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L'annonce d'un accord entre Washington, Copenhague et Nuuk, vendredi 18 septembre, referme des mois de pression américaine sur un territoire allié de l'OTAN. Mais la presse internationale n'en tire pas la même lecture : victoire totale pour Washington, repli assumé selon Copenhague et Paris, sur fond de rivalité arctique avec la Chine et la Russie.
Avant d'entrer en vigueur, l'accord devra encore être approuvé par les parlements du Danemark et du Groenland, dont le vote n'a pas encore eu lieu.
Le Monde résume l'annonce de Donald Trump en une phrase : « l'utilisation d'adjectifs triomphants ne masque pas la reculade. » Le quotidien souligne que le président américain renonce à l'annexion qu'il réclamait depuis des mois, y compris par la force, au profit d'un contrôle sécuritaire renforcé. La correspondante du danois Politiken aux États-Unis va dans le même sens : selon elle, Trump « n'a pas obtenu le Groenland », mais s'est offert un tour de piste victorieux sur les réseaux sociaux.
D'autres titres relaient l'annonce sans reprendre cette réserve. En Argentine, en Israël ou en Italie, les articles reprennent presque mot pour mot la formulation de Donald Trump sur Truth Social, sans citer de contrepoint danois ou groenlandais sur la portée réelle de l'accord.
Un chercheur américaniste, cité par la presse norvégienne, invite à la prudence : Donald Trump, dit-il, gonfle systématiquement les percées qu'il annonce dans ses négociations, qui se révèlent souvent n'être guère plus qu'un titre sans détail ni substance.
Le secrétaire d'État Marco Rubio a justifié l'accord par l'incapacité financière du Danemark et du Groenland à assurer eux-mêmes la défense du territoire. Il l'a affirmé à Fox News, dans des propos rapportés par l'agence russe TASS.
« Le Danemark et le Groenland n'ont pas les moyens financiers nécessaires pour défendre le Groenland en cas d'attaque ou de menace »
Selon une source du département d'État citée par Fox News et relayée par l'agence Interfax, l'exclusivité réservée à Washington et à ses alliés porte notamment sur les télécommunications, les câbles sous-marins, les ports et les mines de l'île — des secteurs que la source compare aux investissements chinois antérieurement réalisés au Panama.
Un responsable du département d'État a par ailleurs précisé que ces dispositions resteraient en vigueur même si le Groenland devenait un jour un pays pleinement indépendant, selon la presse américaine.
Au moment même de l'annonce, une quarantaine de soldats suédois du Hemvärnet participaient au Groenland à un exercice de l'OTAN aux côtés de 400 militaires venus de onze pays de l'Alliance, chargés de protéger des infrastructures critiques et de s'entraîner face aux drones — une leçon tirée de la guerre en Ukraine, selon la presse suédoise. Les États-Unis n'y prenaient pas part.
Le chef d'état-major danois, Peter Boysen, plaide de son côté pour un stationnement permanent de troupes sur l'île, où des soldats danois se trouvent déjà en rotation depuis janvier, selon la presse norvégienne.
Jeudi 17 septembre, une équipe militaire américaine a inspecté l'aérodrome désaffecté de Narsarsuaq, dans le sud du Groenland, dont la durée d'exploitation a été prolongée d'un an en vue d'un usage possible par l'OTAN, rapporte l'agence russe Sputnik. La presse suédoise relève que ce même site figurerait parmi les futures implantations envisagées par Washington.
Selon l'hebdomadaire danois Weekendavisen et le média groenlandais Sermitsiaq, cités par la presse lituanienne, c'est Ronald Lauder, héritier de l'empire cosmétique Estée Lauder et proche de Donald Trump, qui aurait le premier suggéré au président l'idée d'acquérir le Groenland, en se proposant comme intermédiaire auprès du gouvernement danois.
Sur l'île, des manifestations ont eu lieu contre la pression américaine, avec des pancartes proclamant « Make Americans Go Away », rapporte le quotidien britannique The Independent.
L'annonce intervient quelques semaines avant les élections de mi-mandat américaines, après l'opération militaire qui a chassé le président vénézuélien Nicolás Maduro et l'entrée en guerre des États-Unis aux côtés d'Israël contre l'Iran, relève la radio publique américaine NPR.
Le Groenland n'héberge aujourd'hui qu'une seule base américaine, celle de Pituffik, que l'accord permettrait d'agrandir.
Ronald Lauder, ami de Trump à l'origine de l'idée d'acheter le Groenland, a financé l'achat d'une maison pour des responsables groenlandais.
Le contenu intégral de l'accord n'a pas été rendu public au moment de l'annonce.
35 perspectives, chacune dans la voix de la presse de son pays.
Doha décortique la frontière tracée entre contrôle sécuritaire américain et souveraineté maintenue du Groenland, un partage qui résonne pour tout petit État hébergeant une base des États-Unis.
2 sources
Athènes scrute ce que Copenhague et Nuuk concèdent réellement à Washington derrière les mots de souveraineté préservée dans l'accord sur le Groenland.
3 sources
Montevideo scrute un accord présenté comme un compromis : Washington décroche un contrôle sécuritaire permanent au Groenland, mais Copenhague et Nuuk martèlent que leur souveraineté et le droit à l'autodétermination groenlandais restent intacts.
2 sources
Abuja décrypte l'accord comme la légitimation d'une pression exercée sans détour sur un territoire de 57 000 habitants, un scénario que la presse nigériane rapproche explicitement de l'épisode vénézuélien.
2 sources
Bogotá distingue deux récits qui s'affrontent sur le Groenland : celui de Washington, qui revendique un « contrôle permanent », et celui de Copenhague et Nuuk, qui insistent sur le maintien intact de leur souveraineté.
2 sources
Buenos Aires décrypte l'accord comme une redéfinition de facto de la souveraineté groenlandaise : Washington obtient un contrôle militaire permanent, un droit de veto sur toute présence adverse et l'exclusivité des investissements sensibles, quand Copenhague et Nuuk insistent sur le maintien formel de leur autorité territoriale.
3 sources
Canberra scrute un accord qui verrouille l'accès du Groenland aux rivaux stratégiques de Washington, lisant dans ce dispositif arctique un miroir de sa propre compétition avec Pékin dans l'Indo-Pacifique.
4 sources
Bruxelles pèse le compromis entre contrôle sécuritaire américain permanent et souveraineté danoise que scelle l'accord sur le Groenland.
3 sources
Brasília distingue le triomphe proclamé par Donald Trump de la version danoise, plus mesurée, qui insiste sur le maintien de la souveraineté groenlandaise et le droit à l'autodétermination de l'île.
4 sources
Ottawa mesure l'accord Washington-Copenhague-Nuuk d'abord comme un renforcement militaire américain dans l'Arctique, où le Canada partage frontières et défense continentale avec les États-Unis via le NORAD.
3 sources
Santiago décrypte l'accord sur le Groenland d'abord comme un verrou sécuritaire qui referme l'Arctique à la Chine et à la Russie, plus que comme un règlement de souveraineté entre alliés.
2 sources
Pékin relève que l'accord vise nommément la Chine et la Russie parmi les « adversaires » écartés des investissements sensibles et de toute activité militaire au Groenland, selon une source américaine citée par la presse chinoise.
2 sources
Berlin retient avant tout la fin des tensions au sein de l'OTAN provoquées par des mois de pression de Donald Trump sur un allié, plus qu'un simple accord bilatéral entre Washington et Copenhague.
3 sources
Copenhague retient surtout que la couronne danoise garde la souveraineté sur le Groenland : le gouvernement de Mette Frederiksen insiste sur le fait que l'accord « reconnaît l'intégrité territoriale du Royaume et le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination », face au « contrôle permanent » revendiqué par Donald Trump.
3 sources
Espagne mesure l'accord groenlandais au prisme économique ouvert par Bruxelles : pendant que Washington s'assure bases et accès aux minéraux sans dépenser un euro, l'Union européenne maintient son propre plan d'investissement sur l'île.
2 sources
Helsinki décrypte l'accord groenlandais avant tout comme une pièce de la compétition arctique naissante, avec ses bases, ses minéraux et ses routes maritimes, plus que comme un règlement du statut de l'île.
3 sources
Paris décèle dans l'accord une reculade américaine habillée en victoire, la souveraineté du Groenland et du Danemark restant, selon la presse française, le véritable enjeu préservé face aux annonces triomphantes de Donald Trump.
5 sources
Budapest retient d'abord la fin d'une crise inédite entre alliés de l'OTAN : la presse hongroise détaille comment l'accord referme, sans transfert de territoire, le conflit diplomatique ouvert par les menaces de Trump de s'emparer du Groenland par la force.
3 sources
Israël retient de l'accord américano-groenlandais un modèle de sécurité sans faille : un allié mineur placé sous protection permanente d'une grande puissance, avec interdiction formelle d'accès pour tout acteur extérieur jugé hostile.
2 sources
New Delhi retient que la souveraineté reste formellement danoise, même si Washington obtient un contrôle sécuritaire permanent sur le Groenland.
2 sources
Rome traduit l'annonce de Donald Trump en verrou stratégique arctique : accès militaire permanent pour Washington, porte fermée à la Chine et à la Russie sur l'île groenlandaise.
3 sources
Vilnius mesure l'accord groenlandais à l'aune de sa propre histoire de petite nation voisine d'une grande puissance, entre garanties affichées de souveraineté et réseaux d'influence financière révélés en coulisses.
2 sources
Mexico mesure la portée d'un accord qui, sans transfert formel de souveraineté, offre à Washington un contrôle militaire permanent sur le Groenland — un précédent que la presse locale rapporte avec la prudence d'un pays lui-même voisin direct des États-Unis.
3 sources
Oslo pèse l'accord groenlandais à l'aune de sa propre frontière arctique, entre exercice de l'OTAN en cours autour de l'île et scepticisme d'un expert sur la portée réelle des annonces de Trump
3 sources
Islamabad mesure avant tout la dimension sécuritaire de l'accord conclu vendredi entre Washington, Copenhague et Nuuk, qui verrouille l'accès militaire et financier de la Russie et de la Chine au Groenland.
2 sources
Bucarest mesure dans l'accord la confirmation d'une doctrine américaine : verrouiller l'Arctique face à la Russie et à la Chine, un réflexe que la Roumanie, flanc oriental de l'OTAN, reconnaît comme le sien face à Moscou.
2 sources
Moscou retient de l'accord américano-danois sur le Groenland moins une clarification de souveraineté qu'une clause d'exclusion visant explicitement les rivaux de Washington, Russie comme Chine, désormais écartés de toute base ou tout investissement sensible sur l'île.
5 sources
Stockholm scrute l'accord américano-danois à l'aune de sa propre présence militaire sur l'île, où une quarantaine de soldats suédois participent cette semaine à l'exercice Arctic Shield aux côtés de onze pays de l'Otan.
5 sources
Singapour retient d'abord le verrou sécuritaire de l'accord : l'exclusion explicite des adversaires de Washington de toute base ou investissement au Groenland, plus que son volet diplomatique.
2 sources
Ankara dissocie le triomphalisme de Donald Trump du texte encore non signé, une prudence qui renvoie aux mois de tensions provoqués au sein de l'OTAN par les menaces américaines contre un allié.
3 sources
Londres scrute l'accord à l'aune de la clause qui exclut Russie et Chine du Groenland, plus que des envolées de Donald Trump sur un territoire « à vie infinie ».
3 sources
Washington revendique une victoire sécuritaire totale en Arctique, obtenue selon elle sans aucun coût ni cession de souveraineté américaine à négocier.
8 sources
Dhaka retient surtout la mise en garde d'un universitaire de Copenhague selon qui la « relation coloniale » du Groenland avec le Danemark pourrait être remplacée par une relation coloniale avec les États-Unis, lecture qui résonne pour un pays lui-même né d'une rupture avec une puissance tutélaire.
2 sources
Tallinn mesure dans l'accord Groenland-Washington un signal direct pour les pays de première ligne face à la Russie : verrouiller par contrat l'accès aux bases et aux investissements sensibles d'un territoire allié, pour en écarter Moscou et Pékin.
2 sources
Manille scrute l'accord groenlandais comme un précédent utile pour ses propres arrangements de défense avec Washington, où bases américaines et souveraineté nationale coexistent depuis longtemps.
