ANGLE DOMINANT
Santiago décrypte l'accord sur le Groenland d'abord comme un verrou sécuritaire qui referme l'Arctique à la Chine et à la Russie, plus que comme un règlement de souveraineté entre alliés.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump a annoncé sur Truth Social que l'accord donne à Washington « control permanente sobre la seguridad y todas las demás necesidades en Groenlandia », sans coût et « pour toujours » (La Tercera).
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La signature est prévue la semaine prochaine pendant la Semaine de haut niveau de l'ONU à New York, sous réserve de l'approbation des parlements groenlandais et danois (BioBioChile).
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L'accord interdit toute présence militaire ou tout investissement non autorisé de la Chine et de la Russie au Groenland et permet à Washington d'augmenter le nombre de ses bases, alors qu'il n'en compte actuellement qu'une seule, celle de Pituffik (BioBioChile).
ANALYSE
Santiago, 19 septembre 2026. La presse chilienne retient d'abord le verrou stratégique que referme l'accord annoncé vendredi 18 septembre par Donald Trump entre Washington, Copenhague et Nuuk sur l'avenir sécuritaire du Groenland. Sur Truth Social, le président américain a affirmé que l'entente donne à Washington « le contrôle permanent de la sécurité et de tous les autres besoins au Groenland », sans coût pour les États-Unis et « pour toujours ». Selon La Tercera, ce texte ouvre un nouveau chapitre dans la crise qui a opposé pendant des mois la Maison Blanche à Copenhague et aux autorités groenlandaises, après que Trump eut évoqué, en début d'année, la possibilité d'envahir l'île de 56 000 habitants — un territoire pourtant appartenant à un allié de l'OTAN. Le même article précise que Washington pourra désormais opposer son veto à toute installation, tout déploiement de troupes ou certains investissements provenant de pays jugés adversaires.
BioBioChile détaille les termes rapportés par des sources américaines : le pacte garantit aux États-Unis un rôle permanent dans la sécurité du Groenland, interdit toute présence militaire ou tout investissement non autorisé d'un adversaire de Washington sur l'île, et ajoute des droits de survol ainsi que la possibilité d'augmenter le nombre de bases américaines. Actuellement, Washington ne dispose que d'une seule base, celle de Pituffik, après des décennies de réduction de sa présence — une politique que les autorités danoises attribuent à une décision américaine antérieure.
L'accord, qualifié d'« historique » par Trump lui-même, doit être signé la semaine prochaine pendant la Semaine de haut niveau de l'ONU à New York, sous réserve de l'approbation des parlements groenlandais et danois. Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen et la Première ministre danoise Mette Frederiksen ont confirmé l'accord par une déclaration commune, présenté comme destiné à renforcer la sécurité dans l'Arctique et l'Atlantique Nord.
Pour la presse chilienne, l'enjeu central tient moins à la question de la souveraineté groenlandaise qu'à l'exclusion explicite de la Chine et de la Russie des investissements et des déploiements militaires sur l'île — un signal envoyé aux puissances rivales dans une région arctique de plus en plus disputée, à un moment où Pékin et Moscou multiplient leurs ambitions dans le Grand Nord.
