ANGLE DOMINANT
Israël distingue dans le discours de Nétanyahou à l'ONU une ouverture de campagne autant qu'une réponse au monde, sa presse se divisant entre éloge de la prestation et accusation d'« électoralisme », à un mois des législatives du 27 octobre.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Nétanyahou a qualifié l'accusation de génocide de « plus grand mensonge du siècle », citant deux millions de tonnes de nourriture distribuées et des millions de doses de vaccin contre la polio comme preuve du contraire (Jerusalem Post).
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L'ancien Premier ministre Naftali Bennett a accusé Nétanyahou d'avoir « blanchi » le Qatar en ne le désignant pas comme État ennemi lors de son discours (Haaretz).
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Une analyse de Haaretz qualifie le discours d'électoralisme, notant que la section d'applaudissements dans une salle presque vide ne masquait pas l'isolement croissant d'Israël, à un mois des élections du 27 octobre.
ANALYSE
Jérusalem, 25 septembre 2026. Devant l'Assemblée générale des Nations unies, jeudi, Benjamin Nétanyahou a qualifié l'accusation de génocide portée contre Israël de « plus grand mensonge du siècle ». « Quel régime génocidaire donne des millions de doses de vaccin contre la polio à la population ennemie ? Quel régime génocidaire permet la distribution de deux millions de tonnes de nourriture à Gaza, une tonne par personne ? », a-t-il demandé à l'assemblée, selon le Jerusalem Post. Le Premier ministre a présenté l'essentiel de son discours comme la description des « fronts » sur lesquels Israël se bat, dont un front de l'information contre des pays qui financeraient, selon lui, des campagnes hostiles : le Qatar, accusé de financer Al Jazeera et des universités pour « laver le cerveau » de jeunes esprits, et la Turquie, dont il a qualifié le président Erdogan de « tyran » hébergeant des chefs du Hamas.
La sortie massive de délégations, anticipée par les services israéliens selon Ynetnews, qui évoquait avant le discours un possible accueil hostile et des diplomates prêts à quitter la salle, s'est confirmée. Aux manifestants restés devant le siège de l'ONU, Nétanyahou a répondu en les qualifiant d'hypocrites : « Où étiez-vous quand les tyrans iraniens massacraient des dizaines de milliers de civils désarmés ? », a-t-il demandé, selon Arutz Sheva, avant de brandir un appareil Starlink comme symbole de ce que craint, selon lui, le régime iranien.
Le maire de New York Zohran Mamdani a répliqué que Nétanyahou avait usé de sa tribune pour « répéter des mensonges destinés à blanchir son génocide des Palestiniens », rappelant le mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale le visant, selon Haaretz.
Dans la presse israélienne, le discours se lit surtout comme un épisode de campagne, à un mois des élections législatives du 27 octobre. Une analyse de Haaretz le qualifie d'électoralisme pur : « sa section d'applaudissements dans une salle presque vide ne pouvait masquer l'isolement croissant d'Israël ». Le Jerusalem Post évoque le « dernier spectacle » d'un Premier ministre dont le bloc reste, selon les sondages, sous la majorité. L'ancien Premier ministre Naftali Bennett a pour sa part reproché à Nétanyahou d'avoir manqué l'occasion de désigner le Qatar comme « État ennemi », l'accusant d'avoir « blanchi » Doha alors que le pays finance, selon lui, le Hamas.
SOURCES (4)
- Jerusalem PostMOYEN
- Arutz ShevaMOYEN
- YnetnewsMOYEN
