie aux accusations qui les visaient, ou choix inverse de rester assis pendant le boycott mené par d'autres délégations.
La plainte pour génocide déposée par l'Afrique du Sud reste pendante devant la Cour internationale de justice, sans date de décision annoncée.
Plusieurs perspectives lisent le discours comme un exercice tourné vers l'électorat israélien plus que vers la salle new-yorkaise. Une analyse du quotidien Haaretz le qualifie d'électoralisme pur, notant que sa section d'applaudissements dans une salle presque vide ne pouvait masquer l'isolement croissant d'Israël, à un mois des législatives du 27 octobre, où Nétanyahou affronte son rival, l'ex-chef militaire Gadi Eisenkot.
« Il ne parle pas vraiment à l'ONU, il parle au public israélien »
La presse pakistanaise et singapourienne relève la brièveté du passage à New York : moins de huit heures sur place, contre une semaine l'année précédente. Le bureau du Premier ministre a annoncé neuf rencontres bilatérales, dont cinq avec des dirigeants d'Amérique latine, sans entretien annoncé avec Donald Trump ni aucun autre responsable américain.
En Israël même, l'ancien Premier ministre Naftali Bennett a reproché à Nétanyahou d'avoir manqué l'occasion de désigner le Qatar comme « État ennemi » à la tribune, l'accusant d'avoir « blanchi » Doha, selon Ynetnews. La presse espagnole rappelle par ailleurs que le Comité électoral central a voté l'exclusion de partis à majorité palestinienne, Ra'am, la Liste unie et Balad, ainsi que deux candidats, décision que la Cour suprême doit trancher avant le 4 octobre.
Pour la troisième année consécutive, la délégation espagnole n'a pas occupé ses sièges pendant le discours. Pedro Sánchez n'était pas non plus à New York : il se trouvait à Boston, où il avait prononcé plus tôt dans la journée à Harvard un discours jugé par la presse espagnole particulièrement dur sur Gaza.
« Tous les pays devraient pouvoir défendre leur position devant l'Assemblée générale des Nations unies »
D'autres délégations ont fait le choix inverse. Le représentant islandais est resté assis pendant toute la durée du discours, confirme un collaborateur du ministère des Affaires étrangères à Heimildin. La délégation norvégienne, conduite par le ministre Espen Barth Eide, a gardé, selon VG, des « visages de poker bien entraînés ». La ministre suédoise des Affaires étrangères a justifié ce choix par un principe de procédure plutôt que par une position sur le contenu du discours.
L'Argentine a opté pour un geste inverse de celui des délégations parties : quelques heures après l'intervention, le président Javier Milei a tenu à New York sa seule rencontre bilatérale de la semaine avec Nétanyahou, les deux dirigeants se félicitant mutuellement d'être « l'un des grands dirigeants de notre époque », selon La Nación et Infobae.
La Turquie a répliqué dans la soirée aux propos de Nétanyahou, qui avait qualifié le président Recep Tayyip Erdogan de « tyran ». Le directeur de la communication du gouvernement turc, Burhanettin Duran, a jugé ces attaques sans fondement, incapables selon lui de faire oublier la catastrophe humanitaire à Gaza et les procédures engagées au titre du droit international, rapportent la RTP et Aftonbladet.
« Ces propos ne peuvent faire oublier les massacres, la catastrophe humanitaire à Gaza et les procédures engagées au titre du droit international »
Le Qatar a répondu séparément aux accusations le visant. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, a rappelé le rôle de médiateur joué par Doha entre Israël et le Hamas, salué par la communauté internationale lors de la négociation du cessez-le-feu et de l'accord de libération des captifs conclu en 2025.
Le discours de Nétanyahou s'inscrit dans une semaine de prises de parole à la même tribune. Mardi, le président brésilien Lula avait accusé nommément le « gouvernement Nétanyahou » de génocide contre les femmes et les enfants de Gaza, avant de rentrer au Brésil. Le président palestinien Mahmoud Abbas, privé de visa américain, s'est exprimé par vidéo préenregistrée pour rejeter le plan de colonisation E1 et appeler l'ONU à agir contre tout déplacement forcé de population.
