ANGLE DOMINANT
La Suède retient d'abord la procédure : pour la ministre des Affaires étrangères Maria Malmer Stenergard, ce jeudi à l'ONU, chaque pays devrait pouvoir s'exprimer devant l'Assemblée générale, quel que soit le nombre de délégations ayant quitté la salle pendant le discours de Benjamin Netanyahou.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Netanyahou qualifie l'accusation de génocide de « plus grand mensonge du siècle » et traite les délégués partants de « lâches moraux » (Svenska Dagbladet)
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La ministre suédoise des Affaires étrangères Maria Malmer Stenergard écrit que « tous les pays devraient pouvoir défendre leur position devant l'Assemblée générale » (Dagens Nyheter)
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Le porte-parole turc Burhanettin Duran rejette les « accusations sans fondement » de Netanyahou, qui avait qualifié Erdogan de « tyran » (Aftonbladet)
ANALYSE
Stockholm, vendredi 25 septembre 2026. À la tribune des Nations unies, jeudi soir, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a vu des dizaines de délégations quitter la salle avant même de prendre la parole. La presse suédoise décrit un flux continu de personnes faisant la queue pour sortir, tandis que Netanyahou lançait : « S'il y a d'autres lâches moraux qui n'ont pas encore quitté la salle, faites-le maintenant » (Svenska Dagbladet). Il a ensuite qualifié l'accusation de génocide contre Israël de « plus grand mensonge du siècle ».
Netanyahou a justifié la guerre contre l'Iran, affirmant que « nous serions tous morts » si Israël et les États-Unis n'avaient pas frappé les installations nucléaires iraniennes, une décision qu'il dit avoir été « la plus facile » de sa carrière de premier ministre. Sveriges Radio rapporte qu'il a traité les délégués partants de « lâches » (ynkryggar) avant de défendre la guerre menée avec Washington.
À Stockholm, la diplomatie choisit la retenue procédurale plutôt que le commentaire sur le fond de l'accusation. La ministre des Affaires étrangères Maria Malmer Stenergard (Moderaterna) a réagi au départ des délégations en écrivant que « tous les pays devraient pouvoir défendre leur position devant l'Assemblée générale des Nations unies » (Dagens Nyheter). Aucune prise de position suédoise sur le fond du discours n'apparaît dans les articles consultés.
Le discours a aussi visé le maire de New York, Zohran Mamdani, accusé par Netanyahou de répandre des mensonges sur Israël et de rendre les juifs new-yorkais moins en sécurité. Aftonbladet retrace l'origine de la tension : Mamdani avait promis, pendant sa campagne, de faire arrêter Netanyahou s'il posait le pied à New York, avant de reconnaître, après examen juridique, que la ville n'en avait pas le pouvoir. Il continue néanmoins de le qualifier de « criminel de guerre » et d'« architecte d'un effroyable génocide contre le peuple palestinien ». Dans les rues de Manhattan, des centaines de manifestants ont bloqué la circulation autour du siège de l'ONU ; plusieurs personnalités, dont l'actrice Susan Sarandon, ont été arrêtées, selon Aftonbladet.
La Turquie a rejeté ce que l'agence étatique Anatolia appelle les « accusations sans fondement » de Netanyahou, qui avait qualifié le président Recep Tayyip Erdogan de « tyran » et accusé Ankara d'abriter des chefs du Hamas. Le porte-parole turc Burhanettin Duran juge ces propos incompatibles avec les valeurs de l'ONU.
SOURCES (4)
- Dagens NyheterMOYEN
- Svenska DagbladetMOYEN
- Sveriges RadioMOYEN
- AftonbladetMOYEN
