ANGLE DOMINANT
Varsovie décrypte un discours offensif où Netanyahou vide la salle de l'ONU pour mieux désigner ses cibles, du Qatar à la Turquie, en passant par le maire de New York.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le président de l'Assemblée générale, Khalilur Rahman, a dû intervenir plusieurs fois pour rappeler l'ordre pendant le discours de Netanyahou.
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Le Qatar est accusé d'avoir dépensé des milliards de dollars pour financer des universités américaines et des médias comme Al Jazeera afin de « répandre des mensonges » sur Israël.
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Susan Sarandon et Hannah Einbinder ont été arrêtées parmi environ 400 manifestants devant le siège de l'ONU, où Mamdani a rappelé le mandat d'arrêt de la CPI visant Netanyahou.
ANALYSE
Varsovie, 25 septembre 2026. La presse polonaise détaille un discours de Benjamin Netanyahou marqué par les tensions et les noms cités un à un devant l'Assemblée générale de l'ONU. Jeudi, le président de l'Assemblée, Khalilur Rahman, a dû intervenir plusieurs fois pour rappeler l'ordre, tandis que des délégations quittaient la salle. Netanyahou les a qualifiées de « lâches moraux », assurant qu'en se défendant, Israël protège aussi les intérêts de nombreux pays dont les représentants venaient de sortir — et que certains dirigeants le remercient en privé, hors caméras, pour les frappes contre le programme nucléaire iranien.
Le premier ministre israélien a visé plusieurs cibles nommément. Il a accusé le maire de New York, Zohran Mamdani — qui l'avait qualifié de « criminel de guerre » —, de soutenir le Hamas, une accusation que RMF24 relève comme non étayée par les faits. Il a dénoncé les dirigeants d'Europe occidentale, accusés de céder aux « foules antisémites ». Il a visé le Qatar et la Turquie, qu'il accuse de diffuser de fausses informations sur Israël ; le Qatar aurait dépensé des milliards de dollars pour « répandre des mensonges », notamment en finançant des universités américaines et des médias comme Al Jazeera. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a été traité de « tyran », accusé d'emprisonner des journalistes, d'agir contre les Kurdes et d'occuper le nord de Chypre ; Netanyahou lui a répondu directement sur Jérusalem : « Non, monsieur, vous ne le ferez pas. C'est notre ville. »
Devant le siège de l'ONU, la police new-yorkaise a arrêté une partie des quelque 400 manifestants réunis contre Netanyahou, portant des banderoles « Arrêtez d'armer Israël » et « Mettons fin au génocide ». Parmi les personnes interpellées : l'actrice oscarisée Susan Sarandon et Hannah Einbinder, vedette de la série « Hacks ». Sarandon dit avoir perdu des rôles depuis ses prises de position publiques sur la Palestine : « Des agences continuent de déconseiller qu'on m'embauche. »
En réponse, Mamdani a accusé Netanyahou d'avoir utilisé la tribune onusienne pour « répéter des mensonges sans fondement visant à blanchir un génocide » contre les Palestiniens, rappelant qu'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pèse sur lui pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
