ANGLE DOMINANT
Canberra décrypte le discours de Nétanyahou à l'ONU comme un calcul électoral avant le scrutin du 27 octobre en Israël, plus que comme une réponse à l'accusation de génocide.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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77 délégations ont quitté la salle de l'Assemblée générale à l'entrée de Nétanyahou, selon SBS News.
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Nétanyahou fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre à Gaza, rappelle ABC News Australia.
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L'ancien ambassadeur israélien Michael Oren, cité par PerthNow, estime que Nétanyahou « ne parle pas vraiment à l'ONU, il parle au public israélien » à cinq semaines du scrutin du 27 octobre.
ANALYSE
Canberra, 25 septembre 2026. À l'Assemblée générale des Nations unies, jeudi, le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a qualifié l'accusation de génocide à Gaza de « plus grand mensonge du siècle », devant une salle vidée par 77 délégations, selon le décompte de SBS News. « S'il reste encore des lâches moraux dans cette salle, qu'ils partent maintenant », a-t-il lancé en ouverture, avant d'assurer qu'en frappant les installations nucléaires iraniennes le 28 février, en coordination avec Washington, Israël avait pris « l'une des décisions les plus faciles » de son mandat.
La presse australienne retient d'abord le calcul électoral. À cinq semaines du scrutin du 27 octobre, où Nétanyahou pourrait perdre le pouvoir face à son rival Gadi Eisenkot, l'ancien ambassadeur israélien Michael Oren, cité par PerthNow, juge qu'il « ne parle pas vraiment à l'ONU, il parle au public israélien », dans un discours pensé comme une « campagne électorale ». PerthNow rappelle qu'il avait promis de « dire la vérité » sur le maire de New York Zohran Mamdani, qu'il a fini par qualifier d'« antisémite » à la tribune, après l'avoir accusé à tort de soutenir le Hamas. Mamdani avait qualifié Nétanyahou d'« architecte d'un génocide effroyable ».
ABC News Australia rappelle que Nétanyahou fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre à Gaza, et relève les sanctions européennes contre les colonies israéliennes après la hausse des violences des colons en Cisjordanie — critiques qu'il a balayées en accusant les dirigeants occidentaux de « céder aux foules antisémites ».
La mission palestinienne à l'ONU avait appelé les délégations à « sortir collectivement », pour ne pas être « complice » du « génocide » et de l'« occupation illégale », rapporte PerthNow. Nétanyahou a répondu que nombre des pays partis le remerciaient « en privé » d'avoir visé le programme nucléaire iranien, rappelant l'opération contre le Hezbollah du 17 septembre 2024, où des pagers piégés avaient blessé plus de 3 000 personnes et tué 12, dont deux enfants.
Le Guardian Australia note que le discours, tenu devant une salle largement vide, a aussi servi à défendre la guerre contre l'Iran, les colons et Donald Trump, tandis que le président Mahmoud Abbas, privé de visa américain, s'était exprimé par vidéo plus tôt dans la semaine.
SOURCES (4)
- ABC News AustraliaMOYEN
- PerthNowMOYEN
- SBS News AustraliaMOYEN
- Guardian AustraliaMOYEN
