ANGLE DOMINANT
Bruxelles décrypte un discours électoral autant que diplomatique : Netanyahu, en pleine campagne difficile pour sa réélection, transforme la tribune de l'ONU en réquisitoire contre ses détracteurs et en démonstration de fermeté face à l'Iran.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Netanyahu a répliqué à l'accusation de colonialisme : « Ils accusent Israël, le minuscule Israël, de colonialisme, quel colonialisme ? », visant nommément la Grande-Bretagne et la France comme inventeurs du terme.
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Des dizaines de membres de délégations ont quitté la salle au moment de sa prise de parole, à l'appel de la délégation palestinienne dans un message consulté par l'AFP.
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Netanyahu a revendiqué avoir empêché, avec les États-Unis, l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, et prédit que « le régime iranien finira par tomber ».
ANALYSE
Bruxelles, 25 septembre 2026. À la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, jeudi, Benjamin Netanyahu a mené, selon La Libre Belgique, « un réquisitoire contre les détracteurs d'Israël », au moment où les critiques internationales s'intensifient sur la Cisjordanie occupée. Le quotidien souligne que le Premier ministre israélien est « lancé dans une difficile campagne pour sa réélection » : la presse belge lit dans ce discours new-yorkais un exercice tourné vers l'électorat israélien autant que vers la diplomatie mondiale.
Face à l'accusation de colonialisme, Netanyahu a répliqué : « Ils accusent Israël, le minuscule Israël, de colonialisme, quel colonialisme ? » Il a visé nommément deux pays européens : « Parmi eux, il y a des gens en Grande-Bretagne et en France. Bon sang, ce sont eux qui ont inventé le terme ! » Sur l'Iran, il a revendiqué avoir empêché, avec les États-Unis, Téhéran de se doter de l'arme nucléaire : « Je me suis engagé à empêcher la dictature meurtrière iranienne de mettre au point des armes nucléaires destinées à détruire Israël. » Il a prédit que « le régime iranien finira par tomber ».
Comme l'an dernier, des dizaines de membres de délégations ont quitté la salle au moment de sa prise de parole, un geste initié par la délégation palestinienne, qui avait appelé les autres missions à y participer dans un message consulté par l'AFP, selon DH. La salle, « plutôt clairsemée depuis le début de la matinée », s'était pourtant remplie progressivement avant le discours. Netanyahu avait anticipé le geste en lançant : « S'il reste encore dans cette salle des lâches qui n'ont pas quitté les lieux, qu'ils le fassent maintenant. »
La presse belge relève aussi le format de la visite : arrivé le matin même à New York, le Premier ministre devait repartir aussitôt après son discours, pour une visite éclair de moins de 24 heures — fait jugé inhabituel, aucune rencontre avec des responsables américains n'étant prévue. Ni La Libre ni DH ne mentionnent le Qatar, la Turquie ou le maire de New York : le récit belge reste centré sur la joute verbale à la tribune, le boycott de la salle et le calendrier électoral israélien, plutôt que sur les fronts diplomatiques ouverts ailleurs.
