ANGLE DOMINANT
Buenos Aires affiche, par la voix de Javier Milei, un soutien inconditionnel à Nétanyahou quelques heures après son discours contesté à l'ONU, se posant comme le seul allié latino-américain revendiqué d'Israël.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Javier Milei a tenu à New York l'unique rencontre bilatérale de sa semaine, quelques heures après le discours de Nétanyahou à l'ONU marqué par la sortie de dizaines de délégations (El Cronista, Infobae).
- 02
L'ambassadeur israélien Danny Danon a salué la venue de Milei en affirmant que « l'Amérique latine n'a manifestement pas entendu parler de l'isolement diplomatique d'Israël » (El Cronista).
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Le Qatar et la Turquie ont rejeté les accusations de Nétanyahou, le délégué turc qualifiant le départ des délégations de « rotunda condena diplomática » à sa politique (Infobae).
ANALYSE
Buenos Aires, 25 septembre 2026. Quelques heures après le discours de Benyamin Nétanyahou à l'Assemblée générale de l'ONU, où des dizaines de délégations ont quitté la salle et où le Premier ministre israélien a qualifié l'accusation de génocide de « plus grand mensonge du siècle », le président argentin Javier Milei a tenu à New York sa seule rencontre bilatérale de la semaine avec un chef d'Etat : Nétanyahou. Selon El Cronista, les deux dirigeants se sont retrouvés à la mission israélienne et se sont embrassés, « Amigo ! » lui a lancé Nétanyahou. L'ambassadeur israélien à l'ONU, Danny Danon, a salué l'accolade sur les réseaux sociaux, estimant que « l'Amérique latine n'a manifestement pas entendu parler de l'isolement diplomatique d'Israël ».
Le tête-à-tête, à huis clos et d'une vingtaine de minutes selon Infobae, est intervenu alors que le Premier ministre israélien traversait, selon Ambito, « un moment d'isolement international croissant », à cinq semaines des législatives israéliennes du 27 octobre. Nétanyahou y a remercié Milei pour son soutien « ferme et inconditionnel » et l'a félicité pour le prix Défenseur d'Israël qu'il a reçu d'une yeshiva de New York, saluant en lui « l'un des grands dirigeants de notre époque ».
La rencontre clôt une semaine où Milei, seul dirigeant latino-américain à afficher un tel appui public selon Infobae, a lui-même défendu devant l'Assemblée générale l'idée qu'« Israël est du bon côté de l'histoire » et « le seul pays parfaitement démocratique et libre » de la région, selon La Nación.
Ailleurs dans la salle, la scène a été plus tendue : Nétanyahou a traité de « lâches moraux » les délégations sorties à l'appel de la mission palestinienne, rapporte Perfil, tandis que des sympathisants scandaient depuis les tribunes « Am Yisrael Chai ». Le Qatar et la Turquie ont répliqué en rejetant des accusations « malveillantes et infondées », le délégué turc qualifiant le départ massif de délégations de « rotunda condena diplomática » à sa politique, selon Infobae.
La presse argentine reste toutefois concentrée sur la dimension bilatérale : le passage de Milei chez Nétanyahou, entouré du chancelier Pablo Quirno et du ministre de l'Economie Luis Caputo, confirme selon Ambito « le lien entre Milei et Israël », axe constant de sa politique étrangère depuis 2023.
SOURCES (5)
- La NaciónMOYEN
- El CronistaMOYEN
- AmbitoMOYEN
- PerfilMOYEN
