ANGLE DOMINANT
Helsinki oppose au « plus grand mensonge du siècle » de Nétanyahou les propres conclusions de la commission indépendante de l'ONU, qui a réaffirmé en juin la poursuite d'un génocide à Gaza, une accusation que la Cour internationale de justice n'a pas encore tranchée.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Nétanyahou a qualifié les délégations parties de « lâches moraux » et affirmé que les frappes israéliennes sur l'Iran protégeaient aussi les pays qui ont quitté la salle (MTV Uutiset)
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Nétanyahou a nié tout génocide à Gaza : « Nous avons mené d'innombrables opérations pour protéger la population civile [...] C'est l'exact opposé d'un génocide »
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Yle Uutiset rappelle que la commission indépendante de l'ONU a conclu en juin qu'Israël poursuit un génocide à Gaza, tandis que la Cour internationale de justice n'a pas encore statué sur la plainte sud-africaine
ANALYSE
Helsinki, 25 septembre 2026. Devant l'Assemblée générale des Nations unies, jeudi soir, Benyamin Nétanyahou a ouvert son discours en lançant, selon Yle Uutiset : « S'il reste encore des lâches ici, ils peuvent partir maintenant aussi. » Une partie de la salle s'était déjà vidée à son arrivée à la tribune, dans un mouvement coordonné par la mission palestinienne. Le Premier ministre israélien a qualifié les délégations sortantes de « lâches moraux », rapporte de son côté MTV Uutiset, qui cite le Guardian britannique pour cette formule.
Nétanyahou a défendu la campagne militaire de son pays contre l'Iran, le Hamas, le Hezbollah et la Syrie, affirmant qu'en se protégeant, Israël protégeait aussi « nombre de ces pays dont les représentants viennent tout juste de quitter cette salle ». Selon lui, plusieurs dirigeants l'auraient remercié en privé d'avoir écarté la menace nucléaire iranienne, tout en qualifiant publiquement leur sortie d'« hypocrite ». Il a également rappelé l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, qu'il a décrite comme le pire massacre de Juifs depuis la Shoah, et remercié le président américain Donald Trump pour son soutien.
Sur l'accusation de génocide, le chef du gouvernement israélien a été catégorique : « Nous avons mené d'innombrables opérations pour protéger la population civile. Est-ce cela, un génocide ? Bien sûr que non. C'est l'exact opposé d'un génocide. » Il a par ailleurs critiqué l'insuffisance, selon lui, du soutien des pays européens, et attaqué le maire de New York Zohran Mamdani, le qualifiant d'« ami » du Hamas et affirmant que les Juifs ne se sentent plus en sécurité dans la ville. Le New York Times avait rapporté cet été que Mamdani avait qualifié Nétanyahou de criminel de guerre et réclamé un mandat d'arrêt international.
Le président palestinien Mahmoud Abbas, privé de visa américain, s'est exprimé par une intervention préenregistrée. Yle Uutiset rappelle que plusieurs organisations de défense des droits humains et la commission indépendante de l'ONU ont conclu à un génocide israélien à Gaza, la commission ayant réaffirmé en juin sa poursuite ; la Cour internationale de justice, saisie par l'Afrique du Sud, n'a en revanche pas encore statué sur la plainte.
