ANGLE DOMINANT
Doha rejette catégoriquement l'accusation de Nétanyahou selon laquelle le Qatar financerait une campagne de « mensonges » contre Israël, et y voit une recherche de bouc émissaire.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le Qatar a « catégoriquement rejeté » l'accusation de Nétanyahou selon laquelle Doha dépenserait des « milliards » pour répandre des « mensonges » contre Israël.
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Le porte-parole qatari Majed Al Ansari a dénoncé une tentative de « détourner l'attention des atrocités » commises dans les territoires palestiniens occupés.
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Plus de 100 manifestants, dont l'actrice Susan Sarandon, ont été arrêtés près du siège de l'ONU à New York pendant le discours de Nétanyahou.
ANALYSE
Doha, 25 septembre 2026. Le Qatar a « catégoriquement rejeté » les accusations lancées jeudi par le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, où il a affirmé que Doha dépensait des « milliards » pour répandre des « mensonges » sur Israël. Dans un message publié sur X, Majed Al Ansari, conseiller du Premier ministre qatari et porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a dénoncé une « recherche de bouc émissaire » : « Cette rhétorique continue contre le Qatar n'est rien d'autre qu'une tentative de détourner l'attention des atrocités commises par son gouvernement dans les territoires palestiniens occupés et de leurs graves conséquences humanitaires. »
Al Ansari a rappelé le rôle de médiateur joué par Doha entre Israël et le Hamas, salué par la communauté internationale, notamment dans la négociation du cessez-le-feu et de l'accord de libération des captifs conclu en 2025 — un rôle que l'accusation israélienne, selon lui, passe sous silence. Le porte-parole a par ailleurs relevé que les responsables israéliens « se retrouvent de plus en plus à s'adresser à des salles vides », ajoutant que si Israël voulait être perçu différemment, il devrait « commencer par changer ses politiques, cesser ses violations du droit international et le respecter ».
Le siège vide de la délégation qatarie s'inscrivait dans un mouvement plus large : des dizaines de délégations ont quitté la salle au moment où Nétanyahou prenait la parole, à l'appel de la mission palestinienne à l'ONU. Devant le siège des Nations unies à New York, la police a arrêté plus d'une centaine de manifestants, parmi lesquels l'actrice oscarisée Susan Sarandon, l'actrice Hannah Einbinder, une candidate démocrate au Congrès et un élu du conseil municipal de New York.
Pour Doha, cette séquence confirme l'isolement croissant du dirigeant israélien sur la scène internationale, un an après que le Qatar s'est imposé comme l'un des rares interlocuteurs capables de faire aboutir des négociations entre Israël et le Hamas. Le gouvernement qatari, déjà visé par Nétanyahou pour son soutien humanitaire à Gaza et ses liens avec le Hamas, y voit une nouvelle tentative de délégitimer son rôle diplomatique à quelques semaines des élections législatives en Israël.
