ANGLE DOMINANT
Bucarest mesure dans l'accord la confirmation d'une doctrine américaine : verrouiller l'Arctique face à la Russie et à la Chine, un réflexe que la Roumanie, flanc oriental de l'OTAN, reconnaît comme le sien face à Moscou.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump a annoncé vendredi 18 septembre sur Truth Social un accord donnant aux Etats-Unis « le contrôle permanent de la sécurité » du Groenland et promettant une présence militaire « élargie » immédiate.
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Le Département d'Etat a précisé que les « adversaires » exclus par la clause d'accès et d'investissement sont la Russie et la Chine, qui devront obtenir une approbation écrite de Washington.
- 03
Mette Frederiksen a affirmé que l'accord « reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale » du Royaume du Danemark et le droit du Groenland à l'autodétermination ; Jens Frederik Nielsen l'a qualifié de « compromis ».
ANALYSE
Bucarest, 19 septembre 2026. La presse roumaine relaie l'annonce faite vendredi 18 septembre par Donald Trump sur Truth Social d'un « pacte de sécurité arctique » avec le Danemark et le Groenland, que le président américain a qualifié de « triomphe » personnel. Selon Digi24, qui cite The Guardian, l'ampleur exacte de l'accord que Trump a décrit comme « très important, historique et spécial » reste floue, mais les dirigeants danois et groenlandais ont indiqué qu'il serait signé par les trois gouvernements en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, la semaine prochaine à New York.
Sur les réseaux sociaux, Trump a présenté l'accord comme donnant aux Etats-Unis « le contrôle permanent de la sécurité et de tous les autres besoins du Groenland, réglant complètement TOUTES nos nombreuses préoccupations », et a promis de lancer « immédiatement » le développement d'une présence militaire élargie dans la partie concernée de l'île. Digi24 rappelle que Washington dispose déjà d'une présence sur le territoire et du droit d'étendre ses bases, via l'OTAN, depuis la base de Pituffik installée pendant la guerre froide.
Mediafax relaie les réactions de Copenhague et de Nuuk. La Première ministre danoise Mette Frederiksen a salué un accord qui « renforce la sécurité commune en Arctique et dans l'Atlantique Nord » et se révèle donc « bon pour l'OTAN et l'Europe », tout en assurant qu'il « reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale » du Royaume et « le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination ». Le Premier ministre groenlandais Jens Frederik Nielsen l'a qualifié de « compromis » qui « reconnaît les intérêts du Groenland ».
Le Département d'Etat américain a précisé, selon Mediafax, que les « adversaires » visés par la clause d'exclusivité sont la Russie et la Chine : ceux-ci ne pourront plus détenir de base, maintenir une présence militaire ni réaliser d'investissements sensibles au Groenland sans « l'approbation expresse et écrite » de Washington. Digi24 relie enfin l'annonce au calendrier électoral américain, l'accord survenant quelques semaines avant les élections de mi-mandat de novembre, alors que la guerre en Iran pèse sur les Républicains.
