ANGLE DOMINANT
Lima décortique le vide diplomatique laissé par Netanyahou à l'ONU, entre mandat d'arrêt de la CPI et rue new-yorkaise mobilisée contre sa présence.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Selon Gestión, Netanyahou a lancé avant son discours : « S'il y a d'autres lâches moraux qui veulent quitter la salle, qu'ils le fassent maintenant », alors que de larges zones de l'hémicycle restaient vides.
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La Cour pénale internationale a émis un mandat d'arrêt contre Netanyahou pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité liés à l'offensive à Gaza, rappelle Gestión.
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Le maire de New York Zohran Mamdani a appelé à faire exécuter ce mandat sur le sol de sa ville, tout en admettant que la compétence revient aux autorités fédérales, rapporte Gestión.
ANALYSE
Lima, 25 septembre 2026. À la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, jeudi, le vide laissé par le départ de dizaines de délégations lors de la prise de parole de Benjamin Netanyahou occupe la presse péruvienne davantage que le contenu même de son discours. Gestión décrit une salle où « la sortie des délégués a laissé de larges zones vides » pendant l'un des discours les plus attendus de la Semaine de haut niveau, et rapporte la phrase lancée par le Premier ministre israélien avant même de commencer : « S'il y a d'autres lâches moraux qui veulent quitter la salle, qu'ils le fassent maintenant. » Le journal note aussi, dans les tribunes, des sympathisants arborant kippa et épingles au drapeau israélien, certains scandant leur soutien et applaudissant debout.
Gestión relie surtout l'épisode au mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale contre Netanyahou, pour des crimes de guerre et crimes contre l'humanité présumés liés à l'offensive à Gaza. Le média rapporte l'appel du maire de New York, Zohran Mamdani, à faire exécuter ce mandat sur le territoire de sa ville ; l'édile affirme avoir étudié les voies légales disponibles, tout en reconnaissant que la compétence en revient aux autorités fédérales, non municipales.
En marge de l'enceinte onusienne, RPP Noticias documente une manifestation d'une trentaine de personnes dans une rue adjacente, banderoles réclamant une « Palestine libre » et déguisement comparant le dirigeant israélien au diable. Une habitante de Queens, identifiée comme Meg, y confie sa « profonde honte » envers une organisation qui, selon elle, permet à ce « criminel de guerre » de s'exprimer alors qu'un mandat d'arrêt pèse contre lui. Une autre manifestante, Elle, juge que l'institution aurait dû le détenir, au nom du soutien qu'elle devrait à la Cour pénale internationale. La journée s'est déroulée dans le calme, malgré des échanges tendus avec des contre-manifestants pro-israéliens présents sur place.
Ce double regard, la salle qui se vide côté institutionnel et la rue qui se mobilise côté populaire, dessine pour Lima moins un débat sur le fond de l'accusation de génocide que sur la légitimité même de la présence de Netanyahou à la tribune onusienne, mandat d'arrêt international à l'appui.