2 sources
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Le vendredi 18 septembre, Donald Trump a annoncé sur Truth Social un accord donnant aux États-Unis le « contrôle permanent » de la sécurité du Groenland, sans transfert de territoire.
L'accord doit être signé la semaine prochaine par les trois gouvernements en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, sous réserve de l'approbation des parlements danois et groenlandais.
Le bureau de la Première ministre danoise Mette Frederiksen affirme que le texte reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume ainsi que le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination.
La couverture diverge sur l'enjeu présenté comme central : le verrouillage militaire de l'Arctique face à la Chine et à la Russie, ou la préservation formelle de la souveraineté danoise et groenlandaise.
La couverture diverge sur la question de savoir si le contrôle obtenu par Washington équivaut au succès total annoncé par Donald Trump, ou reste en retrait par rapport à son projet initial d'acquérir le territoire.
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
ANGLE DOMINANT
Doha décortique la frontière tracée entre contrôle sécuritaire américain et souveraineté maintenue du Groenland, un partage qui résonne pour tout petit État hébergeant une base des États-Unis.
POINTS CLES
ANALYSE
Doha, 19 septembre 2026. La presse qatarie, via Al Jazeera, consacre à l'accord américano-danois sur le Groenland un traitement analytique qui interroge une question centrale : Washington obtient-il la souveraineté de l'île ? La réponse, développée en détail, est non. Le média cite la Première ministre danoise Mette Frederiksen, pour qui le texte « reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume ainsi que le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination ». Un distinguo jugé essentiel après plus d'un an de pressions de Donald Trump, qui n'avait pas exclu de recourir à la force pour s'emparer de ce territoire arctique de 56 000 habitants, allié de l'OTAN via le Danemark.
Selon un responsable du département d'État cité par Al Jazeera, l'accord accorde aux États-Unis des droits permanents d'accès, de stationnement et de survol, la possibilité de construire de nouvelles bases sans l'aval de Copenhague ou de Nuuk, et interdit tout établissement militaire ou investissement « sensible » à un pays non membre de l'OTAN, visant explicitement la Chine et la Russie. Trump, sur Truth Social, a promis que Washington disposera « POUR TOUJOURS » de la capacité d'agir au Groenland « sans aucun coût », qualifiant le texte d'accord « à vie infinie ».
Gulf Times rappelle que l'accord, attendu à l'Assemblée générale de l'ONU la semaine prochaine, devra ensuite être ratifié par les parlements danois et groenlandais. Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen y voit un texte qui « reconnaît les intérêts du Groenland » et profite « à tous ».
Al Jazeera nuance toutefois la portée du changement : les États-Unis disposaient déjà, depuis un traité de 1951, de larges droits de survol et de base, dont la base spatiale de Pituffik, où sont stationnés plus de 100 militaires. Le chercheur Mikkel Olesen, cité par le média, estime que l'exclusion de la Chine et de la Russie ne constitue « pas une concession majeure », Danois et Groenlandais n'ayant « jamais souhaité » leur présence. Il invite à prendre les détails « avec des pincettes », l'essentiel de l'information venant côté américain.
Le média qatari relève enfin le climat mitigé sur place : un sondage de janvier 2025 montrait que 85 % des Groenlandais s'opposaient à un rattachement aux États-Unis, et des habitants de Nuuk cités par l'AFP disent des « sentiments mitigés » face à l'attention soudaine de Washington.
ANGLE DOMINANT
Athènes scrute ce que Copenhague et Nuuk concèdent réellement à Washington derrière les mots de souveraineté préservée dans l'accord sur le Groenland.
POINTS CLES
ANALYSE
Athènes, 19 septembre 2026. La presse grecque lit l'accord entre Washington, Copenhague et Nuuk sur la sécurité du Groenland moins comme un compromis territorial que comme un test de ce qu'un petit État peut encore préserver de sa souveraineté face à une grande puissance. To Vima résume le paradoxe : le texte prévoit le développement d'une présence militaire américaine significative sur l'île arctique tout en assurant que la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume danois ne sont pas mises en cause. Washington prévoit d'ouvrir trois nouvelles bases dans le sud du Groenland, en plus de la base spatiale de Pituffik, en s'appuyant sur l'accord de défense de 1951 révisé en 2004, qui autorisait déjà un renforcement des troupes sur simple notification préalable.
Le mécanisme central, détaillé par Protothema, interdit à la Chine et à la Russie d'y installer des bases, d'y déployer des troupes ou d'y réaliser des investissements sensibles sans l'approbation écrite explicite des États-Unis - une clause que Donald Trump qualifie d'accord à durée illimitée. Mette Frederiksen insiste sur le fait que le texte reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume ainsi que le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination ; Jens-Frédérik Nielsen y voit un compromis qui reconnaît les intérêts du Groenland.
Mais To Vima donne la parole à une réserve venue du milieu universitaire danois : le politologue Mikkel Vedby Rasmussen, de l'université de Copenhague, avertit que l'accord ne clôt probablement pas les ambitions de Trump sur le territoire et ses ressources, et que toute délégation de pouvoirs formels à Washington risquerait de faire naître, chez les Groenlandais, la question d'un simple remplacement de la tutelle coloniale danoise par une nouvelle dépendance américaine. Le journal rappelle que ces ambitions avaient déjà tendu les relations au sein de l'OTAN, poussant des États membres européens à envoyer des militaires au Groenland en janvier pour marquer leur détermination. Naftemporiki note que l'accord, signé la semaine prochaine en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, devra encore franchir les procédures parlementaires danoise et groenlandaise avant d'entrer en vigueur - un filtre démocratique que la presse grecque retient comme la seule garantie tangible face à un texte dont, souligne le journal, aucune version officielle n'a été rendue publique.
ANGLE DOMINANT
Montevideo scrute un accord présenté comme un compromis : Washington décroche un contrôle sécuritaire permanent au Groenland, mais Copenhague et Nuuk martèlent que leur souveraineté et le droit à l'autodétermination groenlandais restent intacts.
POINTS CLES
ANALYSE
Montevideo, samedi 19 septembre 2026. Le gouvernement danois a confirmé qu'il signera la semaine prochaine, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, un accord trilatéral avec les États-Unis et le Groenland destiné à « renforcer la sécurité » dans l'Arctique et l'Atlantique Nord, rapportent Montevideo Portal et Subrayado à partir d'un communiqué du bureau de la Première ministre Mette Frederiksen.
Vendredi, Donald Trump avait annoncé sur Truth Social avoir conclu un accord octroyant à Washington « le contrôle permanent » de la sécurité du Groenland, qu'il qualifie d'accord « de vie infinie, sans fin ». Le président américain a précisé qu'« aucun adversaire des États-Unis ne pourra jamais avoir de base au Groenland, y maintenir une présence militaire ou y réaliser des investissements sensibles sans notre approbation écrite expresse ». Washington prévoit d'ouvrir trois nouvelles bases dans le sud de l'île, en plus de celle de Pituffik au nord, en s'appuyant sur un pacte de défense de 1951 actualisé en 2004. En janvier, M. Trump avait déjà jugé que les États-Unis « auraient dû garder » le Groenland après la Seconde Guerre mondiale, qualifiant les Danois d'« ingrats », tout en assurant agir « avec respect » envers le peuple et les dirigeants danois.
Copenhague et Nuuk présentent toutefois le texte sous un tout autre angle. Mette Frederiksen se félicite d'une « bonne perspective » pour un accord qui « reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale » du Danemark ainsi que « le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination ». Le chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, affirme que le pacte « reconnaît les intérêts » de l'île et sa « place dans la coopération internationale ». Le ministre groenlandais des Affaires étrangères, Múte B. Egede, ajoute à la télévision publique DR que l'accord « reflète ce que nous disions depuis le début » et reconnaît le peuple groenlandais « conformément au droit international ».
Ni Washington ni Copenhague n'ont détaillé le contenu exact du texte. La presse uruguayenne rappelle le contexte : depuis janvier 2025, Trump réclamait le contrôle de l'île de 56 000 habitants, allant jusqu'à ne pas exclure la force, ce qui avait alarmé l'UE et l'OTAN, alliance qui a depuis lancé une nouvelle mission de sécurité arctique. L'accord doit encore être ratifié par les parlements danois et groenlandais.
ANGLE DOMINANT
Abuja décrypte l'accord comme la légitimation d'une pression exercée sans détour sur un territoire de 57 000 habitants, un scénario que la presse nigériane rapproche explicitement de l'épisode vénézuélien.
POINTS CLES
ANALYSE
Abuja, 19 septembre 2026. La presse nigériane rapporte samedi 19 septembre la conclusion d'un accord entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland qui donne à Washington ce que Donald Trump appelle un « contrôle permanent » de la sécurité de l'île arctique. Selon Premium Times, l'accord confère aux forces américaines des droits d'accès, de stationnement et de survol permanents, ainsi que la possibilité de construire de nouvelles installations militaires « selon les besoins ». Il interdit surtout à la Russie et à la Chine d'établir la moindre base sur ce territoire autonome danois. Un responsable du département d'État, cité par Punch Nigeria, précise que le texte « garantit que la Chine et la Russie ne peuvent pas avoir de base au Groenland, ni y envoyer de troupes », et verrouille les investissements dans les secteurs sensibles.
Ce qui retient l'attention à Abuja, c'est la manière dont l'annonce clôt un épisode de pression prolongée sur un territoire de 57 000 habitants, après que Donald Trump eut envisagé une annexion pure et simple et refusé, au plus fort de la crise, d'exclure le recours à la force. Premium Times relie cette séquence à un autre dossier régional : « la demande est intervenue après que les États-Unis ont enlevé le président vénézuélien Nicolás Maduro », rappelle le média, rapprochant les deux épisodes comme des illustrations d'une diplomatie de la contrainte.
Le Danemark, par la voix de sa Première ministre Mette Frederiksen, insiste sur le fait que l'accord « reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale » du royaume ainsi que le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination. Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen affirme que l'arrangement « renforce » la sécurité du territoire. Mais les articles nigérians relèvent aussi que Trump a qualifié l'accord de pacte « à vie infinie », promettant une montée en puissance militaire immédiate, avec jusqu'à trois nouvelles bases dans le sud de l'île, en plus de celle de Pituffik au nord, sans contrepartie financière pour Washington.
Pour la presse d'Abuja, l'épisode illustre combien la souveraineté formelle d'un petit territoire peut coexister avec une dépendance sécuritaire totale envers une puissance extérieure, un précédent que plusieurs États habitués aux rapports de force avec les grandes puissances suivent avec un intérêt particulier.
ANGLE DOMINANT
Bogotá distingue deux récits qui s'affrontent sur le Groenland : celui de Washington, qui revendique un « contrôle permanent », et celui de Copenhague et Nuuk, qui insistent sur le maintien intact de leur souveraineté.
POINTS CLES
ANALYSE
Bogotá, 19 septembre 2026. Les médias colombiens rapportent, samedi 19 septembre, l'accord annoncé la veille par Donald Trump sur Truth Social, qui donnerait selon lui aux États-Unis « le contrôle permanent de la sécurité et de tous les autres besoins » au Groenland, « SANS AUCUN COÛT » pour Washington, et qu'il présente comme un pacte « pour toujours, sans date d'expiration ».
La Republica et Portafolio insistent toutes deux sur la contradiction entre ce langage et celui de Copenhague et Nuuk. La première ministre danoise Mette Frederiksen a déclaré que l'accord « reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale » du royaume ainsi que « le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination ». Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen, qui avait auparavant écarté toute cession de souveraineté, a dit se sentir « encouragé » par un texte qui « reconnaît les intérêts du Groenland et notre place dans la coopération internationale ».
Portafolio détaille le contenu rapporté par un responsable du département d'État : la Chine et la Russie ne pourront ni installer de base ni envoyer de troupes au Groenland, et des mécanismes empêcheront les investissements dans des secteurs jugés sensibles. La Republica cite le professeur Marc Jacobsen, du Real Colegio de Defensa danois, pour qui l'accord permet à Trump de se présenter comme vainqueur sans avoir obtenu l'acquisition ou le contrôle politique du territoire : « no se salió con la suya ». Le même article relaie l'analyse de Søren Lippert, du cabinet GeoPolitik, selon qui le droit accordé à Washington de bloquer des investissements sensibles dans les mines, les ports et les infrastructures relève de « la souveraineté économique » et ne figure pas dans la version danoise du texte.