La joute avec le maire de New York Zohran Mamdani a débordé du seul discours. Le gouvernement israélien avait fait installer 500 panneaux publicitaires pro-Israël à Manhattan avant la venue de Nétanyahou. Mamdani, qui avait envisagé de faire exécuter sur le sol de sa ville le mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale avant de reconnaître ne pas en avoir l'autorité légale, lui a répondu directement. L'actrice Susan Sarandon, arrêtée devant le siège de l'ONU, a indiqué avoir perdu des rôles depuis ses prises de position publiques sur la Palestine.
Au Chili, où vit la plus importante communauté palestinienne hors du Moyen-Orient, le Centre d'information palestinienne a diffusé un montage mettant en regard les propos du discours et des images de l'offensive israélienne à Gaza depuis 2023, rapporte El Ciudadano. À Accra, l'ambassade d'Iran au Ghana a comparé Nétanyahou au personnage de fiction Voldemort sur le réseau social X.
La Cour pénale internationale a émis un mandat d'arrêt contre lui pour crimes de guerre à Gaza.
Israël vote aux élections législatives le 27 octobre 2026, cinq semaines après ce discours.
Doha rejette catégoriquement les accusations, qu'il qualifie de recherche de bouc émissaire.
Le Brésil n'a quitté la salle qu'après l'entrée de Nétanyahou, contrairement à son départ anticipé en 2024.
Une part notable de la couverture britannique se déplace ensuite vers New York même : le duel verbal entre Netanyahou et le maire Zohran Mamdani, qualifié d'« antisémite » par le Premier ministre après avoir lui-même parlé d'un « architecte d'un génocide horrible ». Devant le siège de l'ONU, la police new-yorkaise a arrêté des dizaines de manifestants, dont l'actrice Susan Sarandon, relayée par la presse populaire comme un fait à part entière de la journée. Les accusations visant le Qatar et la Turquie, ou le qualificatif de « tyran » attribué à Erdogan, restent en toile de fond, sans développement comparable à celui réservé au duel avec Mamdani ou au rappel judiciaire visant Netanyahou lui-même.
La rencontre clôt une semaine où Milei, seul dirigeant latino-américain à afficher un tel appui public selon Infobae, a lui-même défendu devant l'Assemblée générale l'idée qu'« Israël est du bon côté de l'histoire » et « le seul pays parfaitement démocratique et libre » de la région, selon La Nación.
Ailleurs dans la salle, la scène a été plus tendue : Nétanyahou a traité de « lâches moraux » les délégations sorties à l'appel de la mission palestinienne, rapporte Perfil, tandis que des sympathisants scandaient depuis les tribunes « Am Yisrael Chai ». Le Qatar et la Turquie ont répliqué en rejetant des accusations « malveillantes et infondées », le délégué turc qualifiant le départ massif de délégations de « rotunda condena diplomática » à sa politique, selon Infobae.
La presse argentine reste toutefois concentrée sur la dimension bilatérale : le passage de Milei chez Nétanyahou, entouré du chancelier Pablo Quirno et du ministre de l'Economie Luis Caputo, confirme selon Ambito « le lien entre Milei et Israël », axe constant de sa politique étrangère depuis 2023.
La mission palestinienne à l'ONU avait appelé les délégations à « sortir collectivement », pour ne pas être « complice » du « génocide » et de l'« occupation illégale », rapporte PerthNow. Nétanyahou a répondu que nombre des pays partis le remerciaient « en privé » d'avoir visé le programme nucléaire iranien, rappelant l'opération contre le Hezbollah du 17 septembre 2024, où des pagers piégés avaient blessé plus de 3 000 personnes et tué 12, dont deux enfants.
Le Guardian Australia note que le discours, tenu devant une salle largement vide, a aussi servi à défendre la guerre contre l'Iran, les colons et Donald Trump, tandis que le président Mahmoud Abbas, privé de visa américain, s'était exprimé par vidéo plus tôt dans la semaine.
Dehors, la police new-yorkaise a arrêté au moins trente manifestants devant le siège des Nations unies, parmi lesquels les actrices Susan Sarandon et Hannah Einbinder, lors d'un rassemblement organisé par Jewish Voice for Peace réunissant environ 200 personnes en tee-shirts blancs scandant « Fund people not bombs ». Une universitaire participante, Manijeh Moradian, a dénoncé « l'anéantissement de toute une société » mené selon elle au nom des contribuables américains.
