ANGLE DOMINANT
Pretoria mesure le discours de Nétanyahou à l'aune des procédures judiciaires internationales déjà engagées contre Israël, entre plainte pour génocide devant la Cour internationale de justice et mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Selon SABC News, plus de 73 000 Palestiniens ont été tués à Gaza d'après les autorités sanitaires de l'enclave, tandis que l'accusation de génocide reste pendante devant la Cour internationale de justice.
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The Citizen rappelle que la Cour pénale internationale a estimé en 2024 disposer de « motifs raisonnables de croire » que Nétanyahou est responsable de crimes de guerre pendant la campagne de Gaza.
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Nétanyahou a traité les délégations sortantes de « lâches moraux », lançant : « S'il reste d'autres lâches moraux qui n'ont pas quitté cette salle, qu'ils le fassent maintenant », rapporte le Daily Maverick.
ANALYSE
Pretoria, vendredi 25 septembre 2026. À la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, jeudi, le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a qualifié l'accusation de génocide à Gaza de « plus grand mensonge du siècle », soutenant qu'Israël n'avait pas commis de génocide mais l'avait empêché. La presse sud-africaine, qui couvre le discours par le prisme des procédures judiciaires déjà ouvertes contre Israël, rappelle que cette accusation reste pendante devant la Cour internationale de justice, tandis que Nétanyahou lui-même fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale.
The Citizen rapporte que la CPI avait estimé, en 2024, disposer de « motifs raisonnables de croire » que Nétanyahou porte une responsabilité dans des crimes de guerre commis pendant la campagne de Gaza, ouverte après l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023. Nétanyahou conteste ces conclusions.
Sur le terrain diplomatique, des dizaines de délégations ont quitté la salle à l'appel de la mission palestinienne dès que le dirigeant israélien a pris la parole, provoquant des huées ; il les a traitées de « lâches moraux », lançant : « S'il reste d'autres lâches moraux qui n'ont pas quitté cette salle, qu'ils le fassent maintenant. » Ses propres soutiens, dans les tribunes, ont applaudi et chanté en hébreu.
SABC News, qui inscrit le discours dans le débat général onusien, relève que le bilan sanitaire de Gaza continue de peser sur la perception du conflit : selon les autorités sanitaires de l'enclave, plus de 73 000 Palestiniens ont été tués depuis le début de la campagne militaire israélienne. Israël affirme cibler le Hamas et dément toute intention génocidaire.
Le président palestinien Mahmoud Abbas, empêché de se rendre à New York après le refus américain de lui délivrer un visa, s'est exprimé par vidéo et a rejeté le plan de colonisation E1, appelant l'ONU à agir « en urgence » pour empêcher tout déplacement forcé de population.
Nétanyahou a par ailleurs visé le maire de New York Zohran Mamdani, qu'il a qualifié d'« antisémite » après que celui-ci l'eut décrit comme « l'architecte d'un génocide horrible contre les Palestiniens ». Mamdani, qui avait envisagé de faire exécuter le mandat de la CPI avant de reconnaître ne pas en avoir l'autorité légale, a répondu que « aucun mensonge ne peut changer le fait qu'il reste sous le coup d'un mandat d'arrêt ». Le discours survient à cinq semaines d'élections législatives israéliennes, où Nétanyahou joue sa survie politique.