Les deux médias rappellent que l'accord s'appuie sur un pacte de défense de 1951, actualisé en 2004, qui autorisait déjà Washington à déployer des forces à condition d'en informer Copenhague. La Republica ajoute que, selon un rapport de DR, le Danemark avait envoyé des troupes avec munitions réelles, prêtes à détruire les pistes d'atterrissage pour empêcher un débarquement américain en cas de recours à la force.
La signature est attendue la semaine prochaine en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, avant un vote des parlements danois et groenlandais. Le chef de la diplomatie danoise, Lars Løkke Rasmussen, a jugé que la semaine prochaine « pourrait être une bonne semaine » pour le Groenland, le Danemark et les États-Unis.
ANGLE DOMINANT
Buenos Aires décrypte l'accord comme une redéfinition de facto de la souveraineté groenlandaise : Washington obtient un contrôle militaire permanent, un droit de veto sur toute présence adverse et l'exclusivité des investissements sensibles, quand Copenhague et Nuuk insistent sur le maintien formel de leur autorité territoriale.
POINTS CLES
ANALYSE
Buenos Aires, 19 septembre 2026. La presse argentine reprend en détail l'annonce faite vendredi 18 septembre par Donald Trump sur Truth Social : un accord avec le Danemark et le Groenland qui donnerait aux États-Unis « le contrôle permanent de la sécurité et de tous les autres besoins » de l'île arctique. Selon La Nación, le président américain affirme qu'« aucun adversaire des États-Unis » ne pourra établir une base, maintenir une présence militaire ou réaliser des investissements sensibles au Groenland « sans son approbation expresse et écrite ». Trump qualifie l'accord de « vie indéfinie », sans date d'expiration et sans coût pour Washington.
Infobae souligne que l'entente, présentée par Trump comme acquise, doit encore être ratifiée par les parlements danois et groenlandais, et sera signée « la semaine prochaine » par les trois gouvernements pendant l'Assemblée générale des Nations unies. Le média cite aussi Reuters, qui avait rapporté vendredi matin que Washington et Copenhague se rapprochaient d'un accord donnant à l'armée américaine une présence élargie sur l'île, mais en deçà de l'ambition initiale de Trump d'acquérir purement et simplement le territoire.
Ámbito insiste sur un point central : l'accord « ne modifierait pas » la souveraineté du Groenland et devra encore recevoir l'aval des parlements. La Première ministre danoise Mette Frederiksen a confirmé l'existence de l'entente et sa signature prochaine à New York. La presse argentine relève toutefois que le texte repose sur un traité de défense datant de la guerre froide et confère à Washington des droits d'accès, de stationnement et de survol permanents, avec la possibilité d'étendre ses installations militaires sur l'île.
Trump, cité par les trois sources, revendique la paternité politique du dossier : « Pendant plus de 100 ans, les présidents ont reconnu l'importance stratégique du Groenland, mais aucun n'a pu agir. Je suis fier d'être le président qui a réglé cette situation de manière permanente et définitive. » Il annonce le lancement « immédiat » du processus pour développer une présence militaire plus importante sur l'île, en « collaboration avec le peuple groenlandais ».
L'annonce met fin à des mois de tension entre Washington et un allié de l'OTAN, après que Trump eut envisagé de prendre l'île par la force. La lecture argentine met en avant le contraste entre le langage officiel de souveraineté préservée et l'ampleur des prérogatives militaires concédées aux États-Unis sur un territoire de 56 000 habitants.
ANGLE DOMINANT
Canberra scrute un accord qui verrouille l'accès du Groenland aux rivaux stratégiques de Washington, lisant dans ce dispositif arctique un miroir de sa propre compétition avec Pékin dans l'Indo-Pacifique.
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, samedi 19 septembre 2026. L'accord tripartite annoncé vendredi par Donald Trump sur les réseaux sociaux occupe la presse australienne comme un test de la doctrine américaine d'exclusion de la Chine et de la Russie, plus que comme une querelle territoriale avec un allié de l'OTAN. Selon un responsable du département d'État cité par The Age et le Sydney Morning Herald, le texte garantit aux États-Unis "la capacité complète de faire ce qu'ils jugent nécessaire au Groenland pour sécuriser et défendre le continent américain", avec des droits permanents d'accès, de stationnement et de survol, la possibilité d'augmenter le nombre de bases, et l'interdiction pour tout pays hors OTAN d'y installer une base ou des troupes. Seuls les États-Unis et leurs alliés pourront investir dans les secteurs sensibles de l'île, riche en minerais.
Donald Trump, qui n'excluait pas il y a quelques mois de prendre le territoire par la force, a qualifié l'accord de "rêve devenu réalité" et affirmé que Washington aurait "pour toujours" le contrôle nécessaire à sa sécurité. Le bureau de la Première ministre danoise Mette Frederiksen insiste sur le fait que le texte "reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale" du Groenland et du Danemark, ainsi que le droit des deux peuples à l'autodétermination; il devra encore être approuvé par les parlements danois et groenlandais avant sa signature par les trois gouvernements, la semaine prochaine, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen estime que l'accord "reconnaît" les intérêts de son territoire.
SBS News relève que l'issue reste en deçà du projet initial de Trump d'acquérir purement et simplement l'île, qui abrite déjà une base de la Space Force dans le nord-ouest. The Age et le Sydney Morning Herald notent que les inquiétudes américaines sur les investissements chinois au Groenland sont jugées exagérées par des experts. Pour l'Australie, elle-même engagée dans une compétition stratégique avec Pékin dans l'Indo-Pacifique, l'épisode illustre une méthode désormais familière de Washington: sécuriser un territoire allié par un accès militaire permanent plutôt que par une annexion, tout en verrouillant l'accès des rivaux stratégiques.
ANGLE DOMINANT
Bruxelles pèse le compromis entre contrôle sécuritaire américain permanent et souveraineté danoise que scelle l'accord sur le Groenland.
POINTS CLES
ANALYSE
Bruxelles, 19 septembre 2026. La presse belge relaie sans détour l'annonce faite vendredi soir sur Truth Social par Donald Trump : un accord avec le Danemark et le Groenland donnerait aux États-Unis un « contrôle permanent » de la sécurité du territoire arctique. VRT NWS rappelle que ce texte clôt des mois de menaces du président américain, qui n'excluait pas de s'emparer du Groenland par la force ; DH et La Libre notent qu'il réclamait au départ un « rattachement pur et simple » du territoire aux États-Unis.
Selon Trump, cité par VRT, Washington et les représentants danois et groenlandais ont travaillé « pour garantir que les États-Unis auront pour toujours la pleine autorité de faire au Groenland ce qui est nécessaire pour défendre la sécurité du Groenland et des États-Unis ». Il ajoute qu'aucun « adversaire » des États-Unis ne pourra désormais disposer d'une base, d'une présence militaire, ni réaliser des investissements sensibles au Groenland sans l'autorisation écrite explicite de Washington — une clause que DH et La Libre reprennent presque mot pour mot, publiée vendredi 18 septembre peu avant minuit. Une source anonyme du département d'État américain confirme à l'AFP, citée par VRT, que l'accord doit empêcher la Chine et la Russie de construire des bases militaires sur l'île.
La presse belge retient tout autant la réserve posée par Copenhague. VRT cite la Première ministre danoise Mette Frederiksen, qui confirme l'accord et affirme qu'il « renforce la sécurité dans l'Arctique et l'Atlantique Nord », sans commenter en détail les termes avancés par Trump ; selon elle, la souveraineté du Danemark et des habitants du Groenland sera respectée. Le rappel n'est pas anodin : le Groenland est un territoire autonome d'un État membre de l'UE, lui-même allié de l'OTAN des États-Unis — un statut que VRT prend soin de souligner en toile de fond.
Trois titres belges, trois formulations proches, un même constat : l'accord scelle un contrôle sécuritaire américain élargi sans que Copenhague ni Nuuk n'admettent, dans les propos rapportés, de cession de souveraineté. Aucun des trois articles ne détaille encore de calendrier de signature ni de vote parlementaire. La question qui reste ouverte pour Bruxelles et les autres capitales européennes est celle du précédent : un territoire autonome de l'UE place sa sécurité sous contrôle américain permanent, sans que l'Union elle-même n'apparaisse comme partie prenante du texte.
ANGLE DOMINANT
Brasília distingue le triomphe proclamé par Donald Trump de la version danoise, plus mesurée, qui insiste sur le maintien de la souveraineté groenlandaise et le droit à l'autodétermination de l'île.
POINTS CLES
ANALYSE
Brasília, 19 septembre 2026. La presse brésilienne consacre l'essentiel de sa couverture à un décalage : celui qui sépare l'annonce triomphale de Donald Trump du communiqué, plus prudent, publié par Copenhague et Nuuk. Vendredi 18 septembre, sur Truth Social, le président américain a affirmé avoir obtenu « le contrôle permanent » de la sécurité du Groenland, un accord qu'il qualifie d'« infini » et sans date d'expiration. Selon lui, « aucun adversaire des États-Unis ne pourra désormais avoir une base au Groenland, y maintenir une présence militaire ou y réaliser des investissements sensibles sans notre autorisation expresse et écrite ». Il annonce aussi le lancement immédiat de la construction d'une « présence militaire importante » sur l'île, au-delà de la base de Pituffik, déjà occupée par des troupes américaines dans le nord — plusieurs médias évoquant trois nouvelles bases projetées dans le sud.
Folha souligne que ce ton, « exagéré et peu clair », contraste avec la déclaration de la première ministre danoise Mette Frederiksen, qui a insisté sur le fait que l'accord « renforce notre sécurité commune dans l'Arctique et dans l'Atlantique Nord » tout en « reconnaissant la souveraineté et l'intégrité territoriale » du royaume et « le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination ». Le quotidien note que cette formulation indique qu'aucune concession de contrôle ou de souveraineté n'a été faite aux États-Unis, contrairement à l'objectif que poursuivait Trump depuis des mois, lorsqu'il évoquait l'annexion ou l'achat du territoire.
Le premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen a, de son côté, estimé que le pacte « respecte et reconnaît les intérêts du Groenland » et sera bénéfique « pour tous ». Le texte doit être signé la semaine prochaine, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, selon G1 et Veja.
Les articles rappellent le contexte : Trump n'avait pas exclu l'usage de la force pour s'emparer de l'île de 57 000 habitants, et avait menacé l'Union européenne de tarifs douaniers si le territoire n'était pas cédé. Cette pression, notent G1 et Veja, avait « alarmé » le Danemark et provoqué « une réaction dure » de l'OTAN. Estadão rappelle que Groenland et Danemark « espèrent signer l'accord » lors de l'Assemblée générale, sans autre précision sur son contenu exact — Trump lui-même n'ayant donné aucun détail supplémentaire sur les termes négociés.
ANGLE DOMINANT
Ottawa mesure l'accord Washington-Copenhague-Nuuk d'abord comme un renforcement militaire américain dans l'Arctique, où le Canada partage frontières et défense continentale avec les États-Unis via le NORAD.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, 19 septembre 2026. L'annonce faite vendredi 18 septembre par Donald Trump sur Truth Social d'un accord « à vie infinie » entre Washington, Copenhague et Nuuk retient l'attention canadienne d'abord comme un dossier de sécurité arctique, plus que comme un différend territorial. Le président américain a écrit que les États-Unis auront « pour toujours » « la pleine capacité de faire le nécessaire au Groenland afin de sécuriser et défendre la sécurité du Groenland, et des États-Unis d'Amérique », ajoutant qu'« à partir de maintenant, aucun adversaire américain ne pourra JAMAIS avoir une base au Groenland, une présence militaire au Groenland, ou faire des investissements sensibles au Groenland, sans notre approbation écrite expresse ». Pour la presse canadienne, qui couvre l'accord depuis Washington, le point saillant est moins territorial que militaire : le Groenland héberge déjà une base de la Space Force dans le nord-ouest de l'île, et l'accord prévoit d'y renforcer significativement la présence américaine, selon une information exclusive de Reuters relayée dès vendredi matin, avant même l'annonce de Trump.
Le bureau de la première ministre danoise Mette Frederiksen a précisé que le texte « reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume [du Danemark] et le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination », et qu'il « renforce notre sécurité commune dans l'Arctique et l'Atlantique Nord ». La signature est attendue la semaine prochaine en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, avant ratification par les parlements danois et groenlandais — une procédure que la presse canadienne juge de nature à écarter, pour l'instant, l'hypothèse d'une annexion pure et simple redoutée depuis des mois.