La couverture bangladaise s'attarde ainsi sur ce théâtre de rue et sur l'affrontement verbal avec Mamdani, sans évoquer la plainte pour génocide déposée par l'Afrique du Sud, pendante devant la Cour internationale de justice, ni de réaction directe de Doha ou d'Ankara aux accusations qui les visent.
La presse belge relève aussi le format de la visite : arrivé le matin même à New York, le Premier ministre devait repartir aussitôt après son discours, pour une visite éclair de moins de 24 heures — fait jugé inhabituel, aucune rencontre avec des responsables américains n'étant prévue. Ni La Libre ni DH ne mentionnent le Qatar, la Turquie ou le maire de New York : le récit belge reste centré sur la joute verbale à la tribune, le boycott de la salle et le calendrier électoral israélien, plutôt que sur les fronts diplomatiques ouverts ailleurs.
Nétanyahou a par ailleurs accusé le maire de New York, Zohran Mamdani, d'antisémitisme, affirmant que les juifs « ne se sentent plus en sécurité » depuis son élection ; Mamdani avait plus tôt défendu l'exécution du mandat d'arrêt émis contre le Premier ministre par la Cour pénale internationale en 2024. L'ambassade d'Iran au Ghana a, elle, comparé Nétanyahou à Voldemort sur X, écrivant que « le seigneur des ténèbres a fait la morale au monde ».
Le volet le plus suivi par les médias canadiens reste l'affrontement avec Mamdani. National Post cite Nétanyahou le qualifiant d'« antisemitic » et affirmant que « since you were elected mayor of this city, many Jews no longer feel safe ». The Globe and Mail rappelle que le gouvernement israélien a payé 500 panneaux publicitaires pro-Israël à Manhattan, l'un proclamant « Freedom doesn't defend itself. America and Israel stand together against terror », signé « Paid for by the State of Israel ». Mamdani, qui avait promis de faire arrêter Nétanyahou en vertu du mandat de la Cour pénale internationale avant de reconnaître ne pas en avoir l'autorité légale, avait décrit le premier ministre comme « the architect of a horrific genocide against Palestinians ».
À l'extérieur, la police de New York a arrêté des dizaines de manifestants, dont les actrices Susan Sarandon et Hannah Einbinder, cette dernière photographiée menottée en portant un t-shirt « fund people not bombs ». Le président palestinien Mahmoud Abbas, privé de visa américain, s'est adressé à l'assemblée par vidéo préenregistrée. Les médias canadiens soulignent enfin qu'Israël votera dans un peu plus d'un mois, scrutin vu comme un référendum sur la responsabilité de Nétanyahou dans les failles sécuritaires du 7 octobre 2023.
Le même jour, La Tercera couvre un tout autre volet du sommet : la rencontre entre Netanyahou et le président argentin Javier Milei, en marge de l'Assemblée générale. Le quotidien santiaguino rapporte les compliments échangés — Netanyahou salue en Milei « uno de los grandes líderes de nuestro tiempo » et le remercie pour son soutien « firme e incondicional » à l'État d'Israël, évoquant une coopération accrue « en materia de seguridad y economía » entre Israël et les pays d'Amérique latine. Milei répond en qualifiant à son tour son hôte de l'un « de los más grandes líderes de toda la historia del mundo ». Ni la salle vidée ni le mandat d'arrêt de la CPI ne figurent dans ce second récit, centré sur le registre protocolaire de la visite.
Deux lectures coexistent ainsi dans la presse chilienne du même jour : celle, militante, d'un centre pro-palestinien qui documente image par image l'écart entre le discours et le terrain gazaoui, et celle, diplomatique, d'un quotidien qui rend compte d'une alliance régionale sans relier l'épisode au contentieux judiciaire pesant sur le premier ministre israélien.
Sur l'Iran, Netanyahou a qualifié l'attaque contre les installations nucléaires iraniennes d'« une des décisions les plus faciles » de sa carrière, affirmant que l'inaction aurait signifié la destruction d'Israël. La Tagesschau nuance ce récit en rappelant que l'évaluation du programme nucléaire iranien diverge selon les sources : le rapport annuel non classifié des services de renseignement américains ne fait état d'aucune décision politique iranienne de fabriquer une arme nucléaire.
Les médias allemands relèvent enfin que Netanyahou, très isolé sur la scène internationale et lâché par plusieurs partenaires occidentaux, n'est resté que quelques heures à New York, multipliant peu les rencontres bilatérales en marge de la session.
