ANGLE DOMINANT
Moscou retient de l'accord américano-danois sur le Groenland moins une clarification de souveraineté qu'une clause d'exclusion visant explicitement les rivaux de Washington, Russie comme Chine, désormais écartés de toute base ou tout investissement sensible sur l'île.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Selon Interfax citant Fox News, seuls les États-Unis et leurs alliés pourront investir dans les télécommunications, câbles sous-marins, ports et mines du Groenland, une clause présentée comme visant à éviter une situation comparable aux investissements chinois au Panama.
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Marco Rubio, cité par TASS, affirme que le Danemark et le Groenland n'ont pas les moyens financiers de défendre le territoire en cas d'attaque, ce qui justifierait le transfert du contrôle de la sécurité à Washington.
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Le cabinet de la Première ministre danoise Mette Frederiksen, cité par TASS, annonce que l'accord doit être signé la semaine prochaine par les trois gouvernements en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, avant ratification parlementaire.
ANALYSE
Moscou, 19 septembre 2026. La presse russe retient d'abord de l'accord annoncé vendredi 18 septembre par Donald Trump une clause d'exclusion visant les rivaux de Washington, plus que le règlement d'un différend territorial entre alliés. Interfax, citant une source de Fox News, précise que « seuls les États-Unis et leurs alliés » pourront investir dans les télécommunications, les câbles sous-marins, les ports et les mines du Groenland, une clause destinée, selon la source citée, à éviter « une situation comme celle du Panama avec les investissements chinois ». Vedomosti cite Trump : « aucun adversaire des États-Unis ne pourra jamais avoir de base au Groenland, de présence militaire au Groenland (...) sans notre approbation écrite explicite ».
Le secrétaire d'État Marco Rubio, cité par TASS et RIA Novosti, justifie l'accord par l'incapacité financière du Danemark et du Groenland à défendre le territoire : Copenhague et Nuuk « n'ont pas les moyens financiers nécessaires pour défendre le Groenland en cas d'attaque ou de menace », a-t-il déclaré à Fox News, ajoutant que l'île fait désormais « pour toujours » partie de la zone de défense de l'Amérique du Nord.
Interfax ajoute, toujours via la source citée par Fox News, que Washington pourra construire de nouvelles installations militaires sans l'accord de Copenhague ni de Nuuk — une simple consultation suffira — et que ces conditions resteraient valables même en cas d'indépendance du Groenland. Sputnik rappelle qu'une équipe militaire américaine a inspecté le 17 septembre l'aérodrome de Narsarsuaq, dans le sud de l'île, dont la durée d'exploitation a été prolongée d'un an pour évaluer un usage par l'OTAN.
Trump, sur Truth Social, qualifie l'accord de pacte « à vie infinie », sans coût pour Washington, et affirme que plus de cent présidents américains connaissaient l'importance stratégique du Groenland sans jamais avoir réussi à agir. Le cabinet de la Première ministre danoise Mette Frederiksen, cité par TASS, assure de son côté que le texte « reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale » du royaume et le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination ; la signature doit intervenir la semaine prochaine, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.
SOURCES (5)
- SputnikMOYEN
- InterfaxMOYEN
- VedomostiMOYEN
- RIA NovostiMOYEN