Vu d'Ottawa, allié de Copenhague au sein de l'OTAN et voisin arctique direct des États-Unis via le NORAD, l'accord clôture un dossier qui inquiétait depuis des mois : Trump n'avait pas exclu de recourir à la force pour s'emparer de cette île de 56 000 habitants, alliée de l'OTAN. La presse canadienne relève que l'annonce suggère qu'il renonce, au moins pour l'instant, à ses ambitions d'annexion, au profit d'un contrôle sécuritaire permanent — sans transfert de souveraineté ni coût annoncé pour Washington, et sans que les articles disponibles ne recueillent directement la voix d'un responsable groenlandais sur le fond de l'accord.
ANGLE DOMINANT
Santiago décrypte l'accord sur le Groenland d'abord comme un verrou sécuritaire qui referme l'Arctique à la Chine et à la Russie, plus que comme un règlement de souveraineté entre alliés.
POINTS CLES
ANALYSE
Santiago, 19 septembre 2026. La presse chilienne retient d'abord le verrou stratégique que referme l'accord annoncé vendredi 18 septembre par Donald Trump entre Washington, Copenhague et Nuuk sur l'avenir sécuritaire du Groenland. Sur Truth Social, le président américain a affirmé que l'entente donne à Washington « le contrôle permanent de la sécurité et de tous les autres besoins au Groenland », sans coût pour les États-Unis et « pour toujours ». Selon La Tercera, ce texte ouvre un nouveau chapitre dans la crise qui a opposé pendant des mois la Maison Blanche à Copenhague et aux autorités groenlandaises, après que Trump eut évoqué, en début d'année, la possibilité d'envahir l'île de 56 000 habitants — un territoire pourtant appartenant à un allié de l'OTAN. Le même article précise que Washington pourra désormais opposer son veto à toute installation, tout déploiement de troupes ou certains investissements provenant de pays jugés adversaires.
BioBioChile détaille les termes rapportés par des sources américaines : le pacte garantit aux États-Unis un rôle permanent dans la sécurité du Groenland, interdit toute présence militaire ou tout investissement non autorisé d'un adversaire de Washington sur l'île, et ajoute des droits de survol ainsi que la possibilité d'augmenter le nombre de bases américaines. Actuellement, Washington ne dispose que d'une seule base, celle de Pituffik, après des décennies de réduction de sa présence — une politique que les autorités danoises attribuent à une décision américaine antérieure.
L'accord, qualifié d'« historique » par Trump lui-même, doit être signé la semaine prochaine pendant la Semaine de haut niveau de l'ONU à New York, sous réserve de l'approbation des parlements groenlandais et danois. Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen et la Première ministre danoise Mette Frederiksen ont confirmé l'accord par une déclaration commune, présenté comme destiné à renforcer la sécurité dans l'Arctique et l'Atlantique Nord.
Pour la presse chilienne, l'enjeu central tient moins à la question de la souveraineté groenlandaise qu'à l'exclusion explicite de la Chine et de la Russie des investissements et des déploiements militaires sur l'île — un signal envoyé aux puissances rivales dans une région arctique de plus en plus disputée, à un moment où Pékin et Moscou multiplient leurs ambitions dans le Grand Nord.
ANGLE DOMINANT
Pékin relève que l'accord vise nommément la Chine et la Russie parmi les « adversaires » écartés des investissements sensibles et de toute activité militaire au Groenland, selon une source américaine citée par la presse chinoise.
POINTS CLES
ANALYSE
Pékin, 19 septembre 2026. La presse chinoise rapporte sans détour l'annonce faite vendredi par Donald Trump d'un accord avec le Danemark et le Groenland donnant à Washington un « contrôle permanent » de la sécurité de l'île arctique. CGTN reprend la formule du président américain, qui affirme avoir obtenu « à jamais » (FOREVER) la capacité de « faire le nécessaire » au Groenland, et qualifie le texte d'accord « à vie infinie », sans coût pour les États-Unis. Mais c'est le South China Morning Post, média basé à Hong Kong, qui met en avant l'élément que Pékin retient en priorité : la Chine figure explicitement parmi les « adversaires » que l'accord entend tenir à l'écart. Sous le titre « Trump claims US deal for 'control' of Greenland security against 'adversaries' », le SCMP indique que le texte exige l'approbation américaine pour toute activité militaire ou tout investissement sensible mené par les adversaires de Washington sur l'île. Citant Fox News Digital, qui elle-même cite un responsable américain de haut rang, le SCMP précise que ces restrictions visent nommément « la Chine et la Russie ». Ce même responsable indique que l'accord accorde aux États-Unis des droits permanents d'accès, de stationnement et de survol, et leur permet d'installer des bases militaires supplémentaires sur l'île — un renforcement que Trump dit vouloir engager immédiatement. Le texte intégral de l'accord, souligne CGTN, n'a pas été rendu public au moment de l'annonce. La presse chinoise note aussi que le cabinet de la Première ministre danoise Mette Frederiksen attend une signature durant l'Assemblée générale des Nations unies, sous réserve des procédures parlementaires nécessaires au Danemark, et rappelle que le Groenland demeure un territoire autonome au sein du Royaume du Danemark. CGTN relève enfin que les précédentes déclarations de Trump sur une possible acquisition du territoire s'étaient heurtées à une opposition ferme du Danemark, du Groenland et de plusieurs pays européens — rappel implicite que cet accord, présenté comme pacifique, prolonge une pression exercée depuis des mois sur un allié de l'OTAN.
ANGLE DOMINANT
Berlin retient avant tout la fin des tensions au sein de l'OTAN provoquées par des mois de pression de Donald Trump sur un allié, plus qu'un simple accord bilatéral entre Washington et Copenhague.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 19 septembre 2026. La presse allemande accueille avec soulagement l'annonce d'un accord entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland, présenté vendredi comme la sortie d'une crise qui avait fragilisé l'OTAN pendant des mois. La Tagesschau rappelle que les exigences et menaces répétées de Donald Trump sur l'île arctique avaient provoqué des tensions au sein de l'Alliance atlantique, entre un président américain qui n'excluait pas de recourir à la force pour s'emparer d'un territoire appartenant à un allié, et des capitales européennes inquiètes de voir un partenaire du Traité de l'Atlantique nord menacé d'annexion.
Le texte, qui doit être signé la semaine prochaine en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, avant d'être soumis aux parlements danois et groenlandais, accorde à Washington des droits d'accès, de stationnement et de survol permanents, ainsi que la possibilité d'accroître ses bases sur l'île. Il interdit à tout pays extérieur à l'OTAN - une allusion transparente à la Chine et à la Russie, présentées par Trump comme des rivaux cherchant à prendre le contrôle du territoire - d'y installer troupes ou infrastructures militaires sans l'aval américain.
Ce que retient particulièrement la presse allemande, citée par la FAZ et la Tagesschau, ce sont les mots choisis par la Première ministre danoise Mette Frederiksen, pour qui l'accord est « gut für die NATO und für Europa » - bon pour l'OTAN et pour l'Europe -, et renforce la sécurité commune dans l'Arctique et l'Atlantique Nord. Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen a de son côté insisté sur le fait que le texte « nützt uns allen » (profite à tous) et reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale du royaume ainsi que le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination, une formule que les deux dirigeants avaient répétée tout au long de la crise.
La ZEIT souligne toutefois un décalage : alors que Trump évoque sur Truth Social un « contrôle permanent » de la sécurité de l'île « sans aucun coût » pour les États-Unis, les versions danoise et groenlandaise mettent l'accent sur la préservation de la souveraineté plutôt que sur une cession de prérogatives. Reste, note la presse allemande, que l'annonce met fin à des mois de pressions sur un allié de l'OTAN de 56 000 habitants, après que Washington eut envisagé des droits de douane punitifs pour forcer une vente.
ANGLE DOMINANT
Copenhague retient surtout que la couronne danoise garde la souveraineté sur le Groenland : le gouvernement de Mette Frederiksen insiste sur le fait que l'accord « reconnaît l'intégrité territoriale du Royaume et le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination », face au « contrôle permanent » revendiqué par Donald Trump.
POINTS CLES
ANALYSE
Copenhague, 19 septembre 2026. Vendredi soir, Donald Trump a annoncé sur Truth Social qu'un accord venait d'être conclu entre les États-Unis, le Royaume du Danemark et le Groenland, donnant selon lui à Washington « le contrôle permanent de la sécurité et de tous les autres besoins au Groenland », sans « aucun coût » et sans date d'expiration. Le président américain a ajouté que les États-Unis allaient « immédiatement » commencer à développer une présence militaire importante dans l'île, en coopération avec la population groenlandaise.
Le bureau de la Première ministre Mette Frederiksen a confirmé, dans un communiqué, qu'un accord « qui renforce la sécurité dans l'Arctique et la zone nord-atlantique » devrait être signé la semaine prochaine, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, avant de passer devant les parlements danois et groenlandais. Mette Frederiksen se dit « heureuse » de cette perspective et insiste : le texte « reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume, ainsi que le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination ». C'est cette formule, reprise par plusieurs titres danois, qui structure la lecture de Copenhague : l'accord ne changerait rien au statut du Groenland, malgré des mois de pression de Donald Trump, qui n'avait pas exclu l'usage de la force.
Côté groenlandais, le Premier ministre Jens-Frederik Nielsen évoque une solution « bonne pour toutes les parties », qui « reconnaît les intérêts du Groenland » et « renforce la sécurité » du territoire, du royaume, des États-Unis et de l'alliance occidentale. Le ministre groenlandais des Affaires étrangères, Múte B. Egede, avait annoncé dès vendredi soir sur Facebook qu'un accord était « à portée de main ».
Mais la presse danoise note aussi ce qu'elle ignore encore : vendredi soir, il n'était pas possible d'obtenir davantage de détails sur l'accord, dont le contenu exact reste flou en dehors de la version donnée par Trump lui-même. L'envoyé spécial américain au Groenland, Jeff Landry, a insisté sur la dimension sécuritaire, l'accord devant empêcher « nos ennemis communs » de prendre pied dans l'Arctique. Pour la correspondante de Politiken aux États-Unis, Trump « n'a pas obtenu le Groenland », mais s'est offert un tour de piste victorieux sur les réseaux sociaux — pendant qu'à Copenhague et à Nuuk, on se dit surtout soulagés : le royaume tient, et l'OTAN a survécu.
ANGLE DOMINANT
Espagne mesure l'accord groenlandais au prisme économique ouvert par Bruxelles : pendant que Washington s'assure bases et accès aux minéraux sans dépenser un euro, l'Union européenne maintient son propre plan d'investissement sur l'île.
POINTS CLES
ANALYSE
Madrid, 19 septembre 2026. La presse espagnole reçoit l'accord américano-groenlandais moins comme un fait diplomatique isolé que comme un nouveau chapitre de la rivalité économique entre Washington et Bruxelles pour l'Arctique. Vendredi 18 septembre, Donald Trump a annoncé sur Truth Social avoir conclu avec le Royaume de Danemark et le Groenland un accord qui donne, selon ses mots, aux États-Unis « le contrôle permanent de la sécurité et de tous les autres besoins » de l'île, « sans aucun coût » pour Washington. Le président américain le qualifie d'accord « à vie infinie, sans date d'expiration » et annonce le lancement immédiat d'un processus pour développer une présence militaire élargie sur le territoire danois, qu'il décrit comme « riche en minéraux ».
Le quotidien économique Expansión situe l'annonce dans la continuité de mois de pressions de Trump, qui n'avait pas exclu de s'emparer par la force de cette île alliée de l'OTAN, et la met en regard d'un plan d'investissement de 200 millions d'euros que l'Union européenne maintient au Groenland — signe, pour Madrid, que Bruxelles entend rester un acteur économique sur l'île plutôt que de laisser le champ libre à Washington. Le journal rappelle aussi que Trump avait invoqué le projet de bouclier antimissile « Golden Dome » comme prétexte à ses revendications, et qu'il a reproché à l'Europe son manque de soutien face à l'Iran.