La presse espagnole replace aussi le discours dans le calendrier électoral israélien, fixé au 27 octobre : le Comité électoral central a voté l'exclusion de partis à majorité palestinienne, Ra'am, la Liste unie et Balad, ainsi que deux candidats, une décision que la Cour suprême doit trancher avant le 4 octobre. Le documentaire NAZA, sur l'usage de l'intelligence artificielle par l'armée israélienne à Gaza, mis gratuitement en ligne par ses réalisateurs après la menace de Netanyahou de retirer la citoyenneté à ceux qui « diffament » l'armée, alimente le même débat intérieur.
Sur l'accusation de génocide, le chef du gouvernement israélien a été catégorique : « Nous avons mené d'innombrables opérations pour protéger la population civile. Est-ce cela, un génocide ? Bien sûr que non. C'est l'exact opposé d'un génocide. » Il a par ailleurs critiqué l'insuffisance, selon lui, du soutien des pays européens, et attaqué le maire de New York Zohran Mamdani, le qualifiant d'« ami » du Hamas et affirmant que les Juifs ne se sentent plus en sécurité dans la ville. Le New York Times avait rapporté cet été que Mamdani avait qualifié Nétanyahou de criminel de guerre et réclamé un mandat d'arrêt international.
Le président palestinien Mahmoud Abbas, privé de visa américain, s'est exprimé par une intervention préenregistrée. Yle Uutiset rappelle que plusieurs organisations de défense des droits humains et la commission indépendante de l'ONU ont conclu à un génocide israélien à Gaza, la commission ayant réaffirmé en juin sa poursuite ; la Cour internationale de justice, saisie par l'Afrique du Sud, n'a en revanche pas encore statué sur la plainte.
Le discours a aussi visé le maire de New York, Zohran Mamdani, accusé de soutenir le Hamas et qualifié d'antisémite ; l'élu a répliqué qu'aucun « mensonge » ne changeait le fait que Nétanyahou reste « sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale ». À l'extérieur du siège de l'ONU, la police new-yorkaise a interpellé plusieurs dizaines de manifestants réunis par Jewish Voice for Peace, dont l'actrice Susan Sarandon, selon RFI, BFMTV et 20 Minutes.
La presse française note enfin que ce réquisitoire, prononcé un mois avant les élections législatives israéliennes du 27 octobre, mêle offensive diplomatique contre les Européens et stratégie de politique intérieure.
444, citant la BBC, précise que Netanyahou a aussi rejeté les accusations de génocide visant Israël à Gaza, et s'en est pris au maire de New York, Zohran Mamdani, qu'il accuse d'avoir fait reculer le sentiment de sécurité de la communauté juive dans la ville. Telex ajoute que le Premier ministre a visé le Qatar et la Turquie, accusés de financer des campagnes de désinformation contre Israël, et rappelle que Netanyahou reste sous pression intérieure avant les élections législatives du 27 octobre, les premières en Israël depuis l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023.
Devant le siège de l'ONU, la police new-yorkaise a interpellé plusieurs manifestants opposés à la venue de Netanyahou, dont l'actrice oscarisée Susan Sarandon et l'actrice Hannah Einbinder, selon 444.
Le maire de New York Zohran Mamdani a répliqué que Nétanyahou avait usé de sa tribune pour « répéter des mensonges destinés à blanchir son génocide des Palestiniens », rappelant le mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale le visant, selon Haaretz.
Dans la presse israélienne, le discours se lit surtout comme un épisode de campagne, à un mois des élections législatives du 27 octobre. Une analyse de Haaretz le qualifie d'électoralisme pur : « sa section d'applaudissements dans une salle presque vide ne pouvait masquer l'isolement croissant d'Israël ». Le Jerusalem Post évoque le « dernier spectacle » d'un Premier ministre dont le bloc reste, selon les sondages, sous la majorité. L'ancien Premier ministre Naftali Bennett a pour sa part reproché à Nétanyahou d'avoir manqué l'occasion de désigner le Qatar comme « État ennemi », l'accusant d'avoir « blanchi » Doha alors que le pays finance, selon lui, le Hamas.
