ANGLE DOMINANT
Islamabad mesure avant tout la dimension sécuritaire de l'accord conclu vendredi entre Washington, Copenhague et Nuuk, qui verrouille l'accès militaire et financier de la Russie et de la Chine au Groenland.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump sur Truth Social : "aucun adversaire des États-Unis ne pourra JAMAIS avoir de base au Groenland... sans notre approbation écrite expresse", accord qualifié d'"à vie infinie".
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L'accord doit être signé la semaine prochaine en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, puis ratifié par les parlements danois et groenlandais ; Copenhague affirme qu'il préserve la souveraineté et l'autodétermination groenlandaises.
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Washington disposait déjà de droits de survol et de stationnement quasi totaux via un traité de 1951 et d'une base Space Force ; le nouvel accord reste en deçà du projet initial de Trump d'acquérir l'île.
ANALYSE
Islamabad, 19 septembre 2026. Les dépêches reprises par la presse pakistanaise sur l'accord américano-danois pour le Groenland insistent d'abord sur son volet militaire, dans un contexte de rivalité entre grandes puissances pour l'Arctique. Vendredi 18 septembre, Donald Trump a annoncé sur Truth Social que "les États-Unis d'Amérique ont conclu un accord avec le Royaume du Danemark et le Groenland, qui donne aux États-Unis le contrôle permanent de la sécurité, et de tous les autres besoins, au Groenland". Il ajoute que "désormais, aucun adversaire des États-Unis ne pourra JAMAIS avoir de base au Groenland, avoir une présence militaire au Groenland, ou effectuer des investissements sensibles au Groenland, sans notre approbation écrite expresse", qualifiant le texte d'accord "à vie infinie".
Selon Reuters, cité par la presse locale, Washington disposait déjà de droits de survol et de stationnement quasi totaux au Groenland en vertu d'un traité de 1951, et le territoire héberge déjà une base des Space Force dans son extrême nord-ouest. Le nouvel accord, précisent ces dépêches, reste toutefois en deçà de l'ambition affichée par Donald Trump d'acquérir purement et simplement l'île, objectif qu'il n'avait pas exclu de poursuivre par la force contre un territoire de 56 000 habitants appartenant à un allié de l'OTAN.
Le cabinet de la Première ministre danoise Mette Frederiksen a de son côté présenté l'accord comme reconnaissant "la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume ainsi que le droit à l'autodétermination du peuple groenlandais", et annoncé sa signature la semaine prochaine, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, avant ratification par les parlements danois et groenlandais. Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen a également salué un texte reconnaissant, selon lui, les intérêts de son territoire.
Pour la presse pakistanaise, l'élément saillant reste l'exclusion explicite de la Russie et de la Chine de toute base, présence militaire ou investissement sensible sur l'île arctique, ainsi que l'annonce par Washington d'un renforcement militaire immédiat. L'accord clôt des mois de pression de Donald Trump sur un allié de l'OTAN, sans toutefois transférer la souveraineté du territoire.