ElDiario.es relève que l'accord interdit désormais à tout « adversaire » des États-Unis d'installer une base, des troupes ou des investissements sensibles au Groenland sans l'aval écrit de Washington — une clause qui, pour la presse espagnole, verrouille davantage l'accès économique à l'île que sa seule dimension militaire. Aucune des deux publications ne rapporte de réaction officielle immédiate de Copenhague : l'ambassade danoise à Washington n'a pas commenté dans l'immédiat, et ElDiario.es note l'absence de réaction danoise au moment de la publication.
Pour la presse espagnole, l'enjeu dépasse donc la seule question de la souveraineté formelle du Groenland, préservée sur le papier : c'est la réserve des secteurs stratégiques et miniers aux États-Unis et à leurs alliés qui retient l'attention, dans un contexte où l'Union européenne cherche elle-même à sécuriser un accès aux ressources critiques de l'île.
ANGLE DOMINANT
Helsinki décrypte l'accord groenlandais avant tout comme une pièce de la compétition arctique naissante, avec ses bases, ses minéraux et ses routes maritimes, plus que comme un règlement du statut de l'île.
POINTS CLES
ANALYSE
Helsinki, 19 septembre 2026. Vendredi 18 septembre au soir, heure américaine, Donald Trump a annoncé sur Truth Social qu'un accord venait d'être conclu avec le Danemark et le Groenland sur la sécurité de l'île. En Finlande, pays frontalier de la Russie et membre récent de l'OTAN, la lecture qui domine n'est pas celle du statut territorial groenlandais mais celle de la mécanique de puissance arctique que l'accord installe.
Le député conservateur (kok) Jarno Limnell, cité par Ilta-Sanomat, prévient que le texte "ne règle pas toute la question groenlandaise". Ce qui compte pour Washington, écrit-il, n'est pas la propriété de l'île mais "l'accès militaire et la liberté d'action" qu'elle procure : défense de l'Amérique du Nord, surveillance de l'Arctique, contrôle des liaisons stratégiques de l'Atlantique Nord. Selon lui, l'étape suivante porte sur l'ensemble de la région arctique, où la compétition pour la présence militaire, les minéraux, les routes maritimes et les infrastructures critiques se durcit : "la rivalité des grandes puissances dans le Nord se renforce", résume-t-il sur X.
Helsingin Sanomat relate l'annonce de Trump, qui promet à Washington un "contrôle permanent" et un renforcement immédiat de la présence militaire américaine. Le journal cite le président : "Désormais, aucun ennemi des États-Unis ne pourra jamais s'installer au Groenland, y maintenir une présence militaire ou y faire des investissements sensibles sans notre autorisation écrite." D'après Reuters, relayé par HS, Washington et Copenhague ont aussi évoqué l'installation du système antimissile "Golden Dome" sur l'île, ainsi que des mesures pour limiter la présence et l'influence chinoises. La signature est attendue à New York pendant l'Assemblée générale de l'ONU, avant ratification par les parlements danois et groenlandais.
YLE Uutiset relaie l'enthousiasme du secrétaire d'État Marco Rubio, qui loue "la vision et le leadership" de Trump : l'accord "garantit durablement les intérêts sécuritaires des États-Unis dans l'Arctique sans coût pour le contribuable américain", et fait du Groenland "pour toujours" une partie de la zone de défense stratégique nord-américaine, dont "tous les adversaires seront exclus".
ANGLE DOMINANT
Paris décèle dans l'accord une reculade américaine habillée en victoire, la souveraineté du Groenland et du Danemark restant, selon la presse française, le véritable enjeu préservé face aux annonces triomphantes de Donald Trump.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 19 septembre 2026. Le Monde résume l'annonce de Donald Trump en une phrase acide : « L'utilisation d'adjectifs triomphants ne masque pas la reculade. » Vendredi 18 septembre, sur Truth Social, le président américain a affirmé avoir obtenu un « contrôle permanent » sur la sécurité du Groenland, un accord qu'il qualifie de « rêve devenu réalité » et de « durée de vie infinie », sans « aucun coût » pour Washington. La presse française retient d'abord ce que Donald Trump n'a pas obtenu : le milliardaire, qui réclamait depuis son retour à la Maison Blanche le rattachement pur et simple de l'île, voire n'excluait pas d'y recourir par la force contre un allié de l'Otan, renonce à l'extension de la souveraineté américaine sur ce territoire de 56 000 habitants.
Le communiqué nocturne de la première ministre danoise Mette Frederiksen, cité par Le Monde, insiste sur ce point : l'accord « respecte la souveraineté » du Danemark et le droit à l'autodétermination du Groenland, tout en renforçant « la sécurité partagée dans l'Arctique et dans l'Atlantique Nord », au bénéfice de l'Otan et de l'Europe. Le premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen a de son côté estimé que l'accord « reconnaît les intérêts du Groenland » et sa place dans la coopération internationale. BFMTV et 20 Minutes détaillent le contenu opérationnel du texte : Washington pourra développer « immédiatement » sa présence militaire, mais aucun « adversaire » — Chine et Russie sont explicitement visées par un responsable du département d'État — ne pourra désormais y installer de base, y envoyer des troupes ou investir dans des secteurs sensibles sans l'accord écrit de Washington. Le Groenland, riche en minerais, reste ainsi sous administration danoise.
RFI souligne que le territoire arctique revient « une nouvelle fois au centre des préoccupations géostratégiques mondiales », tandis que France 24 rappelle que Copenhague a salué un accord « bon pour l'Otan et l'Europe ». La signature, prévue en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York la semaine prochaine, devra encore être validée par les parlements danois et groenlandais avant d'entrer en vigueur — un filet de sécurité institutionnel que la presse française met en avant pour relativiser le triomphalisme de l'annonce américaine.
ANGLE DOMINANT
Budapest retient d'abord la fin d'une crise inédite entre alliés de l'OTAN : la presse hongroise détaille comment l'accord referme, sans transfert de territoire, le conflit diplomatique ouvert par les menaces de Trump de s'emparer du Groenland par la force.
POINTS CLES
ANALYSE
Budapest, 19 septembre 2026. La presse hongroise retient d'abord la clôture d'une crise inédite entre alliés de l'OTAN : selon Telex, l'accord conclu vendredi 18 septembre entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland referme « le conflit diplomatique de plusieurs mois » déclenché par les propos de Donald Trump sur une possible annexion, y compris par la force, de l'île. Sur Truth Social, le président américain a annoncé que le texte donne à Washington « le contrôle permanent » de la sécurité du Groenland, « sans aucun coût », et qu'il n'a « aucune date d'expiration ». Selon un responsable anonyme du département d'État cité par Telex, l'accord accorde aux États-Unis des droits permanents d'accès, de stationnement et de survol, la possibilité de construire de nouvelles installations militaires sans approbation danoise ou groenlandaise distincte, interdit à tout pays hors OTAN d'y établir une base, et réserve les investissements jugés sensibles aux États-Unis et à leurs alliés — en excluant explicitement la Russie et la Chine.
444.hu rappelle que Washington disposait déjà, depuis un traité de 1951, de droits quasi complets sur l'espace aérien et les bases militaires du Groenland — insuffisants aux yeux de Trump, qui avait, en début d'année, provoqué une forte tension transatlantique en réclamant l'île « coûte que coûte », allant jusqu'à évoquer le recours à l'armée et à se mettre en scène plantant le drapeau américain sur des cartes présentant le territoire comme partie des États-Unis.
Le cabinet de la Première ministre danoise Mette Frederiksen assure, selon HVG, que le texte « reconnaît l'indépendance et l'intégrité territoriale » du Danemark ainsi que le droit à l'autodétermination des Groenlandais, et qu'il renforce la sécurité de l'Atlantique Nord et de l'Arctique. Le chef du gouvernement autonome groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a de son côté salué un texte qui « reconnaît les intérêts propres » du Groenland et conforte sa place dans la coopération internationale. La signature, encore soumise à l'approbation des parlements danois et groenlandais, est prévue la semaine prochaine à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Le secrétaire d'État Marco Rubio a également commenté l'accord, sans que le détail de ses propos soit rapporté dans son intégralité par la presse hongroise.
ANGLE DOMINANT
Israël retient de l'accord américano-groenlandais un modèle de sécurité sans faille : un allié mineur placé sous protection permanente d'une grande puissance, avec interdiction formelle d'accès pour tout acteur extérieur jugé hostile.
POINTS CLES
ANALYSE
Jérusalem, 19 septembre 2026. Les deux titres israéliens qui rapportent l'accord entre Washington, Copenhague et Nuuk le font au plus près des mots mêmes de Donald Trump, sans commentaire critique ajouté. Le Jerusalem Post cite intégralement le message publié par le président américain sur X : « At my direction, we worked with representatives of Denmark and Greenland to guarantee that the United States will forever have the complete ability to do what is necessary in Greenland in order to secure and defend the security of Greenland, and the United States of America. » Le journal souligne que ce dispositif sécuritaire ne coûtera « aucun coût » à Washington et que le renforcement de la présence militaire américaine sur l'île commencera « immédiatement ».
Arutz Sheva, dans sa dépêche, retient une formule plus offensive de Trump — « This is a dream come true for the United States of America » — et insiste sur un point précis de l'accord : l'interdiction faite à des adversaires d'installer des bases militaires sur le territoire groenlandais. C'est cet élément d'exclusion, plus que la question de la souveraineté danoise ou groenlandaise, qui structure le traitement israélien du dossier.
Ni le Jerusalem Post ni Arutz Sheva ne détaillent le contenu juridique du texte : la référence à un accord de défense hérité de la guerre froide ou l'extension du nombre de bases américaines n'apparaissent dans aucun des deux articles consultés. Les deux titres se limitent à l'annonce présidentielle et à sa portée sécuritaire immédiate, sans reprendre les déclarations attribuées à un responsable du département d'État sur les droits d'accès, de stationnement et de survol.
Aucun des deux articles ne mentionne la réaction de la Première ministre danoise Mette Frederiksen ni celle du Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen, ni le calendrier de signature prévu en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Le prisme retenu est celui d'un accord de sécurité à durée illimitée, consenti par un petit territoire à une puissance alliée en échange d'une protection totale et gratuite — une lecture qui fait écho, sans le dire explicitement, aux arrangements de défense dont Israël lui-même dépend vis-à-vis des États-Unis. La mention par Arutz Sheva de l'exclusion d'adversaires potentiels des bases groenlandaises trouve un écho particulier dans un pays habitué à mesurer sa propre sécurité à l'aune de la présence ou de l'absence de puissances rivales dans son voisinage.
ANGLE DOMINANT
New Delhi retient que la souveraineté reste formellement danoise, même si Washington obtient un contrôle sécuritaire permanent sur le Groenland.
POINTS CLES
ANALYSE
New Delhi, 19 septembre 2026. La presse indienne rapporte l'annonce de Donald Trump vendredi 18 septembre sur les réseaux sociaux : un accord avec le Royaume du Danemark et le Groenland qui donnerait aux États-Unis « le contrôle permanent de la sécurité » de l'île arctique, sans « aucun coût pour les États-Unis ». Le Times of India souligne d'emblée un point que Washington n'a pas mis en avant dans son message : « la souveraineté reste avec le Danemark ». Pour les rédactions indiennes, cette précision compte autant que l'annonce elle-même, dans un pays où la question de l'intégrité territoriale reste une sensibilité politique constante.
Le Hindu Business Line rappelle que ce texte marque un net recul par rapport aux menaces répétées de Trump de s'emparer du territoire danois semi-autonome, des mois de pression qui avaient « fracturé l'alliance transatlantique » et posé, selon le journal, « l'un des défis les plus graves à l'OTAN depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ». L'accord doit être signé la semaine prochaine, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, par les dirigeants du Danemark et du Groenland, précisent les deux titres.
Citant le message de Trump repris en larges extraits, les journaux indiens détaillent les termes avancés côté américain : Washington affirme obtenir « la capacité complète de faire ce qui est nécessaire » pour assurer la sécurité de l'île « pour toujours », et se réserve le droit d'empêcher tout « adversaire américain » d'y installer une base, une présence militaire ou des investissements sensibles « sans notre approbation écrite expresse ». Trump annonce vouloir « développer immédiatement une présence militaire importante dans la partie appropriée du Groenland », en disant vouloir « travailler avec le peuple groenlandais ».