Pour New Delhi, ce moment onusien illustre moins une nouvelle étape judiciaire ou diplomatique qu'un calcul électoral assumé : un chef de gouvernement qui transforme la tribune mondiale en plateforme de campagne, à cinq semaines d'un scrutin où sa survie politique est en jeu.
Ce n'est pas la première fois que des délégations quittent la salle pour protester contre le Premier ministre israélien : le même geste s'était déjà produit à l'Assemblée générale l'an dernier, lorsqu'il avait critiqué la décision de plusieurs pays occidentaux.
Côté islandais, la position officielle reste floue au-delà de l'absence de participation à la sortie collective : la ministre des Affaires étrangères, Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir, ne se trouvait pas dans la salle au moment du discours, retenue par une réunion consacrée à l'UNRWA se tenant au même moment, précise Heimildin. Aucune déclaration officielle islandaise sur le contenu du discours de Netanyahou n'a pour l'instant été rendue publique, ni sur l'attitude de son représentant resté assis pendant la prise de parole.
Seul remerciement du discours : Donald Trump, salué pour son « leadership courageux » après la frappe contre les installations nucléaires iraniennes, sans laquelle Téhéran aurait, selon Netanyahou, mis en œuvre ses « folles fantaisies ». Israël et les États-Unis ont, dit-il, agi pour « sauver la civilisation ». Les colons violents en Cisjordanie sont ramenés à « une poignée de jeunes vandales, environ 150 personnes ».
À l'extérieur du Palais de verre, la police de New York a interpellé une partie des quelque 250 manifestants réunis par Jewish Voice for Peace, dont l'actrice Susan Sarandon, la candidate démocrate au Congrès Darializa Avila Chevalier et le conseiller municipal Chi Osséo ; Cynthia Nixon, Hannah Einbinder et Elliot Page étaient présents. Netanyahou a balayé la mobilisation, parlant de « faux militants des droits humains ».
La mission palestinienne avait justifié l'appel au boycott en dénonçant un message de complicité avec un « génocide et des crimes de guerre » qu'Israël nie, tout en maintenant que les colonies, jugées illégales par le droit international, sont légales selon son gouvernement. Le président Mahmoud Abbas s'était adressé plus tôt à l'Assemblée, privé de visa américain.
Pour la presse mexicaine, l'épisode se lit moins comme un affrontement diplomatique classique que comme un discours de campagne prononcé sur la scène mondiale, où l'estrade onusienne sert de tribune électorale intérieure autant que de plaidoyer international.
Le Malay Mail met en avant ce qui s'est joué hors de la salle : dès l'ouverture du discours, des dizaines de délégations, dont celles de la Grande-Bretagne et de la France — accusées par Nétanyahou de « colonialism » pour avoir récemment reconnu l'État palestinien —, ont quitté l'hémicycle. Devant le siège de l'ONU, plus de cent personnes ont été arrêtées lors d'un sit-in organisé par Jewish Voice for Peace, parmi lesquelles les actrices Susan Sarandon et Hannah Einbinder ; les banderoles réclamaient « Stop Arming Israel » et « End the Genocide ». La police new-yorkaise a évoqué une manifestation non autorisée bloquant un carrefour, tandis que l'organisation revendiquait « over 400 people » rassemblées.
Pour la presse malaisienne, ces deux scènes — un chef de gouvernement en pleine campagne électorale et une rue new-yorkaise contenue par la police — composent un même tableau : un discours pensé d'abord pour l'opinion israélienne, plus que pour convaincre la salle qu'il a en partie désertée.
Sur l'Iran, le Premier ministre a présenté la destruction du programme nucléaire comme « l'une des décisions les plus faciles » de sa carrière. Aftenposten relativise l'ampleur réelle des dégâts : les inspecteurs de l'AIEA ne sont pas revenus sur les sites, certains enfouis en montagne pourraient être largement intacts, et Téhéran maintient depuis plus de vingt ans ne pas chercher l'arme nucléaire, même si des experts redoutent un changement de position après la guerre. Nétanyahou a remercié Donald Trump et promis de « continuer à gagner ».
Le journal rappelle qu'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale vise Nétanyahou pour crimes de guerre à Gaza, sans conséquence pour son séjour à New York puisque Washington ne reconnaît pas la CPI. VG, de son côté, lit surtout dans ce discours une adresse à l'opinion israélienne, à quelques semaines des législatives : « une allocution de campagne électorale, en meilleure heure de grande écoute à la télévision israélienne ».
