ANGLE DOMINANT
Brasília distingue le triomphe proclamé par Donald Trump de la version danoise, plus mesurée, qui insiste sur le maintien de la souveraineté groenlandaise et le droit à l'autodétermination de l'île.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump a annoncé l'accord vendredi 18 septembre sur Truth Social, le qualifiant de « contrôle permanent » et « infini », sans date d'expiration
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Mette Frederiksen a précisé que l'accord « reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale » du Royaume et le droit à l'autodétermination du peuple groenlandais
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La signature est prévue la semaine prochaine en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, selon G1 et Veja
ANALYSE
Brasília, 19 septembre 2026. La presse brésilienne consacre l'essentiel de sa couverture à un décalage : celui qui sépare l'annonce triomphale de Donald Trump du communiqué, plus prudent, publié par Copenhague et Nuuk. Vendredi 18 septembre, sur Truth Social, le président américain a affirmé avoir obtenu « le contrôle permanent » de la sécurité du Groenland, un accord qu'il qualifie d'« infini » et sans date d'expiration. Selon lui, « aucun adversaire des États-Unis ne pourra désormais avoir une base au Groenland, y maintenir une présence militaire ou y réaliser des investissements sensibles sans notre autorisation expresse et écrite ». Il annonce aussi le lancement immédiat de la construction d'une « présence militaire importante » sur l'île, au-delà de la base de Pituffik, déjà occupée par des troupes américaines dans le nord — plusieurs médias évoquant trois nouvelles bases projetées dans le sud.
Folha souligne que ce ton, « exagéré et peu clair », contraste avec la déclaration de la première ministre danoise Mette Frederiksen, qui a insisté sur le fait que l'accord « renforce notre sécurité commune dans l'Arctique et dans l'Atlantique Nord » tout en « reconnaissant la souveraineté et l'intégrité territoriale » du royaume et « le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination ». Le quotidien note que cette formulation indique qu'aucune concession de contrôle ou de souveraineté n'a été faite aux États-Unis, contrairement à l'objectif que poursuivait Trump depuis des mois, lorsqu'il évoquait l'annexion ou l'achat du territoire.
Le premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen a, de son côté, estimé que le pacte « respecte et reconnaît les intérêts du Groenland » et sera bénéfique « pour tous ». Le texte doit être signé la semaine prochaine, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, selon G1 et Veja.
Les articles rappellent le contexte : Trump n'avait pas exclu l'usage de la force pour s'emparer de l'île de 57 000 habitants, et avait menacé l'Union européenne de tarifs douaniers si le territoire n'était pas cédé. Cette pression, notent G1 et Veja, avait « alarmé » le Danemark et provoqué « une réaction dure » de l'OTAN. Estadão rappelle que Groenland et Danemark « espèrent signer l'accord » lors de l'Assemblée générale, sans autre précision sur son contenu exact — Trump lui-même n'ayant donné aucun détail supplémentaire sur les termes négociés.
SOURCES (4)
- G1 Globo MundoMOYEN
- VejaMOYEN
- Folha MundoMOYEN
- EstadãoMOYEN