Ni le Times of India ni le Hindu Business Line ne rapportent, à ce stade, l'intégralité du texte de l'accord, Trump n'ayant pas fourni davantage de détails vendredi. Les deux titres notent que l'annonce marque la fin, au moins provisoire, d'une saga longue de plusieurs mois entre Washington et un allié européen de l'OTAN.
ANGLE DOMINANT
Rome traduit l'annonce de Donald Trump en verrou stratégique arctique : accès militaire permanent pour Washington, porte fermée à la Chine et à la Russie sur l'île groenlandaise.
POINTS CLES
ANALYSE
Rome, 19 septembre 2026. La presse italienne relaie sans détour l'annonce faite vendredi 18 septembre par Donald Trump sur son réseau Truth Social : un accord avec le Royaume de Danemark et le Groenland qui offre, selon ses mots, aux États-Unis « le contrôle permanent de la sécurité et de tous les autres besoins » de l'île arctique. Adnkronos, ANSA et La Repubblica reprennent la citation présidentielle presque mot pour mot, signe que l'annonce s'est imposée telle quelle, sans contradicteur danois ou groenlandais dans les colonnes transalpines.
Le texte insiste sur l'absence de coût pour Washington - « Non ci sarà alcun costo per gli Stati Uniti ! », a écrit Trump - et sur la durée de l'engagement, qualifié d' « accord à vie infinie », sans échéance. La clause la plus commentée par ANSA et La Repubblica est celle de l'exclusion : « d'ora in avanti, nessun avversario degli Stati Uniti potrà mai stabilire una base o una presenza militare sull'isola né effettuare investimenti sensibili nell'area, senza la nostra espressa approvazione scritta ». La Repubblica résume la portée du verrou : l'accord « impedisce a Cina, Russia e ad altri Paesi che non fanno parte della Nato di creare basi militari o avere soldati in Groenlandia ».
Trump revendique par ailleurs le lancement immédiat d'un processus pour développer une présence militaire américaine significative « in un'area appropriata », en collaboration, dit-il, avec la population groenlandaise elle-même. Il inscrit sa décision dans un temps long : « per oltre 100 anni, i presidenti americani hanno conosciuto l'importanza strategica della Groenlandia », mais aucun n'avait, selon lui, réglé la question de façon permanente. « Si tratta di un sogno che si realizza per l'America », a-t-il conclu, revendiquant un succès diplomatique qu'aucun de ses prédécesseurs n'avait obtenu sur ce dossier arctique.
Pour la presse italienne, l'accord se lit d'abord comme un verrou stratégique arctique fermé aux rivaux de l'Alliance atlantique plutôt que comme un dossier de souveraineté groenlandaise - les positions de Copenhague et de Nuuk n'apparaissent pas dans les dépêches consultées, seule la version présidentielle américaine structure le récit publié à Rome. Aucun des trois articles ne mentionne de calendrier de signature ni de vote parlementaire, l'accent restant porté sur l'annonce elle-même et sur la clause d'exclusion des rivaux non membres de l'OTAN.
ANGLE DOMINANT
Vilnius mesure l'accord groenlandais à l'aune de sa propre histoire de petite nation voisine d'une grande puissance, entre garanties affichées de souveraineté et réseaux d'influence financière révélés en coulisses.
POINTS CLES
ANALYSE
Vilnius, 19 septembre 2026. La presse lituanienne rapporte l'accord conclu entre Washington, Copenhague et Nuuk avec une prudence teintée par sa propre histoire de petit État voisin d'une grande puissance. Selon 15min, Donald Trump a annoncé sur Truth Social que les États-Unis obtiennent « le contrôle permanent de la sécurité et de tous les autres besoins » au Groenland, un accord qu'il qualifie de « vie infinie » — « sans fin ». Le président américain, 80 ans, affirme qu'« aucun adversaire des États-Unis ne pourra plus jamais avoir de base au Groenland, de présence militaire au Groenland ni mener d'investissements sensibles au Groenland sans notre accord écrit explicite », et annonce que Washington « commencera immédiatement à bâtir une importante présence militaire » sur l'île.
Le bureau de la Première ministre danoise Mette Frederiksen insiste sur le fait que le texte « reconnaît conjointement la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume ainsi que le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination ». La signature doit intervenir la semaine prochaine, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, avant ratification par les parlements danois et groenlandais — un calendrier que 15min relève sans détailler les clauses précises de l'accord.
Mais c'est un second article, publié par Verslo žinios, qui apporte à la lecture lituanienne sa tonalité la plus critique. Le titre économique cite l'hebdomadaire danois Weekendavisen et le média groenlandais Sermitsiaq : un proche de Donald Trump, Ronald Lauder, héritier de l'empire cosmétique Estée Lauder, aurait fait acheter une maison de grande valeur — plus de 700 000 euros — à des responsables politiques groenlandais. C'est ce même Lauder qui aurait suggéré à Trump l'idée d'acquérir le Groenland et se serait proposé comme intermédiaire auprès du gouvernement danois. Des sources citées par le journal estiment que l'objectif du montage financier est d'influencer la politique groenlandaise par l'argent plutôt que par la pression diplomatique.
Pour un pays balte habitué à observer comment les grandes puissances négocient au-dessus de la tête des petites nations, ce double éclairage — garanties officielles de souveraineté d'un côté, réseaux d'influence financière de l'autre — alimente une lecture prudente : l'accord protège le Groenland sur le papier, mais les méthodes qui l'ont précédé rappellent que l'autonomie d'un petit territoire reste négociable.
ANGLE DOMINANT
Mexico mesure la portée d'un accord qui, sans transfert formel de souveraineté, offre à Washington un contrôle militaire permanent sur le Groenland — un précédent que la presse locale rapporte avec la prudence d'un pays lui-même voisin direct des États-Unis.
POINTS CLES
ANALYSE
Mexico, 19 septembre 2026. La presse mexicaine reprend, sobre et factuelle, l'annonce faite vendredi 18 septembre par le président américain Donald Trump : un accord avec le Royaume du Danemark et le Groenland qui donnerait à Washington, selon ses propres mots, le « contrôle permanent » de la sécurité du territoire autonome danois. Le message a été publié sur son réseau Truth Social, rapportent Vanguardia MX, El Siglo de Torreón et El Norte.
Selon El Siglo de Torreón, l'accord permettrait aux États-Unis d'assumer « pour toujours » la responsabilité de garantir la sécurité du Groenland et des États-Unis eux-mêmes ; aucun adversaire américain ne pourrait y établir de base ou de présence militaire, ni y réaliser d'investissements sensibles sans l'autorisation expresse de Washington. Le journal cite Trump : « Este es un acuerdo de vida indefinida, no tiene fin » — un accord à vie, sans fin. Washington prévoit d'entamer « immédiatement » le processus pour développer une présence militaire importante sur l'île.
El Norte, via une dépêche de REFORMA, précise le cadre de l'annonce : Trump s'est exprimé depuis Washington vendredi à 15h48, affirmant avoir conclu un pacte avec le Royaume du Danemark accordant aux États-Unis le « contrôle permanent » de la sécurité groenlandaise. Vanguardia MX classe l'information parmi les nouvelles internationales majeures du week-end, aux côtés de la proposition d'Ursula von der Leyen d'un statut de « membre associé » pour le Canada et de la condamnation par l'Ukraine des élections russes tenues dans les territoires occupés — signe que la presse mexicaine situe l'épisode groenlandais dans un fil plus large de recompositions entre grandes puissances.
Pour Mexico, voisin direct et longtemps confronté aux pressions territoriales et commerciales de Washington, la formule reprise par les médias locaux — contrôle « permanent », accord « sans fin », sans transfert formel de souveraineté — n'est pas anodine : elle rappelle qu'un pacte de sécurité peut suffire à ancrer durablement une présence militaire étrangère sans qu'un titre juridique change de mains. Aucun des articles consultés ne relaie la position officielle de Copenhague ou de Nuuk ; la version rapportée reste, pour l'instant, essentiellement celle donnée par Trump lui-même.
ANGLE DOMINANT
Oslo pèse l'accord groenlandais à l'aune de sa propre frontière arctique, entre exercice de l'OTAN en cours autour de l'île et scepticisme d'un expert sur la portée réelle des annonces de Trump
POINTS CLES
ANALYSE
Oslo, 19 septembre 2026. Depuis la Norvège, voisine arctique du Groenland et alliée de l'OTAN, l'accord annoncé vendredi soir par Donald Trump est lu avant tout à travers le prisme de la sécurité régionale. Sur Truth Social, le président américain affirme que Washington obtient « le contrôle permanent de la sécurité » de l'île, « sans aucun coût », et qualifie le texte d'« Infinite Life Agreement », sans date d'expiration. Le gouvernement danois confirme dans la soirée qu'une signature est attendue la semaine prochaine, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, avant un passage devant les parlements danois et groenlandais.
La Première ministre Mette Frederiksen insiste sur le fait que l'accord « reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale du royaume », ainsi que le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination. Le chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, y voit une reconnaissance des « intérêts du Groenland » et de sa place dans la coopération internationale. Trump annonce de son côté que les États-Unis vont commencer à bâtir une présence militaire plus importante sur l'île, et que les pays jugés adversaires par Washington ne pourront ni y installer de bases ni y réaliser d'investissements sensibles sans autorisation écrite américaine.
La presse norvégienne relie l'annonce à un contexte régional déjà militarisé : l'OTAN mène actuellement l'exercice Arctic Sentry autour du Groenland, avec des F-35 danois, tandis que des soldats danois s'y trouvent en rotation depuis janvier. Le chef d'état-major danois, Peter Boysen, plaide pour un stationnement permanent de troupes sur l'île, jugeant la connaissance du terrain et du climat par l'armée danoise précieuse pour la sécurité de l'Arctique.
Un expert américaniste norvégien, Hilmar Mjelde, appelle toutefois à la prudence : Trump, dit-il, gonfle toujours les percées annoncées dans ses négociations, qui se révèlent souvent n'être guère plus qu'un titre sans substance ni détail. Il rappelle qu'un accord de défense entre Washington et Copenhague existe déjà, remontant à la guerre froide, et que le contenu précis du nouveau texte demeure, à ce stade, largement inconnu — y compris les modalités exactes de l'exclusion promise aux pays extérieurs à l'OTAN.
ANGLE DOMINANT
Islamabad mesure avant tout la dimension sécuritaire de l'accord conclu vendredi entre Washington, Copenhague et Nuuk, qui verrouille l'accès militaire et financier de la Russie et de la Chine au Groenland.
POINTS CLES
ANALYSE
Islamabad, 19 septembre 2026. Les dépêches reprises par la presse pakistanaise sur l'accord américano-danois pour le Groenland insistent d'abord sur son volet militaire, dans un contexte de rivalité entre grandes puissances pour l'Arctique. Vendredi 18 septembre, Donald Trump a annoncé sur Truth Social que "les États-Unis d'Amérique ont conclu un accord avec le Royaume du Danemark et le Groenland, qui donne aux États-Unis le contrôle permanent de la sécurité, et de tous les autres besoins, au Groenland". Il ajoute que "désormais, aucun adversaire des États-Unis ne pourra JAMAIS avoir de base au Groenland, avoir une présence militaire au Groenland, ou effectuer des investissements sensibles au Groenland, sans notre approbation écrite expresse", qualifiant le texte d'accord "à vie infinie".
Selon Reuters, cité par la presse locale, Washington disposait déjà de droits de survol et de stationnement quasi totaux au Groenland en vertu d'un traité de 1951, et le territoire héberge déjà une base des Space Force dans son extrême nord-ouest. Le nouvel accord, précisent ces dépêches, reste toutefois en deçà de l'ambition affichée par Donald Trump d'acquérir purement et simplement l'île, objectif qu'il n'avait pas exclu de poursuivre par la force contre un territoire de 56 000 habitants appartenant à un allié de l'OTAN.
Le cabinet de la Première ministre danoise Mette Frederiksen a de son côté présenté l'accord comme reconnaissant "la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume ainsi que le droit à l'autodétermination du peuple groenlandais", et annoncé sa signature la semaine prochaine, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, avant ratification par les parlements danois et groenlandais. Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen a également salué un texte reconnaissant, selon lui, les intérêts de son territoire.
Pour la presse pakistanaise, l'élément saillant reste l'exclusion explicite de la Russie et de la Chine de toute base, présence militaire ou investissement sensible sur l'île arctique, ainsi que l'annonce par Washington d'un renforcement militaire immédiat. L'accord clôt des mois de pression de Donald Trump sur un allié de l'OTAN, sans toutefois transférer la souveraineté du territoire.