Ce double regard, la salle qui se vide côté institutionnel et la rue qui se mobilise côté populaire, dessine pour Lima moins un débat sur le fond de l'accusation de génocide que sur la légitimité même de la présence de Netanyahou à la tribune onusienne, mandat d'arrêt international à l'appui.
Un second angle, distinct, vient du maire de New York. Zohran Mamdani a accusé Netanyahou d'avoir répété, à la tribune, des affirmations sans fondement sur le conflit à Gaza, qualifiées de mensonges dans un compte-rendu de la presse locale. Il a rappelé le mandat d'arrêt délivré par la Cour pénale internationale en novembre 2024 contre Netanyahou et l'ex-ministre de la Défense Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Selon Mamdani, le statut diplomatique n'efface pas les charges retenues par la Cour, basée à La Haye. Il avait déjà demandé aux autorités fédérales américaines de faire exécuter ce mandat. Deux lectures pakistanaises convergent ainsi : celle d'un chef de gouvernement affaibli à l'intérieur, et celle d'un dirigeant dont la légitimité judiciaire internationale reste contestée jusque dans la ville qui l'accueille.
Devant le siège de l'ONU, la police new-yorkaise a arrêté une partie des quelque 400 manifestants réunis contre Netanyahou, portant des banderoles « Arrêtez d'armer Israël » et « Mettons fin au génocide ». Parmi les personnes interpellées : l'actrice oscarisée Susan Sarandon et Hannah Einbinder, vedette de la série « Hacks ». Sarandon dit avoir perdu des rôles depuis ses prises de position publiques sur la Palestine : « Des agences continuent de déconseiller qu'on m'embauche. »
En réponse, Mamdani a accusé Netanyahou d'avoir utilisé la tribune onusienne pour « répéter des mensonges sans fondement visant à blanchir un génocide » contre les Palestiniens, rappelant qu'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pèse sur lui pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
Dehors, l'Observador décompte plus de cent arrestations lors des manifestations pro-palestiniennes devant le siège de l'ONU à New York, dont les actrices Susan Sarandon et Hannah Einbinder, et la candidate démocrate au Congrès Darializa Avila Chevalier. Une responsable de Jewish Voice for Peace, citée via Al Jazeera, a qualifié Nétanyahou d'« architecte du génocide » à Gaza.
Le discours intervient à quelques semaines des législatives israéliennes, mais les articles portugais retiennent surtout la fracture ouverte entre Israël, la Turquie et le Qatar, plus que l'enjeu électoral intérieur ou la procédure pendante devant la justice internationale.
Pour Doha, cette séquence confirme l'isolement croissant du dirigeant israélien sur la scène internationale, un an après que le Qatar s'est imposé comme l'un des rares interlocuteurs capables de faire aboutir des négociations entre Israël et le Hamas. Le gouvernement qatari, déjà visé par Nétanyahou pour son soutien humanitaire à Gaza et ses liens avec le Hamas, y voit une nouvelle tentative de délégitimer son rôle diplomatique à quelques semaines des élections législatives en Israël.
Ankara a répliqué dans la soirée : selon Digi24, le directeur de la communication du gouvernement turc, Burhanettin Duran, a jugé les propos « sans fondement », incapables de faire oublier « les massacres, la catastrophe humanitaire à Gaza et les procédures judiciaires engagées en vertu du droit international ».
En marge du discours, Mediafax et G4Media rapportent l'arrestation à New York de l'actrice Susan Sarandon, interpellée lors d'un rassemblement organisé par Jewish Voice for Peace près du siège de l'ONU. Les manifestants, qui scandaient « Stop Arming Israel » et « End the Genocide », ont bloqué la circulation avant l'intervention de la police new-yorkaise, qui a évoqué une « manifestation non déclarée ».
Le discours a aussi visé le maire de New York, Zohran Mamdani, accusé par Netanyahou de répandre des mensonges sur Israël et de rendre les juifs new-yorkais moins en sécurité. Aftonbladet retrace l'origine de la tension : Mamdani avait promis, pendant sa campagne, de faire arrêter Netanyahou s'il posait le pied à New York, avant de reconnaître, après examen juridique, que la ville n'en avait pas le pouvoir. Il continue néanmoins de le qualifier de « criminel de guerre » et d'« architecte d'un effroyable génocide contre le peuple palestinien ». Dans les rues de Manhattan, des centaines de manifestants ont bloqué la circulation autour du siège de l'ONU ; plusieurs personnalités, dont l'actrice Susan Sarandon, ont été arrêtées, selon Aftonbladet.
