ANGLE DOMINANT
Manille scrute l'accord groenlandais comme un précédent utile pour ses propres arrangements de défense avec Washington, où bases américaines et souveraineté nationale coexistent depuis longtemps.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Donald Trump a écrit sur Truth Social que les États-Unis auraient « FOREVER... the complete ability to do what is necessary in Greenland », un accord sans date d'expiration.
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Un responsable du département d'État affirme que le texte accorde aux États-Unis des droits permanents d'accès, de stationnement et de survol, et interdit toute base non-OTAN au Groenland.
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Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen déclare que l'accord « recognizes the sovereignty and territorial integrity of our Kingdom and the right of the Greenlandic people to self-determination ».
ANALYSE
Manille, 19 septembre 2026. Les médias philippins reprennent, via les dépêches Reuters, l'annonce faite vendredi soir par Donald Trump d'un accord entre Washington, Copenhague et Nuuk sur le Groenland. Le président américain affirme que « les États-Unis auront POUR TOUJOURS la pleine capacité de faire ce qui est nécessaire au Groenland pour sécuriser et défendre la sécurité du Groenland, et celle des États-Unis d'Amérique », un texte qu'il présente comme n'ayant « aucune date d'expiration ». GMA News, citant Reuters, rappelle que l'accord doit permettre à Washington de développer une présence militaire significative sur l'île tout en interdisant à ses adversaires d'y construire leurs propres bases.
Un responsable du département d'État, cité anonymement, précise que le texte accorde aux États-Unis des « droits permanents d'accès, de stationnement et de survol », qu'il interdit à tout pays hors OTAN d'installer une base au Groenland, et que seuls les États-Unis et leurs alliés pourront réaliser des investissements « sensibles » sur l'île. Le secrétaire d'État Marco Rubio ajoute que le Groenland fera désormais « pour toujours partie de la zone de défense stratégique de l'Amérique du Nord », excluant « tout adversaire » de la région environnante.
Rappler, de son côté, insiste sur les garanties de souveraineté apportées par Copenhague et Nuuk : le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen affirme que « l'accord reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale de notre Royaume et le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination ». Le ministre danois des Affaires étrangères Lars Lokke Rasmussen évoque, sur Facebook, « une semaine qui pourrait être bonne pour le Groenland, le Danemark et les États-Unis », tout en respectant « les lignes rouges » du Royaume. Rappler souligne toutefois que l'ampleur exacte de la présence militaire américaine et un éventuel transfert de pouvoir sur la politique étrangère ou les ressources du territoire restent flous, aucun détail précis n'ayant été rendu public.
Pour Manille, dont les propres bases américaines relèvent d'un accord de coopération renforcée présenté comme respectueux de la souveraineté nationale, ce dossier groenlandais illustre un même équilibre recherché ailleurs par Washington : présence militaire élargie, exclusion des rivaux stratégiques, sans cession formelle de territoire. L'OTAN, par la voix de son porte-parole, a salué samedi un accord de nature à « renforcer la sécurité, la stabilité et la coopération » dans une région jugée vitale.
