ANGLE DOMINANT
Londres retient d'avoir été nommément visé par Netanyahou, qui a raillé « des gens en Grande-Bretagne et en France » comme inventeurs du terme colonialisme, dans un discours que la presse britannique replace aussitôt sous l'ombre du mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale qui le vise.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Netanyahou, à la tribune de l'ONU, a visé nommément la Grande-Bretagne et la France : « des gens en Grande-Bretagne et en France... ce sont eux qui ont inventé le terme » colonialisme (BBC).
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La BBC rappelle que Netanyahou est sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre présumés.
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Des dizaines de manifestants, dont l'actrice Susan Sarandon, ont été arrêtés par la police new-yorkaise devant le siège de l'ONU (Daily Mail).
ANALYSE
Londres, 25 septembre 2026. La presse britannique retient d'abord d'avoir été nommément visée par Benyamin Netanyahou à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies. Selon la BBC, le Premier ministre israélien a rejeté l'accusation de génocide à Gaza en s'attaquant directement à ses accusateurs : « Ils accusent Israël, minuscule Israël, de colonialisme... Et qui nous accuse ? Parmi eux, des gens en Grande-Bretagne et en France. Pour l'amour du ciel, ce sont eux qui ont inventé le terme. » Ailleurs dans son discours, résumé par le Daily Mail, Netanyahou a qualifié l'accusation de génocide de « plus grand mensonge du siècle ». La BBC rappelle dans la foulée qu'il reste sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre présumés, un rappel que les médias britanniques placent en vis-à-vis direct du discours.
Le décor institutionnel occupe une large place du récit outre-Manche : des dizaines de délégations ont quitté la salle à l'arrivée de Netanyahou, qui les a traitées de « lâches moraux », assurant vouloir « gagner » car Israël « n'a pas d'autre choix ». Il a par ailleurs décrit l'attaque contre l'Iran comme « l'une des décisions les plus faciles » de sa vie, selon The Independent. Le président palestinien Mahmoud Abbas, privé de visa américain, s'est adressé à l'assemblée par vidéo pour dénoncer une « guerre génocidaire » et l'expansion des colonies en Cisjordanie occupée, qu'il juge menaçante pour l'existence même du peuple palestinien.
Une part notable de la couverture britannique se déplace ensuite vers New York même : le duel verbal entre Netanyahou et le maire Zohran Mamdani, qualifié d'« antisémite » par le Premier ministre après avoir lui-même parlé d'un « architecte d'un génocide horrible ». Devant le siège de l'ONU, la police new-yorkaise a arrêté des dizaines de manifestants, dont l'actrice Susan Sarandon, relayée par la presse populaire comme un fait à part entière de la journée. Les accusations visant le Qatar et la Turquie, ou le qualificatif de « tyran » attribué à Erdogan, restent en toile de fond, sans développement comparable à celui réservé au duel avec Mamdani ou au rappel judiciaire visant Netanyahou lui-même.
SOURCES (3)
- The IndependentMOYEN
- Daily MailMOYEN