ANGLE DOMINANT
Bucarest mesure dans l'accord la confirmation d'une doctrine américaine : verrouiller l'Arctique face à la Russie et à la Chine, un réflexe que la Roumanie, flanc oriental de l'OTAN, reconnaît comme le sien face à Moscou.
POINTS CLES
ANALYSE
Bucarest, 19 septembre 2026. La presse roumaine relaie l'annonce faite vendredi 18 septembre par Donald Trump sur Truth Social d'un « pacte de sécurité arctique » avec le Danemark et le Groenland, que le président américain a qualifié de « triomphe » personnel. Selon Digi24, qui cite The Guardian, l'ampleur exacte de l'accord que Trump a décrit comme « très important, historique et spécial » reste floue, mais les dirigeants danois et groenlandais ont indiqué qu'il serait signé par les trois gouvernements en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, la semaine prochaine à New York.
Sur les réseaux sociaux, Trump a présenté l'accord comme donnant aux Etats-Unis « le contrôle permanent de la sécurité et de tous les autres besoins du Groenland, réglant complètement TOUTES nos nombreuses préoccupations », et a promis de lancer « immédiatement » le développement d'une présence militaire élargie dans la partie concernée de l'île. Digi24 rappelle que Washington dispose déjà d'une présence sur le territoire et du droit d'étendre ses bases, via l'OTAN, depuis la base de Pituffik installée pendant la guerre froide.
Mediafax relaie les réactions de Copenhague et de Nuuk. La Première ministre danoise Mette Frederiksen a salué un accord qui « renforce la sécurité commune en Arctique et dans l'Atlantique Nord » et se révèle donc « bon pour l'OTAN et l'Europe », tout en assurant qu'il « reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale » du Royaume et « le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination ». Le Premier ministre groenlandais Jens Frederik Nielsen l'a qualifié de « compromis » qui « reconnaît les intérêts du Groenland ».
Le Département d'Etat américain a précisé, selon Mediafax, que les « adversaires » visés par la clause d'exclusivité sont la Russie et la Chine : ceux-ci ne pourront plus détenir de base, maintenir une présence militaire ni réaliser d'investissements sensibles au Groenland sans « l'approbation expresse et écrite » de Washington. Digi24 relie enfin l'annonce au calendrier électoral américain, l'accord survenant quelques semaines avant les élections de mi-mandat de novembre, alors que la guerre en Iran pèse sur les Républicains.
ANGLE DOMINANT
Moscou retient de l'accord américano-danois sur le Groenland moins une clarification de souveraineté qu'une clause d'exclusion visant explicitement les rivaux de Washington, Russie comme Chine, désormais écartés de toute base ou tout investissement sensible sur l'île.
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, 19 septembre 2026. La presse russe retient d'abord de l'accord annoncé vendredi 18 septembre par Donald Trump une clause d'exclusion visant les rivaux de Washington, plus que le règlement d'un différend territorial entre alliés. Interfax, citant une source de Fox News, précise que « seuls les États-Unis et leurs alliés » pourront investir dans les télécommunications, les câbles sous-marins, les ports et les mines du Groenland, une clause destinée, selon la source citée, à éviter « une situation comme celle du Panama avec les investissements chinois ». Vedomosti cite Trump : « aucun adversaire des États-Unis ne pourra jamais avoir de base au Groenland, de présence militaire au Groenland (...) sans notre approbation écrite explicite ».
Le secrétaire d'État Marco Rubio, cité par TASS et RIA Novosti, justifie l'accord par l'incapacité financière du Danemark et du Groenland à défendre le territoire : Copenhague et Nuuk « n'ont pas les moyens financiers nécessaires pour défendre le Groenland en cas d'attaque ou de menace », a-t-il déclaré à Fox News, ajoutant que l'île fait désormais « pour toujours » partie de la zone de défense de l'Amérique du Nord.
Interfax ajoute, toujours via la source citée par Fox News, que Washington pourra construire de nouvelles installations militaires sans l'accord de Copenhague ni de Nuuk — une simple consultation suffira — et que ces conditions resteraient valables même en cas d'indépendance du Groenland. Sputnik rappelle qu'une équipe militaire américaine a inspecté le 17 septembre l'aérodrome de Narsarsuaq, dans le sud de l'île, dont la durée d'exploitation a été prolongée d'un an pour évaluer un usage par l'OTAN.
Trump, sur Truth Social, qualifie l'accord de pacte « à vie infinie », sans coût pour Washington, et affirme que plus de cent présidents américains connaissaient l'importance stratégique du Groenland sans jamais avoir réussi à agir. Le cabinet de la Première ministre danoise Mette Frederiksen, cité par TASS, assure de son côté que le texte « reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale » du royaume et le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination ; la signature doit intervenir la semaine prochaine, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.
ANGLE DOMINANT
Stockholm scrute l'accord américano-danois à l'aune de sa propre présence militaire sur l'île, où une quarantaine de soldats suédois participent cette semaine à l'exercice Arctic Shield aux côtés de onze pays de l'Otan.
POINTS CLES
ANALYSE
Stockholm, samedi 19 septembre 2026. La presse suédoise reçoit l'annonce de l'accord américano-danois sur le Groenland à travers le prisme de sa propre présence militaire sur l'île. Vendredi soir, heure suédoise, Donald Trump a annoncé sur Truth Social avoir obtenu « le contrôle permanent de la sécurité et de tous les autres besoins » du Groenland, un accord qu'il qualifie d'« éternel », à « durée illimitée » et sans coût pour Washington. Au même moment, une quarantaine de soldats du Hemvärnet suédois, issus de la région de Göteborg, participaient sur l'île à l'exercice Arctic Shield, aux côtés de 400 militaires venus de onze pays de l'Otan, chargés d'y protéger des infrastructures critiques et de s'entraîner face aux drones, une leçon tirée de la guerre en Ukraine — les États-Unis, eux, n'y prenaient pas part. Expressen relève que la piste de l'aéroport désaffecté de Narsarsuaq, théâtre de cet exercice, figurerait sur la liste des futures bases envisagées par Washington.
Le cabinet de la première ministre danoise Mette Frederiksen assure que le texte « reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale » du royaume ainsi que le droit à l'autodétermination du peuple groenlandais ; il doit être signé la semaine prochaine, à l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU, avant un vote des parlements danois et groenlandais. Le premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen le juge « à l'avantage de nous tous ». Selon des sources du département d'État citées par Reuters et reprises par Svenska Dagbladet, l'accord garantit l'absence de bases russes ou chinoises, interdit l'envoi de troupes étrangères et prévoit des mécanismes pour bloquer les investissements dans les secteurs sensibles.
Sveriges Radio situe l'enjeu dans une lecture strictement sécuritaire : selon son correspondant à Washington, le Groenland constitue pour les États-Unis « un tampon entre l'Amérique du Nord et des adversaires comme la Russie ou la Chine ». Dagens Nyheter relaie de son côté les doutes d'un expert en sécurité, Marc Jacobsen, sur une transaction immobilière à Nuuk : une société d'investissement américaine aurait versé plusieurs millions de couronnes au compagnon de la responsable politique groenlandaise Vivian Motzfeldt pour l'achat d'une maison, une affaire qui ravive selon lui les questions sur l'influence politique américaine sur l'île.
ANGLE DOMINANT
Singapour retient d'abord le verrou sécuritaire de l'accord : l'exclusion explicite des adversaires de Washington de toute base ou investissement au Groenland, plus que son volet diplomatique.
POINTS CLES
ANALYSE
Singapour, 19 septembre 2026. La presse locale reprend l'annonce faite vendredi par Donald Trump sur Truth Social : un accord entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland qui, selon le président américain, garantit à Washington « la capacité complète et permanente de faire ce qui est nécessaire au Groenland pour sécuriser et défendre la sécurité du Groenland, et des États-Unis d'Amérique ». Channel News Asia et le Straits Times, tous deux repris de dépêches Reuters, mettent en avant la même phrase : Trump écrit qu'« à partir de maintenant, aucun adversaire des États-Unis ne pourra jamais avoir de base au Groenland, de présence militaire au Groenland, ni faire d'investissements sensibles au Groenland, sans notre autorisation écrite expresse ».
Le Straits Times précise que Washington disposait déjà de droits de survol et de stationnement quasi totaux au Groenland en vertu d'un traité de 1951, et que l'île héberge une base de la Space Force dans son extrême nord-ouest. Le journal rappelle que Reuters avait rapporté en exclusivité, dès le 18 septembre, qu'un accord se dessinait pour une présence militaire américaine accrue, mais « bien en deçà » du rêve de longue date de Trump d'acquérir le territoire. Channel News Asia relève de son côté que le texte n'a « pas de date d'expiration » et que le président a promis, sans détailler, un déploiement militaire important sur une île qui ne compte à ce jour qu'une base américaine.
Les deux titres citent Trump qualifiant l'accord de « rêve devenu réalité pour les États-Unis d'Amérique », sans reprendre la formule à leur compte. Aucun des deux ne développe, dans les passages disponibles, la réaction du gouvernement groenlandais ni le calendrier parlementaire à Nuuk et à Copenhague : l'un et l'autre restent calés sur la version américaine des faits, telle que diffusée sur les réseaux sociaux et relayée par l'agence Reuters.
Pour Singapour, petite nation habituée à mesurer les rapports de force entre grandes puissances depuis sa propre position stratégique, ce type d'accord illustre comment un territoire de 56 000 habitants devient l'objet d'un verrouillage sécuritaire régional : exclusion explicite des rivaux de toute base ou investissement, présence militaire renforcée, mais sans transfert de souveraineté formel. La reprise quasi intégrale des dépêches Reuters par la presse locale place la focale sur ce verrou sécuritaire plutôt que sur la dimension diplomatique du dossier.
ANGLE DOMINANT
Ankara dissocie le triomphalisme de Donald Trump du texte encore non signé, une prudence qui renvoie aux mois de tensions provoqués au sein de l'OTAN par les menaces américaines contre un allié.
POINTS CLES
ANALYSE
Ankara, 19 septembre 2026. La presse turque reçoit l'annonce de Donald Trump avec une prudence marquée, soulignant l'écart entre le triomphalisme du président américain et la réalité d'un texte encore non signé. Sur Truth Social, vendredi 18 septembre, Donald Trump a affirmé avoir obtenu, avec le Royaume du Danemark et le Groenland, un accord de sécurité lui donnant un « contrôle permanent » sur l'île arctique, « sans aucun coût » pour Washington, qu'il a qualifié d'« accord à vie infinie ». Mais Bianet, média d'investigation turc, relève qu'aucun texte de l'accord n'a été rendu public : le bureau de la Première ministre danoise Mette Frederiksen a précisé que l'accord n'était pas encore signé et que sa signature par les trois gouvernements était attendue « la semaine prochaine », lors de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, avant son entrée en vigueur après ratification parlementaire au Danemark et au Groenland.
BBC News Türkçe cite Mette Frederiksen affirmant que le texte renforcera la sécurité commune dans l'Arctique et l'Atlantique Nord, tout en reconnaissant la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume ainsi que le droit du peuple groenlandais à disposer de lui-même — une formulation que la Première ministre a mise en avant sans confirmer explicitement le récit du contrôle « permanent » avancé par Trump.
Daily Sabah replace l'épisode dans son contexte : les menaces répétées de Donald Trump, qui n'a jamais exclu le recours à la force pour s'emparer du territoire, ont provoqué selon le journal des mois de tension entre les États-Unis, le Groenland et le Danemark, et plus largement au sein de l'alliance de l'OTAN. Le titre rappelle qu'un sondage danois de janvier 2025 montrait que 85 % des Groenlandais rejetaient un rattachement aux États-Unis, et que Pékin et Moscou avaient rejeté les arguments de Trump évoquant une menace chinoise ou russe. Selon les termes cités par Trump, aucun « adversaire » des États-Unis ne pourra désormais installer de base, maintenir une présence militaire ou réaliser des investissements sensibles au Groenland sans autorisation écrite de Washington. Bianet précise que Trump a par ailleurs annoncé le lancement immédiat de travaux pour installer une présence militaire élargie dans les « zones appropriées » du Groenland, sans attendre la signature formelle du texte annoncé.
