ANGLE DOMINANT
Reykjavik se distingue par son inaction : le représentant islandais est resté assis à l'Assemblée générale de l'ONU pendant que des dizaines de délégations quittaient la salle au moment où Benyamin Netanyahou prenait la parole, un choix que le gouvernement n'a pour l'instant pas expliqué publiquement.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le représentant islandais est resté assis pendant tout le discours de Netanyahou, alors que des dizaines de délégations quittaient la salle ; un collaborateur du ministère des Affaires étrangères l'a confirmé à Heimildin.
- 02
Netanyahou a qualifié de « lâches moraux » ceux qui songeaient encore à quitter la salle, avant même de commencer son discours, selon Vísir.
- 03
La ministre des Affaires étrangères Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir n'était pas dans la salle au moment du discours, retenue par une réunion consacrée à l'UNRWA se tenant au même moment.
ANALYSE
Reykjavik, 25 septembre 2026. Alors que des dizaines de délégations quittaient ostensiblement la salle de l'Assemblée générale des Nations unies jeudi, au moment où Benyamin Netanyahou montait à la tribune, l'Islande a choisi de ne pas s'associer au geste. Le représentant islandais est resté assis à sa place pendant toute la durée du discours, confirme un collaborateur du ministère des Affaires étrangères au média Heimildin.
La sortie collective avait été appelée par la mission palestinienne auprès de l'ONU, qui avait exhorté les autres États à remplir la salle puis à en sortir ensemble dès l'arrivée du Premier ministre israélien à la tribune, pour signifier leur refus d'un génocide, de crimes de guerre et d'une occupation illégale de la Palestine. Des dizaines de fauteuils sont restés visiblement vides sur les photographies prises après le mouvement, rapporte Vísir.
Benyamin Netanyahou a répondu depuis la tribune à ceux qui hésitaient encore à sortir, les qualifiant de « lâches moraux » : « S'il reste encore ici des lâches moraux qui n'ont pas quitté la salle, faites-le maintenant », a-t-il lancé en ouverture de son intervention, selon Vísir. Des huées, des cris de protestation et des applaudissements de soutien se sont mêlés dans l'hémicycle, obligeant le président de l'Assemblée générale à réclamer le calme à plusieurs reprises avant que Netanyahou puisse reprendre son propos devant des rangées largement dégarnies.
Ce n'est pas la première fois que des délégations quittent la salle pour protester contre le Premier ministre israélien : le même geste s'était déjà produit à l'Assemblée générale l'an dernier, lorsqu'il avait critiqué la décision de plusieurs pays occidentaux.
Côté islandais, la position officielle reste floue au-delà de l'absence de participation à la sortie collective : la ministre des Affaires étrangères, Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir, ne se trouvait pas dans la salle au moment du discours, retenue par une réunion consacrée à l'UNRWA se tenant au même moment, précise Heimildin. Aucune déclaration officielle islandaise sur le contenu du discours de Netanyahou n'a pour l'instant été rendue publique, ni sur l'attitude de son représentant resté assis pendant la prise de parole.