La Turquie a rejeté ce que l'agence étatique Anatolia appelle les « accusations sans fondement » de Netanyahou, qui avait qualifié le président Recep Tayyip Erdogan de « tyran » et accusé Ankara d'abriter des chefs du Hamas. Le porte-parole turc Burhanettin Duran juge ces propos incompatibles avec les valeurs de l'ONU.
L'ancien ambassadeur israélien Michael Oren, cité par le Straits Times, résume l'exercice : « Il ne s'adresse pas vraiment à l'ONU, il s'adresse au public israélien. » Selon lui, en attaquant Mamdani et l'Iran, Netanyahou cherche à convaincre les électeurs hésitants entre lui et son principal rival, l'ex-chef militaire Gadi Eisenkot.
La presse singapourienne note aussi la brièveté du déplacement : moins de huit heures sur le sol américain, contre une semaine en 2025, sans rencontre prévue avec des responsables américains ni avec Donald Trump, que Netanyahou a pourtant rencontré huit fois depuis 2025. Le bureau du premier ministre a annoncé neuf rencontres bilatérales, majoritairement avec des dirigeants d'Amérique latine.
À l'extérieur du siège de l'ONU, la police new-yorkaise a arrêté une trentaine de manifestants, dont l'actrice Susan Sarandon, lors d'un rassemblement organisé par Jewish Voice for Peace réclamant l'arrêt des livraisons d'armes à Israël.
Cumhuriyet documente en parallèle les manifestations devant le siège onusien, où la police new-yorkaise a interpellé des dizaines de personnes, dont l'actrice Susan Sarandon. Une porte-parole de Jewish Voice for Peace y a dénoncé un architecte du génocide à Gaza ; une élue municipale a qualifié Netanyahou de criminel de guerre. Daily Sabah rappelle aussi la joute avec le maire de New York Zohran Mamdani, traité d'antisémite par Netanyahou, qui répond qu'aucun mensonge ne fera disparaître le mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale visant le dirigeant israélien pour crimes de guerre. La plainte pour génocide de l'Afrique du Sud reste pendante devant la Cour internationale de justice.
CBS News situe le voyage dans le calendrier électoral israélien, « quelques semaines avant une élection israélienne serrée », les analystes y voyant une démonstration de force destinée à l'opinion intérieure israélienne. NBC News va plus loin : le vrai public visé « sera probablement plus proche de chez lui », les électeurs israéliens, pendant que Nétanyahou revendique d'avoir « écrasé l'armée, la marine, l'aviation et les installations nucléaires iraniennes » avec « nos grands amis américains », remerciant Donald Trump pour son « leadership audacieux ».
The Hill rappelle qu'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pèse sur lui pendant son séjour, tandis que la plainte pour génocide déposée par l'Afrique du Sud reste pendante devant la Cour internationale de justice, sans jugement sur le fond à ce jour.
SABC News, qui inscrit le discours dans le débat général onusien, relève que le bilan sanitaire de Gaza continue de peser sur la perception du conflit : selon les autorités sanitaires de l'enclave, plus de 73 000 Palestiniens ont été tués depuis le début de la campagne militaire israélienne. Israël affirme cibler le Hamas et dément toute intention génocidaire.
Le président palestinien Mahmoud Abbas, empêché de se rendre à New York après le refus américain de lui délivrer un visa, s'est exprimé par vidéo et a rejeté le plan de colonisation E1, appelant l'ONU à agir « en urgence » pour empêcher tout déplacement forcé de population.
Nétanyahou a par ailleurs visé le maire de New York Zohran Mamdani, qu'il a qualifié d'« antisémite » après que celui-ci l'eut décrit comme « l'architecte d'un génocide horrible contre les Palestiniens ». Mamdani, qui avait envisagé de faire exécuter le mandat de la CPI avant de reconnaître ne pas en avoir l'autorité légale, a répondu que « aucun mensonge ne peut changer le fait qu'il reste sous le coup d'un mandat d'arrêt ». Le discours survient à cinq semaines d'élections législatives israéliennes, où Nétanyahou joue sa survie politique.