ANGLE DOMINANT
Budapest retient d'abord la fin d'une crise inédite entre alliés de l'OTAN : la presse hongroise détaille comment l'accord referme, sans transfert de territoire, le conflit diplomatique ouvert par les menaces de Trump de s'emparer du Groenland par la force.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Donald Trump affirme sur Truth Social que l'accord donne à Washington un contrôle permanent de la sécurité du Groenland, « sans aucun coût » et sans date d'expiration.
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Selon un responsable du département d'État cité par Telex, le texte interdit toute base militaire de pays hors OTAN et réserve les investissements sensibles aux États-Unis et à leurs alliés.
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La signature est prévue la semaine prochaine à New York en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, sous réserve de l'approbation des parlements danois et groenlandais.
ANALYSE
Budapest, 19 septembre 2026. La presse hongroise retient d'abord la clôture d'une crise inédite entre alliés de l'OTAN : selon Telex, l'accord conclu vendredi 18 septembre entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland referme « le conflit diplomatique de plusieurs mois » déclenché par les propos de Donald Trump sur une possible annexion, y compris par la force, de l'île. Sur Truth Social, le président américain a annoncé que le texte donne à Washington « le contrôle permanent » de la sécurité du Groenland, « sans aucun coût », et qu'il n'a « aucune date d'expiration ». Selon un responsable anonyme du département d'État cité par Telex, l'accord accorde aux États-Unis des droits permanents d'accès, de stationnement et de survol, la possibilité de construire de nouvelles installations militaires sans approbation danoise ou groenlandaise distincte, interdit à tout pays hors OTAN d'y établir une base, et réserve les investissements jugés sensibles aux États-Unis et à leurs alliés — en excluant explicitement la Russie et la Chine.
444.hu rappelle que Washington disposait déjà, depuis un traité de 1951, de droits quasi complets sur l'espace aérien et les bases militaires du Groenland — insuffisants aux yeux de Trump, qui avait, en début d'année, provoqué une forte tension transatlantique en réclamant l'île « coûte que coûte », allant jusqu'à évoquer le recours à l'armée et à se mettre en scène plantant le drapeau américain sur des cartes présentant le territoire comme partie des États-Unis.
Le cabinet de la Première ministre danoise Mette Frederiksen assure, selon HVG, que le texte « reconnaît l'indépendance et l'intégrité territoriale » du Danemark ainsi que le droit à l'autodétermination des Groenlandais, et qu'il renforce la sécurité de l'Atlantique Nord et de l'Arctique. Le chef du gouvernement autonome groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a de son côté salué un texte qui « reconnaît les intérêts propres » du Groenland et conforte sa place dans la coopération internationale. La signature, encore soumise à l'approbation des parlements danois et groenlandais, est prévue la semaine prochaine à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Le secrétaire d'État Marco Rubio a également commenté l'accord, sans que le détail de ses propos soit rapporté dans son intégralité par la presse hongroise.