ANGLE DOMINANT
Londres scrute l'accord à l'aune de la clause qui exclut Russie et Chine du Groenland, plus que des envolées de Donald Trump sur un territoire « à vie infinie ».
POINTS CLES
ANALYSE
Londres, 19 septembre 2026. La presse britannique reçoit l'accord annoncé vendredi soir sur les réseaux sociaux par Donald Trump avec une prudence marquée, soulignant l'écart entre les formules du président américain et les précisions, plus mesurées, venues de Copenhague. Le président a revendiqué sur Truth Social un contrôle "permanent over security, and all other needs" du Groenland, "sans aucun coût" pour Washington, qu'il a qualifié d'accord à "infinite life", permettant aux États-Unis de faire, selon ses mots, "ce qui est nécessaire pour sécuriser et défendre" l'île "pour toujours". La Première ministre danoise Mette Frederiksen a confirmé la signature prochaine, à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations unies, mais a insisté sur le fait que le texte "strengthens security in the Arctic and the North Atlantic area" tout en reconnaissant la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume et le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination, une nuance que Trump n'a pas reprise dans son annonce, relève la BBC. Le chef du gouvernement groenlandais Jens-Frederik Nielsen a lui aussi pris la parole pour situer l'accord dans les intérêts de son territoire.
La couverture britannique retient surtout la clause la plus opérationnelle du texte : l'exclusion des adversaires américains, Russie et Chine en tête, qui ne pourront plus établir de base, maintenir une présence militaire ou réaliser des investissements sensibles au Groenland sans l'aval écrit de Washington. The Independent rappelle que Trump justifiait depuis des mois sa pression sur l'île par la présence de "Russian and Chinese ships all over the place", et que les États-Unis vont désormais développer une présence militaire importante sur le territoire arctique. Le journal note aussi que le contenu exact de l'accord reste flou et documente les manifestations groenlandaises contre la mainmise américaine, pancartes "Make Americans Go Away" à l'appui. Le Daily Mail, de son côté, reproduit largement la version de Trump sans la confronter aux réserves danoises. Pour la presse britannique, l'épisode clôt des mois de menaces d'annexion par la force contre un territoire de 56 000 habitants appartenant à un allié de l'OTAN, sans qu'aucun transfert de souveraineté ne soit acté — mais en verrouillant stratégiquement l'Arctique face à Moscou et Pékin.
ANGLE DOMINANT
Washington revendique une victoire sécuritaire totale en Arctique, obtenue selon elle sans aucun coût ni cession de souveraineté américaine à négocier.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 19 septembre 2026. Les États-Unis revendiquent une victoire sécuritaire totale en Arctique. Vendredi 18 septembre, Donald Trump a annoncé sur Truth Social avoir conclu avec le Royaume de Danemark et le Groenland un accord qui donne, selon lui, « le contrôle permanent de la sécurité, et de tous les autres besoins, au Groenland, répondant complètement à TOUTES nos nombreuses préoccupations américaines ». Il assure que ce pacte, qu'il qualifie d'accord « à vie infinie », n'a « AUCUN COÛT » pour les contribuables américains.
Le secrétaire d'État Marco Rubio a salué « une victoire immense pour les États-Unis et le peuple américain », affirmant que l'accord « garantit de façon permanente les intérêts sécuritaires américains en Arctique, à coût nul pour le contribuable ». Selon lui, « le Groenland fera à jamais partie de la zone de défense stratégique de l'Amérique du Nord » et en exclura « tout adversaire ». Un haut responsable du département d'État, cité par plusieurs médias américains, détaille que Washington obtient des droits permanents d'accès, de stationnement et de survol, la possibilité d'augmenter le nombre de ses bases, ainsi qu'un droit de regard sur toute présence militaire non-OTAN et sur les investissements dans les secteurs sensibles, visant explicitement la Chine et la Russie.
Le texte s'appuie sur un accord de défense datant des années 1950 et, selon les responsables cités, s'arrête loin d'une prise de contrôle du territoire que Trump avait longtemps réclamée. L'accord doit être signé la semaine prochaine à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, avant ratification par les parlements danois et groenlandais.
La presse américaine relie aussi cette annonce au calendrier intérieur : elle intervient après l'opération militaire ayant chassé le président vénézuélien Nicolás Maduro et l'entrée en guerre aux côtés d'Israël contre l'Iran, et permet à Trump de revendiquer un succès de politique étrangère avant les élections de mi-mandat, dans un contexte où le conflit iranien a fragilisé sa promesse de campagne d'éviter les engagements extérieurs. Selon le département d'État, l'accord n'a pas de date d'expiration et restera en vigueur « même si le Groenland devient un pays pleinement indépendant », tandis que l'île héberge déjà une base américaine sur sa côte ouest depuis les années 1950.
ANGLE DOMINANT
Dhaka retient surtout la mise en garde d'un universitaire de Copenhague selon qui la « relation coloniale » du Groenland avec le Danemark pourrait être remplacée par une relation coloniale avec les États-Unis, lecture qui résonne pour un pays lui-même né d'une rupture avec une puissance tutélaire.
POINTS CLES
ANALYSE
Dhaka, 19 septembre 2026. La presse bangladaise, qui reprend les dépêches de l'AFP et de Reuters, retient d'abord la tension entre les mots de Donald Trump et ceux de Copenhague. Le président américain a annoncé vendredi que l'accord donne à Washington « le contrôle permanent » de la sécurité du Groenland, un texte « à vie infinie, il n'y a pas de fin ». Le Danemark, lui, insiste sur le fait que sa souveraineté reste intacte : la Première ministre Mette Frederiksen affirme que l'accord « reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume et le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination ». Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen dit lui aussi se réjouir d'un texte qui « reconnaît les intérêts du Groenland ».
Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, a salué une « semaine qui pourrait être bonne » pour les trois parties, tout en soulignant que l'accord respecte les « lignes rouges » de Copenhague. Mais des commentateurs danois cités par les agences relativisent la portée de l'annonce : Washington pouvait déjà, selon un pacte de défense de 1951 actualisé en 2004, renforcer sa présence militaire sur l'île à condition d'en informer Copenhague et Nuuk à l'avance. Un professeur de sciences politiques de l'université de Copenhague, Mikkel Vedby Rasmussen, va plus loin en évoquant le risque de voir « la relation coloniale avec le Danemark remplacée par une relation coloniale avec les États-Unis » si Copenhague cède un pouvoir formel à Washington.
Les articles rapportent que Washington veut ouvrir trois nouvelles bases dans le sud du Groenland, en plus de la base de Pituffik dans le nord, et que l'accord interdirait toute base ou investissement russe ou chinois dans les secteurs sensibles. La signature est attendue la semaine prochaine, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, après des mois de tension où Trump n'excluait pas l'usage de la force contre ce territoire de 57 000 habitants. L'OTAN a salué un texte de nature à « renforcer la sécurité, la stabilité et la coopération » dans la région, après avoir lancé une nouvelle mission arctique pour rassurer l'alliance.
À Copenhague, l'accueil reste partagé : un retraité de 80 ans confie aux agences qu'il ne fait « vraiment pas confiance » à Donald Trump, tandis qu'un salarié plus jeune estime que Washington obtient « ce qu'il aurait pu avoir depuis le début, en demandant simplement gentiment ».
ANGLE DOMINANT
Tallinn mesure dans l'accord Groenland-Washington un signal direct pour les pays de première ligne face à la Russie : verrouiller par contrat l'accès aux bases et aux investissements sensibles d'un territoire allié, pour en écarter Moscou et Pékin.
POINTS CLES
ANALYSE
Tallinn, 19 septembre 2026. La presse estonienne a suivi de près l'annonce faite vendredi soir par Donald Trump : un accord de sécurité entre Washington, Copenhague et Nuuk censé mettre fin à des mois de tensions nées des menaces répétées du président américain de placer le Groenland sous contrôle des États-Unis. Selon Õhtuleht, Trump affirme que l'accord donne aux États-Unis « le contrôle permanent de la sécurité et de tous les autres besoins » de l'île, sans qu'il « en coûte rien » à Washington.
Le texte, dont le contenu précis n'a pas encore été publié selon la BBC citée par Õhtuleht, doit être signé la semaine prochaine pendant l'Assemblée générale des Nations unies, puis soumis aux procédures parlementaires nécessaires avant d'entrer en vigueur. Un responsable anonyme du département d'État américain a précisé que l'accord resterait valable même si le Groenland devait un jour accéder à l'indépendance vis-à-vis du Danemark, et que Washington pourrait construire de nouvelles installations militaires sans autorisation séparée de Copenhague ou de Nuuk.
Point que la presse estonienne met en avant : les pays extérieurs à l'OTAN ne pourront ni installer de bases militaires au Groenland, ni investir dans des secteurs jugés stratégiquement sensibles sans l'accord écrit de Washington, une clause présentée comme visant à empêcher toute présence russe ou chinoise sur l'île. ERR rappelle que l'accord de défense datant de 1951 donnait déjà à Washington le droit de stationner des troupes au Groenland, où plus d'une centaine de militaires américains sont déployés en permanence à la base de Pituffik.
La Première ministre danoise Mette Frederiksen a assuré que l'accord « renforce la sécurité dans l'Arctique et l'Atlantique Nord » tout en reconnaissant « la souveraineté du royaume du Danemark » et « le droit des Groenlandais à disposer d'eux-mêmes ». Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen l'a qualifié de « bonne nouvelle », tenant compte selon lui des intérêts de l'île. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio l'a décrit comme « historique » et comme « une grande victoire » pour les États-Unis.
La presse estonienne relève aussi l'intérêt économique de l'île : ses importantes réserves encore peu exploitées de terres rares, utilisées notamment pour les téléphones portables, les véhicules électriques et les technologies de pointe, ainsi que son rôle dans le projet américain de bouclier antimissile Golden Dome.
ANGLE DOMINANT
Manille scrute l'accord groenlandais comme un précédent utile pour ses propres arrangements de défense avec Washington, où bases américaines et souveraineté nationale coexistent depuis longtemps.
POINTS CLES
ANALYSE
Manille, 19 septembre 2026. Les médias philippins reprennent, via les dépêches Reuters, l'annonce faite vendredi soir par Donald Trump d'un accord entre Washington, Copenhague et Nuuk sur le Groenland. Le président américain affirme que « les États-Unis auront POUR TOUJOURS la pleine capacité de faire ce qui est nécessaire au Groenland pour sécuriser et défendre la sécurité du Groenland, et celle des États-Unis d'Amérique », un texte qu'il présente comme n'ayant « aucune date d'expiration ». GMA News, citant Reuters, rappelle que l'accord doit permettre à Washington de développer une présence militaire significative sur l'île tout en interdisant à ses adversaires d'y construire leurs propres bases.
Un responsable du département d'État, cité anonymement, précise que le texte accorde aux États-Unis des « droits permanents d'accès, de stationnement et de survol », qu'il interdit à tout pays hors OTAN d'installer une base au Groenland, et que seuls les États-Unis et leurs alliés pourront réaliser des investissements « sensibles » sur l'île. Le secrétaire d'État Marco Rubio ajoute que le Groenland fera désormais « pour toujours partie de la zone de défense stratégique de l'Amérique du Nord », excluant « tout adversaire » de la région environnante.
Rappler, de son côté, insiste sur les garanties de souveraineté apportées par Copenhague et Nuuk : le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen affirme que « l'accord reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale de notre Royaume et le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination ». Le ministre danois des Affaires étrangères Lars Lokke Rasmussen évoque, sur Facebook, « une semaine qui pourrait être bonne pour le Groenland, le Danemark et les États-Unis », tout en respectant « les lignes rouges » du Royaume. Rappler souligne toutefois que l'ampleur exacte de la présence militaire américaine et un éventuel transfert de pouvoir sur la politique étrangère ou les ressources du territoire restent flous, aucun détail précis n'ayant été rendu public.
Pour Manille, dont les propres bases américaines relèvent d'un accord de coopération renforcée présenté comme respectueux de la souveraineté nationale, ce dossier groenlandais illustre un même équilibre recherché ailleurs par Washington : présence militaire élargie, exclusion des rivaux stratégiques, sans cession formelle de territoire. L'OTAN, par la voix de son porte-parole, a salué samedi un accord de nature à « renforcer la sécurité, la stabilité et la coopération » dans une région jugée vitale.
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