ANGLE DOMINANT
Copenhague retient surtout que la couronne danoise garde la souveraineté sur le Groenland : le gouvernement de Mette Frederiksen insiste sur le fait que l'accord « reconnaît l'intégrité territoriale du Royaume et le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination », face au « contrôle permanent » revendiqué par Donald Trump.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Donald Trump a annoncé sur Truth Social vendredi soir un accord donnant aux États-Unis « le contrôle permanent de la sécurité et de tous les autres besoins au Groenland », sans coût et sans date d'expiration.
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Le bureau de Mette Frederiksen affirme que l'accord « reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume et le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination », avec une signature attendue la semaine prochaine pendant l'Assemblée générale de l'ONU.
- 03
Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen et le ministre des Affaires étrangères Múte B. Egede décrivent un accord qui « reconnaît les intérêts du Groenland » et renforce la sécurité pour le territoire, le royaume, les États-Unis et l'alliance occidentale.
ANALYSE
Copenhague, 19 septembre 2026. Vendredi soir, Donald Trump a annoncé sur Truth Social qu'un accord venait d'être conclu entre les États-Unis, le Royaume du Danemark et le Groenland, donnant selon lui à Washington « le contrôle permanent de la sécurité et de tous les autres besoins au Groenland », sans « aucun coût » et sans date d'expiration. Le président américain a ajouté que les États-Unis allaient « immédiatement » commencer à développer une présence militaire importante dans l'île, en coopération avec la population groenlandaise.
Le bureau de la Première ministre Mette Frederiksen a confirmé, dans un communiqué, qu'un accord « qui renforce la sécurité dans l'Arctique et la zone nord-atlantique » devrait être signé la semaine prochaine, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, avant de passer devant les parlements danois et groenlandais. Mette Frederiksen se dit « heureuse » de cette perspective et insiste : le texte « reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume, ainsi que le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination ». C'est cette formule, reprise par plusieurs titres danois, qui structure la lecture de Copenhague : l'accord ne changerait rien au statut du Groenland, malgré des mois de pression de Donald Trump, qui n'avait pas exclu l'usage de la force.
Côté groenlandais, le Premier ministre Jens-Frederik Nielsen évoque une solution « bonne pour toutes les parties », qui « reconnaît les intérêts du Groenland » et « renforce la sécurité » du territoire, du royaume, des États-Unis et de l'alliance occidentale. Le ministre groenlandais des Affaires étrangères, Múte B. Egede, avait annoncé dès vendredi soir sur Facebook qu'un accord était « à portée de main ».
Mais la presse danoise note aussi ce qu'elle ignore encore : vendredi soir, il n'était pas possible d'obtenir davantage de détails sur l'accord, dont le contenu exact reste flou en dehors de la version donnée par Trump lui-même. L'envoyé spécial américain au Groenland, Jeff Landry, a insisté sur la dimension sécuritaire, l'accord devant empêcher « nos ennemis communs » de prendre pied dans l'Arctique. Pour la correspondante de Politiken aux États-Unis, Trump « n'a pas obtenu le Groenland », mais s'est offert un tour de piste victorieux sur les réseaux sociaux — pendant qu'à Copenhague et à Nuuk, on se dit surtout soulagés : le royaume tient, et l'OTAN a survécu.
SOURCES (3)
- BerlingskeMOYEN
- PolitikenMOYEN
- DR NyhederMOYEN
