ANGLE DOMINANT
Islamabad décrypte la visite éclair de Netanyahou à New York comme un discours de campagne électorale, à un mois des législatives israéliennes, contesté depuis l'intérieur même de la ville hôte par le maire Zohran Mamdani.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Netanyahou est resté moins de huit heures à New York, rencontrant neuf dirigeants dont cinq d'Amérique latine, sans réunion annoncée avec un responsable américain, contre une visite d'une semaine l'an dernier avec Trump
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L'ancien ambassadeur israélien à Washington Michael Oren qualifie le discours de « discours de campagne » à un mois des législatives israéliennes du 27 octobre
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Le maire de New York Zohran Mamdani a cité le mandat d'arrêt délivré par la Cour pénale internationale en novembre 2024 contre Netanyahou et l'ex-ministre Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité
ANALYSE
Islamabad, 25 septembre 2026. La presse pakistanaise ne retient pas d'abord le discours de Benyamin Netanyahou à la tribune de l'ONU, mais la brièveté de son passage à New York : moins de huit heures sur place, contre une semaine l'an dernier. Le Premier ministre israélien y a rencontré neuf dirigeants, dont cinq d'Amérique latine, région où Israël cherche à nouer des liens alors que ses partenaires traditionnels en Europe se sont éloignés depuis la guerre à Gaza et l'expansion des colonies en Cisjordanie. Aucune rencontre avec un responsable américain n'a été annoncée, une absence relevée par plusieurs titres pakistanais qui republient, presque à l'identique, la même dépêche d'agence.
L'ancien ambassadeur d'Israël à Washington, Michael Oren, cité dans ces articles, tranche : « C'est un discours de campagne. » Il ajoute qu'un tel discours aurait gagné à s'accompagner d'une rencontre avec le président américain, un autre dirigeant, ou au moins la secrétaire d'État — « mais apparemment ce n'est pas le cas ». Oren dit ne pas se souvenir d'une visite d'un Premier ministre israélien aux États-Unis sans entretien avec le président. Le rendez-vous manqué survient à un mois des législatives israéliennes du 27 octobre. Donald Trump, qui a rencontré Netanyahou huit fois depuis le début de son second mandat, l'a vu pour la dernière fois en juillet. Le bureau du Premier ministre invoque un calendrier serré et la nécessité de rentrer avant la fête juive de Sucot pour expliquer l'absence de rencontres supplémentaires.
Un second angle, distinct, vient du maire de New York. Zohran Mamdani a accusé Netanyahou d'avoir répété, à la tribune, des affirmations sans fondement sur le conflit à Gaza, qualifiées de mensonges dans un compte-rendu de la presse locale. Il a rappelé le mandat d'arrêt délivré par la Cour pénale internationale en novembre 2024 contre Netanyahou et l'ex-ministre de la Défense Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Selon Mamdani, le statut diplomatique n'efface pas les charges retenues par la Cour, basée à La Haye. Il avait déjà demandé aux autorités fédérales américaines de faire exécuter ce mandat. Deux lectures pakistanaises convergent ainsi : celle d'un chef de gouvernement affaibli à l'intérieur, et celle d'un dirigeant dont la légitimité judiciaire internationale reste contestée jusque dans la ville qui l'accueille.
SOURCES (4)
- The Express TribuneMOYEN
- ARY NewsMOYEN
- Daily TimesMOYEN
- Business RecorderMOYEN
