ANGLE DOMINANT
Lisbonne détaille la salle vidée à l'ONU et la réplique turque plus que le fond de l'accusation de génocide portée contre Israël.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Environ 77 délégations ont quitté la salle de l'Assemblée générale de l'ONU avant le discours de Nétanyahou, jeudi, selon l'Observador.
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La Turquie a jugé infondées, par la voix de Burhanettin Duran, les attaques de Nétanyahou contre Erdogan qu'il a traité de « tyran », selon la RTP.
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Plus de cent personnes ont été arrêtées lors des manifestations près du siège de l'ONU à New York, dont l'actrice Susan Sarandon, rapporte l'Observador.
ANALYSE
Lisbonne, 25 septembre 2026. La presse portugaise retient d'abord l'image de la salle qui se vide : selon l'Observador, environ 77 délégations ont quitté l'Assemblée générale de l'ONU avant même que Benyamin Nétanyahou ne prenne la parole, jeudi. Le Premier ministre israélien leur a répondu par un défi : « S'il reste encore des lâches moraux qui n'ont pas quitté la salle, qu'ils le fassent maintenant. » Il a ensuite qualifié l'accusation de génocide contre Israël de « plus grand mensonge du siècle », affirmant que détruire les installations nucléaires iraniennes avait été difficile, mais « l'une des décisions les plus faciles » de son mandat, ajoutant : « Si je ne l'avais pas fait, nous serions tous morts. » Le SAPO relève qu'il a aussi salué en Donald Trump « le plus grand partenaire » d'Israël, et accusé le Qatar de dépenser des milliards pour tenter de retourner les jeunes contre Israël et les États-Unis.
La réplique la plus détaillée par les médias portugais vient d'Ankara. La RTP rapporte que le directeur de la communication du gouvernement turc, Burhanettin Duran, a jugé infondées les attaques de Nétanyahou contre Recep Tayyip Erdogan, qu'il a traité de « tyran » : selon Duran, elles ne peuvent « faire oublier les massacres, la catastrophe humanitaire à Gaza et les procédures engagées au titre du droit international ». Nétanyahou avait accusé la Turquie de propager des « mensonges antisémites », d'occuper illégalement le nord de Chypre, de violer les droits de la Grèce, et de vouloir gouverner Jérusalem, assurant : « Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre. »
Dehors, l'Observador décompte plus de cent arrestations lors des manifestations pro-palestiniennes devant le siège de l'ONU à New York, dont les actrices Susan Sarandon et Hannah Einbinder, et la candidate démocrate au Congrès Darializa Avila Chevalier. Une responsable de Jewish Voice for Peace, citée via Al Jazeera, a qualifié Nétanyahou d'« architecte du génocide » à Gaza.
Le discours intervient à quelques semaines des législatives israéliennes, mais les articles portugais retiennent surtout la fracture ouverte entre Israël, la Turquie et le Qatar, plus que l'enjeu électoral intérieur ou la procédure pendante devant la justice internationale.
SOURCES (3)
- ObservadorMOYEN
- SAPO NotíciasMOYEN
- RTP NotíciasMOYEN
